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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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ménagé une place, une pension. || Ménager, fig.,en parlant Des personnes, Traiter avec ménagement,avec égard, de manière à ne point offenser, à ne pointdéplaire. || Prov. et fig., Ménager la chèvre et le chou,User d’adresse pour se conduire entre deux partis,entre deux adversaires, de manière à ne blesser nil’un ni l’autre. |] Ménager quelqu'un, L’épargner,user modérément de la supériorité, de l’avantagequ’on a sur lui. || Ménager, avec le pronom pers.,Avoir soin de sa personne, de sa santé. Cet hommese ménage beaucoup. ]| Au sens moral, Se conduireavec adresse, avec circonspection. || Ménagé, ée.participe.

MÉNAGER, ÈRE. adj. Qui entend le ménage,l’épargne, l’économie, || Subst., Un mauvais, un

f rand ménager. || Fig. il est bon ménager de sa santé.

Ménagère, subst. fém., servante qui a soin du mé-nage de quelqu’un. Parmi le peuple des campagnes,un mari appelle quelquefois sa femme Notre ména-ge™* , .

MENAGERIE, s. f. Lieu bâti auprès d’une maisonde campagne pour y engraisser, y élever des bestiaux,des volailles, etc. Vieux. || Ménagerie , Lieu où l’onrassemble des animaux étrangers et rares.

MENDIANT, ANTE. s. (lat. mendicus, mendiant.)Celui, celle qui fait profession de mendier. || Reli-gieux mendiants, Ceux qui vivent de quête, d’au-mône. Dans cette locution, il est adj. || Les quatremendiants, Les jacobins, les franciscains, les augus-tins et les carmes. || Fig., Les quatre mendiants,Quatre sortes de fruits secs, qui sont les figues, lesavelines, les raisins et les amandes, et dont on faitdes assiettes de dessert. Une assiette de quatre men-diants, ou simplement, Une assiette de mendiants.

MENDICITE, s. f. État d’indigence où l’on estréduit à mendier. || Profession de mendiant, Les men-diants pris collectiv. Dépôt de mendicité.

MENDIER, v. a. Demander l’aumône. || Absol.Être réduit a mendier. || Par extension, Rechercheravec empressement, et avec quelque sorte de bassesse.Mendier des louanges. ]| Mendié, ée. participe.

MENEAU, s. m. t. d’archit. Montants et traversesqui partagent l’ouverture d’une croisée.

MENÉE, s. f. Pratique secrète et artificieuse donton se sert pour faire réussir quelque dessein. Menéesourde, dangereuse, {j T. de vénerie, Suivre la menée,être à la menée d'un cerf, Prendre la roule d’un cerfqui fuit.

MENER, v. a. Conduire, guider. Vous savez lechemin, menez-nous. || Par extension, Ce cheminmène à tel endroit, On va, par ce chemin , à tel en-droit. jj Prov., Tout chemin mène à Rome, On peutarriver à un but par différents moyens. || Fig. et pop.,Je le mènerai par un chemin oit il n’y aura pas depierres, Je le poursuivrai vivement, je ne lui feraipoint de quartier. || Prov. et fig., C'est un aveugle quimène l'autre, se dit Lorsqu’un homme de peu d’espritet de sens entreprend de conduire un autre hommequi n’en a pas plus que lui. || Mener , Conduire parforce en quelque endroit. Mener en prison. || Prov.et fig., Mener quelqu’un à la baguette, Le traiter avechauteur, lui faire faire par autorité ce qu’on veut. ||Mener, Introduire, donner accès. Menez-moi chezce ministre. j| Mener, se dit De ceux qui ont la con-duite d’une troupe, qui la font marcher et agir. Lecapitaine mène sa compagnie. || Fig., Mener des trou-pes à la boucherie, Les exposer à une mort presquecertaine. || Mener le deuil, dans une cérémonie funè-bre , Être à la tète des parents, de toutes les personnes

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qui forment le cortège, j] Mener la danse, Être à latète de ceux qui dansent. Dans le même sens, Menerle branle. || Fam., Mener la bande, Être le chef d’uneassociation. Dans le même sens, C’est lui qui mèneles autres. || Mener, en parlant Des animaux, Lesconduire. Mener les bétes aux champs. j| Mener defront trois chevaux, quatre chevaux , Guider troischevaux, quatre chevaux attelés sur une même ligne.

|j Fig., Mener de front plusieurs affaires , Les con-duire à la fois. Mener de front plusieurs sciences, Lescultiver en même temps. On dit, dans un sens ana-logue , Il mène de front les affaires ci les plaisirs. j|Mener, en parlant Des voilures de terre et d’eau.Mener une charrette, un bateau. Absol. Un cocherqui mène bien. || Prov. et fig., Mener bien sa bar-que, Conduire bien ses affaires. || Mener, Voiturer.Mener du blé au marché. || Mener , Se faire accom-pagner de ou par. Il mène bien des gens à sa suite. |jForcer à suivre. Ce 'voleur a mené loin les gendarmesqui le poursuivaient. || Mener, fig., Gouverner quel-qu’un. j| Prov. et fig., Mener quelqu’un par la lisière,à la lisière , Le conduire, le gouverner comme unenfant. || Prov. et fig., Mener quelqu’un par le nez,Abuser de l’ascendant qu’on a sur quelqu’un, pourlui faire faire tout ce qu’on veut. C’est un homme àmener par le nez, C’est un homme faible, crédule,sans caractère. || Mener doucement quelqu’un, Le con-duire avec ménagement, l’épargner, éviter de le fâ-cher, de le révolter. |j Mener les ennemis battant,Les obliger à se retirer avec précipitation, et les pour-suivre dans leur fuite. || Fig. et fam., Mener quel*qu'un battant, tambour battant, le mener bien 'vite,le mener bon train , beau train, grand train , le me-ner rudement, Remporter l’avantage sur lui en peude temps, le forcer à faire ce qu’on veut. || Menerloin quelqu’un , le mener comme il faut, le mener ru-dement, Lui donner bien de la peine, lui susciterbien des affaires. || Par extension, Cette médecine l'amené doucement ou rudement, Elle l’a peu ou beau-coup tourmenté. || Mener, fig., Amuser et entretenirde paroles, d’espérances. Il le menait avec de bellesparoles. || Mener, en parlant Des choses, Diriger,conduire .Mener la maison, le négoce. || Fam., Menerrondement une affaire, La traiter avec activité, sanstrop s’attacher aux détails. || Mener une 'vie sainte.,une vie honnête, une vie scandaleuse, Yivre sainte-ment, honnêtement, scandaleusement, etc. || Menerun train, un grand train, grand train, Faire beau-coup de dépense, vivre avec faste. || Fam., Menerbeau bruit, grand bruit, Faire grand fracas. || Mener,se dit fig. I)e ce qui dirige, de ce qui détermine leshommes. L'ambition, l’intérêt le mène. || Cela nemène à rien, On n’en saurait espérer aucun avan-tage. || Mener loin quelqu'un, lorsqu’il s’agit De cho-ses qui se dépensent ou se consomment, Fournir long-temps du secours à quelqu’un, lui durer longtemps.Il s’emploie plus ordinairement avec la négation. Cetargent ne le mènera pas loin. || Mené , ée. participe.

MÉNESTREL, s. rn. (angî. minstrel, même signif.)Nom de ces anciens poètes et musiciens qui allaient,de châteaux en châteaux, chantant des vers et réci-tant des fabliaux.

MENETRIER, s. m. Homme qui joue du violonpour faire danser. Il s’emploie le plus souvent pardénigrement, par raillerie.

MENEUR, s. m. Celui qui mène, qui conduit unefemme par la main, dans certaines cérémonies. ||Meneur d'ours, Celui qui mène un ours dans lesrues, et qui gagne sa vie à lui faire faire des tours