Druckschrift 
2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
Entstehung
Seite
141
Einzelbild herunterladen
 

MEN

pour le plaisir des passants. || Meneur , Celui quiamène les nourrices aux bureaux des gens qui sechargent de leur procurer des nourrissons. Fcm. :Meneuse. || Meneur, fig. et fam., Celui qui, dansles affaires, prend de l’ascendant sur les autres, etleur fait faire sa volonté.

MÉNIANE. s. f. t. d’areliit. Petile terrasse ou bal-con en avant-corps, ménagé pour jouir de la vue dudehors, et ordinairement fermé de jalousies. Il n’estguère usité qu’en parlant Des édilices d’Italie.

MÉNIANTHE. s. m. (grec mènanthos, même sign.)Plante à fleurs en bouquets et à feuilles semblables àcelles du trèfle, qui croît dans les marais, et donton fait usage en médecine. On la nomme aussi Trèfled’eau.

MENIN. s. m. Chacun des six gentilshommes quiélaient attachés particulièrement à la personne duDauphin.

MÉNINGE, s. f. (grec mènlnx , meme signif.) t.d’anat. Nom donné spécialement aux membranes quienveloppent le cerveau. Il y a trois méninges : laDure-mère, la Pic-mère, et VArachnoïde.

MÉ1NISQUE. s. m. ( grec mèniscos, croissant.) t.d’optiq. Verre convexe d’un côté, et concave del’autre.

MÉNOLOGE. s. m. (grec mèn, mois, logos, calcul.)Martyrologe, ou calendrier de l’Églige grecque,divisé en douze parties, pour les douze mois de l’an-née.

MENON. s. m. Nom donné, dans le Levant, àl’espèce de chèvre dont la peau sert à faire le ma-roquin.

MENOTTE, s. f. (lat. manus , main.) Diminutif. Ilsc dit Des mains d’un enfant. Fam.

MENOTTES, s. f. plur. Lien de fer ou de cordequ’on met aux poignets d’un prisonnier, d'un malfai-teur, pour lui ôter l’usage des mains. || Fig. et fam.,Mettre des menottes à quelqu’un, Le mettre dansl’impossibilité de se mêler d’une affaire, de nuire.

MENSE. s. f. (lat. mensa, table.) Revenu d’uneabbaye. Meuse abbatiale, Le revenu qui est dansle partage de l’abbé ; Mense conventuelle, Celui quiest dans le partage des religieux; et, Mense com-mune, Celui dont l’abbé et les religieux jouissenten commun.

MENSONGE, s. m. (Iat. mentiri, mentir.) Discourscontraire à la vérité, tenu avec dessein de tromper.Débiter des mensonges. Réfuter, combattre un men-songe. || Mensonge innocent , Mensonge sans consé-quence, qui ne peut nuire à personne. || Mensongeofficieux , Mensonge fait dans l’intention d’étre utileou agréable à quelqu’un. [| Fig. et fam., Un mensongepuant , un puant mensonge , Un mensonge évidentet grossier. || Dans le langage de l’Écriture, L’espritdu mensonge, le père du mensonge, Le diable. ]|Mensonge, poét., Fable, fiction. La poésie 'vit demensonges. || Mensonge , fig., Erreur, vanité, illu-sion. Le monde n’est que mensonge.

MENSONGER, ÈRE. adj. Faux, trompeur. Nese dit que Des choses. Discours mensonger. Plaisirsmensongers.

MENSTRUE, s. m. (lat. menstruus, de chaquemois,) t. de chimie. Liqueur propre à dissoudre lescorps solides. Il vieillit.

MENSTRUEL, ELLE. adj. t. de méd. Qui arrivetous les mois, qui a rapport aux menstrues des fem-mes.

MENSTRT ES, s. f. plur. t. de méd. L’écoulementde sang auquel les femmes qui ne sont point grosses

MEN

sont sujettes tous les mois, depuis l’âge de la pu-berté jusqu’à celui où elles cessent ordinairementd’avoir des enfants.

MENSUEL, ELLE. adj. (lat. mensis, mois.) t.d’admin. Qui se fait tous les mois.

MENTAL, ALE. adj. (lat. mens, intelligence.) Quise fait, qui s’exécute dans l’esprit, dans l’entende-ment. Oraison mentale , Oraison qui se fait sansproférer aucune parole. Restriction mentale, Ré-serve tacite qu’on fait d’une partie de ce qu’on pense,pour induire en erreur ceux a qui on parle. || Quia rapport à l’entendement. Aliénation mentale, Folie,démence. Maladies mentales , Celles qui dérangentles fonctions intellectuelles.

MENTALEMENT, adv. D’une manière mentale.Prier, pécher mentalement.

MENTERIE. s. f. (lat. mentiri, mentir.) Discourspar lequel on donne pour vrai ce qu’on sait être faux.Plus fam. que Mensonge, et s’applique à des chosesmoins graves.

MENTEUR, EUSE. adj. Qui dit une chose fausse,et dont il connaît la fausseté. |j Prov., Il est menteurcomme un arracheur de dents, comme un laquais, Ument souvent et effrontément. || T. de rÉcriture,Tout homme est menteur, Tout homme est sujet à setromper. || Menteur, se dit Des choses dont les ap-parences sont trompeuses. Mine, physionomie men-teuse. || Subsî., Celui, celle qui ment, qui a l’habi-tude de mentir. C’est un menteur fieffé.

MENTHE, s. f. (grec mlntha, menthe.) Plante dela famille des Labiées, qui est odoriférante, et quisert à différents usages.

MENTION, s. f. (lat. mentio, même signif.) Com-mémoration , témoignage, rapport fait de vive voixou par écrit. Faire mention de quelqu’un. |[ Mentionhonorable, ou simplement Mention, Distinction ac-cordée à un ouvrage de concours, qui n’a obtenu nile prix ni l’accessit.

MENTIONNER, v. a. Faire mention. || Mentionnerhonorablement, ou simplement Mentionner, Accorderà un ouvrage de concours l’espèce de distinctionappelée Mention. || Mentionné, ée. participe.

MENTIR, v. n. (lat. mentiri, mentir.) Dire, affir-mer pour vrai ce qu’on sait être faux. Il ment im-pudemment, effrontément. Mentir à sa conscience. ||Mentir à Dieu, mentir au Saint-Esprit. Phrases tiréesde l’Écriture. Ananias et Saphira mentirent au Saint-Esprit. |j II en a menti, Il a menti sur la chose dontil s’agît; Pour rendre cette injure plus atroce, on di-sait y lien a menti par sa gorge. Vieux. |J Adv., Sansmentir, à ne point mentir, En vérité, à dire vrai. ||Fam., Il n enrage pas pour mentir, Il est dans l’ha-bitude de mentir. || Faire mentir le proverbe, Faireune chose qui est contraire à l’opinion établie parquelque adage très-répandu. || Prov., On sait mentirsans parler , On peut vouloir induire en erreur parsa contenance, par ses gestes. || Prov., A beau mentirqui vient de loin, Un homme qui vient d’un payséloigné peut facilement en imposer. || Prov. et fig.,Bon sang ne peut mentir, Les personnes nées d’hon-nêtes parents ne dégénèrent point.

MENTON, s. m. (lat. mentum, menton.) La partiedu visage qui est au-dessous de la bouche. Mentonpointu, fourchu, long, court, rond , plat. || Fig. etfam., Avoir deux mentons, double, triple menton,se dit D’une personne replète qui a le dessous dumenton fort gras. Avoir un menton à double, à tripleétage. || Fam,, Être assis à table jusqu’au menton ,Y être assis fort bas. [| Menton , Le dessous de la ma»