184 MUS
lions produisent fous les mouvements des animaux. Latête, la queue y le rentre d’un muscle.
MUSCLÉ, ÉE. adj. Qui a des muscles bien mar-qués. Principalement en t. de peint, et de sculpt.
MUSCULAIRE, adj. des •>. genres, t. d’anal. Quia rapport aux muscles, ou qui est propre aux muscles.Force musculaire.
MUSCULE. s. m. t. d’antiq. Nom d’une machinede guerre des anciens, qui servait à couvrir les assié-geants.
MUSCULEUX, EUSE. adj. Où il y a beaucoup demuscles. || Qui a les muscles très-apparents et très-forts.
MUSE. s. f. (grec mousa, muse.) Chacune des neufdéesses qui, suivant les anciens, présidaient aux artslibéraux, et'principalement à l’éloquence et à la poésie,jj Fig., Les nourrissons, les favoris, les amants desMuses, Les poètes. || Muses, plur.,fig., Les belles-îellres, et principalement La poésie. || Fig., Les musesgrecques, les muses latines, les muses françaises, etc.,La poésie grecque, latine, française, etc. Muse se ditquelquefois au sing. || Muse , absol. et lig., L’inspira-tion poétique. Ceux à qui la muse accorde ses faveurs.|| Eig., Génie de chaque poète, caractère de sa poésie.Une muse enjouée , sévère. || Personne ou sentimentqui inspire un poète. La vérité a été sa muse.
MUSE. s. f. t. de vénerie. Le commencement durut des cerfs.
MUSEAU, s. m. La partie de la tète du chien etde quelques autres animaux, qui comprend la gueuleet le nez. Surtout lorsque cette partie est pointue. ||U se dit, pop., Des personnes, mais seulement parmépris ou par plaisanterie. On lui a donné sur le mu-seau. |j Ironiq. et pop., Voilà encore un beau museau,un plaisant museau, se dit D’un homme qui faitl’agréable.
MUSEE, s. m.(grec mousèion, musée.)Lieu destiné,soit à l’étude des lettres, dos sciences et des beaux-arts, soit à rassembler les productions, les monumentsqui y sont relatifs.
MUSELER, v. a. Mettre une muselière à un animal.|| Fig., Empêcher de parler. || Muselé, ée. participe.
MUSELIÈRE, s. f. Ce qu’on met à la gueule, à labouche de quelques animaux pour les empêcher demordre ou de paître, etc.
MUSER, v. n. (lat. musinari, meme signif.) S’amuseret perdre son temps à des riens. Fam. || Prov., Quirefuse, muse, Souvent celui qui refuse une offre, perdune occasion qu’il ne retrouvera plus. || Muser, t. devénerie, se dit Du cerf qui est près d'entrer en rut.
MUSEROLLE, s. f. La partie de la bride d’un che-val, qui se place au-dessus du nez.
MUSETTE, s. f. (lat. musa, muse.) Instrument demusique champêtre, auquel on donne le vent avec unsoufflet qui se hausse et se baisse par le mouvementdu bras. || Air fait pour la musette, ou dont le carac-tère convient à eel instrument.
MUSÉUM, s. in. (On prononce Muséome.) Il a lemême sens que Musée; cependant on l’emploie plusparticulièrement pour certains pays.
MUSICAL, ALE.adj. (grec mousicè, musique.)Quiappartient, qui a rapport à la musique.
MUSICALEMENT, adv. Relativement, conformé-ment aux règles de la musique.
MUSICIEN, IENNE. s. Celui, celle qui sait l’artde la musique. Adj. Bon musicien. || Celui, celle quifait profession de composer ou d’exécuter de la mu-sique.
MUSICO. s. m. Dans les Pays-Bas, et surtout en
MUT
Hollande, Lieu où le bas peuple et les matelots vontboire, fumer, entendre de ia musique, etc. Il vieillit.
MUSIQUE, s. f. L’art de combiner les sons d’unemanière agréable à l’oreille; La théorie de cet art, oula science des sons considérés sous le rapport de lamélodie, du rhythme et de l’harmonie. || Il se dit Desproductions de cet art. Musique vocale, instrumen-tale. Composer, écrire, copier, lire de la musique. ||Instrument de musique, Instrument avec lequel onexécute de la musique. \\ Notes de musique, Les signesou caractères dont on se sert pour indiquer les diverstons de la musique; et, Livre, cahier, papier de mu-sique, Livre, cahier, papier où il y a des airs de mu-sique écrits avec ces sortes de notes. || Prov,, Êtreréglé comme un papier de musique, Etre exact etponctuel dans tout ce qu’on fait. |j Apprendre la mu-sique, Apprendre, soit à composer, soit à exécuter dela musique, ou l’un et l’autre à la fois. Savoir, en-seigner la musique, etc. || Musique, Exécution de lamusique, soit avec la voix, soit avec les instruments.Nous ferons de ta musique. || Prov. et fig., Musiqueenragée, musique de chiens et de chats, Musiquediscordante, qui déchire l’oreille. Pop., Bruit confusde plusieurs personnes qui se querellent. || Musique,Compagnie de musiciens de profession qui ont cou-tume d’exécuter de la musique ensemble. || Musique,fig., Sons agréables ou désagréables. La voix de cettefemme est une musique délicieuse. Ironiq. et fam., Cetenfant nous fait là une belle musique.
MUSQUER. v. a. (lat. muscus, musc.) Parfumeravec du musc. Avec le pron. pers., Se musquer. || Mus-qué, ée. participe. |j II se dit De certaines choses dontl’odeur a quelque rapport avec celle du musc. Poiremusquée. || Fig. et fam., Ecrivain, orateur, pacte mus-qué , Écrivain, orateur, poète qui a trop d’apprêt, derecherche, qui affecte les ornements futiles. Style mus-qué, phrases musquées. Comédie musquée, Comédiedont le dialogue manque de naturel, tombe dans l’affec-tation, est semé de petits traits d’un esprit maniéré.|| Lig. et fam.. Paroles musquées, Paroles obligeanteset flatteuses. || Fig. et fam., Messe musquée, La der-nière messe, qù assistent ordinairement les gens dugrand monde.
MUSSER (SE), v. pron. (lat. mussare, se cacher.)Se cacher. Vieux. || Fam., A musse-pot, et, par cor-ruption, A muche-pot, En cachette. [| Musse, ée. par-ticipe.
* Mussitation. s. f. (lat. mussito, parler bas.) Dansles fièvres ataxiques, mouvement des lèvres du maladequi semble parler à voix basse.
MUSULMAN, ANE. s. Titre par lequel les maho-métans se distinguent des autres hommes, et qui si-gnifie dans leur langue, Vrai fidèle, vrai croyant. ||Adj. Qui concerne la religion des mahométans.
MUSURGIE. s. f. (grec mousa, muse, ergon, ou-vrage.) t. de musique. Art d’employer à propos lesconsonnances et les dissonances.
MUTABILITÉ, s. f. (lat. mutare, changer.) Qua-lité de ce qui est muable, de ce qui est sujet à changer.
MUTATION, s. f. Changemcni, remplacement d’unepersonne par une autre. || Révolution. Il ne s’emploieguère qu’au plur. Les fréquentes mutations qui arri-vent dans l’atmosphère causent des maladies.
* Muter, v. a. Soufrer le vin, etc.
MUTILATION, s. f. (lat. mutilare, mutiler.) Re*
tranchement d’un membre ou de quelque autre partieextérieure du corps. || Il se dit Des statues, des ta-bleaux, des édifices, et même des productions litté-raires. Réparer les mutilations d’une statue.