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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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MER

ii boire, se dit D’un travail difficile, immense, donton ne prévoit pas la fin. Pour exprimer le con-traire, Ce n est pas la mer à boire. |}Par exagérai.,C’est un homme qui avalerait la mer et les pois-sons , se dit D’un homme qui a une soif ou un ap-pétit désordonné; fig., D’un homme très-cupide. ||Prov. et lîg., C’est porter l’eau à la mer, C’est porterune chose là où elle abonde. || Prov. et fig., C’estune goutte d’eau dans la mer , se dit en parlant D’unepelite chose mise et comme perdue dans une grande,d’un faible secours porte où il en faudrait un très-considérable. || Fig. et fam., Chercher quelqu’un par meret par terre, Le chercher en plusieurs lieux avec soinet empressement. || Mer, par exagération, Grandeétendue d’eau non salée. La rivière débordée couvraitla campagne, cétait une mer. J| Mer, Jarre, ou autrevase de (erre dans lequel est une certaine quantité devin, qu’on remplace, qu’on renouvelle à mesure qu’ony puise.

MERCANTILE, adj. des i genres. (lat. mer cari,commercer.) Qui concerne le commerce. Esprit mer-cantile, En mauvaise part.

MERCANTILLE. s. f. (On mouille les deux L.)Négoce de peu de valeur. Peu usité.

MERCENAIRE, adj. des 2 genres. (Iat. merccna-rius, même signif.) Qui se fait seulement pour legain, pour le salaire. Labeur, travail mercenaire. j|Au sens moral et en mauvaise part. Des louanges mer-cenaires. || Il se dit Des personnes ,qui se laissent aisé-ment corrompre par l'intérêt, à qui l’on fait fairetout ce qu’on veut pour de l’argent. Cet homme estmercenaire. || Troupes mercenaires , Troupes étran-gères dont on achète le service. || Mercenaire, subst.,Ouvrier, artisan, homme de journée, qui travaillepour de l’argent. Il vieillit. || Plur., Étrangers qui ser-vent dans une armée pour de l’argent.

MERCENAIREMENT. adv. D’une façon merce-naire. Agir mercenairement.

MERCERIE, s. f. (lat. merx, marchandise.) Lesdiverses marchandises dont les merciers font trafic.

MERCI, s. f. qui 11’a point de pluriel. Miséricorde.Crier, demander merci. Il vieillit. Fain., Je vous criemerci, Je vous demande grâce. || Dans les vieux ro-mans de chevalerie, Le don d’amoureuse merci , Lesfaveurs d’une femme. || Être, se mettre à la merci dequelqu’un, Être, se mettre à sa discrétion. Être àla merci du vainqueur. Ce berger a laissé son trou-peau à la merci des loups. || Merci de ma vie! Excla-mation populaire qui annonce l'impatience, la colère.|| Merci, Renierciment; il est masc. et fam. [! Merci,grand merci, Je vous rends grâce. || Grand merci,subst. dans le meme sens. Cela 'vaut bien un grandmerci. || Voilà le grand merci que j’en ai, Voilà lareconnaissance qu’on me témoigne pour les servicesque j’ai rendus. Se dit par manière de plainte. || Adv.Dieu merci, Grâce à Dieu.

MERCIER, 1 ÈRE. s. (lat. merx, marchandise.)Marchand , marchande qui vend en gros ou en détaildiverses marchandises qui, en général, servent pourl’habillement et la parure, comme le fil, les aiguilles,les épingles, les rubans, etc. || Mercier, Porteballequi va par les villes et par les villages, pour y vendretoute sorte de menues marchandises. || Prov.jet fig.,Petit mercier, petit panier, ou A petit mercier, petitpanier, Il faut que ceux qui ont peu de bien pro-portionnent leur dépense à leur revenu; et plus par-ticulièrement, lorsqu’il s’agit de commerce, Il ne fautpas faire des spéculations, des entreprises au-dessusde ses forces.

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MERCREDI, s. m. (lat. Mercurii /lies , jour deMercure.) Le quatrième jour de la semaine.

MERCURE.s. m. (lat .Mercurius, Mercure.) Dieude la Fable, qui présidait à l’éloquence, au commerce,etc., et qui était le messager des autres dieux. Nomappellatif, pour désigner Un homme qui se charge deprocurer ou de facilitera un autre quelque commercede galanterie. || Titre de divers écrits périodiquestraitant de politique, de littérature, et contenant desannonces, des nouvelles.

MERCURE, s. m. Planète la plus voisine du so-leil , et qui met le moins de temps à faire sa révolu-tion autour de cet astre. || Mercure, Substance mé-tallique toujours fluide à notre température, com-munément Vif-argent. Mobile comme le mercure. ||Fixer le mercure, L’unir avec quelque autre corps,de telle sorte qu’il ne puisse redevenir coulant.

MERCURIALE, s. f. Plante dioïque de la familledes Tithymales, dont une espèce est une mauvaiseherbe très-commune dans les jardins et les terrainscultivés. Les feuilles de la mercuriale, en se décom-posant, donnent un bleu que l’on n’est point encoreparvenu à fixer. On tire du suc de cette plante uneespèce de miel, qu’on appelle Miel mercurial.

MERCURIALE, s. f. Assemblée des cours souverai-nes qui se tenait toujours un mercredi, et dans la-quelle le premier président, ou le procureur général,ou l’un des avocats généraux, parlait contre les abusqui pouvaient s’être introduits dans l’administrationde la justice. || Discours qui étaient prononcés dansces occasions; par extension, Ceux que les officiersdu ministère public prononcent à la rentrée des courset des tribunaux. || Fig., Réprimande qu’on fait àquelqu’un. On lui a fait une sévère mercuriale. {{ Mer-curiale, L’état du prix des grains, des fourrages, etc.,qui ont été vendus au marché.

MERCURIEL, ELLE. adj. Qui contient du mer-cure. || Frictions mercurielles , Frictions faites avecun onguent qui contient du mercure.

MERDE, s. f. (lat. merda, même signif.) Excré-ment, matière fécale de l’homme et de quelques unsdes animaux, tels que le chien, le chat, etc. Onévite d’employer ce mot dans la conversation. || Prov.,fig. et bassem., Plus on remue la merde, plus ellepue, Plus on approfondit une mauvaise affaire, plusou déshonore ceux qui y ont participé. || Prov., fig. etbassem., Il y a de la merde au bâton, au bout dubâton, se dit D’une affaire où il y a quelque chose dehonteux. || Couleur merde d’oie, Couleur entre le vertet le jaune.

MERDEUX, EUSE, adj. Souillé, gâté de merde.Un lange merdeux. || Prov , fig. et bassem., Il sentson cas merdeux, se dit D’un homme qui se sent cou-pable de quelque chose. || Fig. et fam., C’est un bâtonmerdeux, on ne sait par quel bout le prendre, se ditD’un homme difficullueux, peu traitable.

MERE. s. f. (grec mètèr, mère.) Femme qui a misun enfant au monde. Mère tendre. || Il se dit Des femel-les des animaux, lorsqu’elles ont des petits. || Mère defamille, Femme mariée qui a des enfants. || Notrepremière mère, Ève, la femme d’Adam. |[ Mère nour-rice, La femme qui donne à téter à un enfant, aulieu de la véritable mère. || Grand’mère, Aïeule.Pop., Mère-grand • || Pelle-mère .Terme relatif. C’est,à l’égard des enfants, La femme que leur père a épou-sée après la mort de leur mère; à l’égard d’un gen-dre, La mère de sa femme; et, à l’égard d’une bru ,La mère de son mari. || Fig., Notre mère commune,La terre. || Fig., L’Église est la mère des fidèles. [|