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dont elle était chargée. || Marais, Terrain bas où l’onfait venir des herbages, des légumes, etc.
MARASME, s. m. (grec marasmos, même signif.)Maigreur extrême, consomption. Tomber dans lemarasme.
MARASQUIN, s. m. liqueur spiritueuse qui sefait avec une espèce de cerise appelée Marasca. Ma-rasquin de Zara.
MARÂTRE, s. f. (lat. mater, mère.) Belle-mère.Dans un sens restreint: Femme qui maltraite les en-fants que son mari a eus d’un autre lit. || Par exten-sion, Mère qui n’a point de tendresse pour ses en-fants, qui les traite durement. On dit, dans un sensanalogue, La nature a été marâtre envers cet homme.
MARAUD, AUDE. s. t. d’injure et de mépris. Vilet impudent coquin.
MARAUDE, s. f. t. de guerre. Vol commis par desgens de guerre dans les environs du camp, ou ens’écartant de l'armée. || Par extension, Écoliers quivont à la picorée.
MARAUDER, v. n. Aller à la maraude. || Ma-raudé, ée. participe. Village maraudé, Village pillépar les maraudeurs.
MARAUDEUR, s. m. Celui qui va en maraude.
MARAVÉDIS. s. m. Petite monnaie de cuivre,qui sert en Espagne, et qui vaut environ un centimeet demi de France.
MARBRE, s. m. (lat. marmor, marbre.) Sorte depierre calcaire, dure et solide, qui reçoit le poli, etsert principalement aux ouvrages de sculpture etd’architecture. Scier, polir, travailler le marbre. Celaest dur, froid comme un marbre. Un bloc de marbre.Une carrière de marbre. Marbre antique. || Marbrestatuaire, Marbre propre à faire des statues, qui estsans tache ni veine, à la différence de celui qu’onemploie aux ouvrages d’architecture. || Marbre,Morceau de marbre taillé et poli. On a gravé cetteinscription sur un marbre. J| Marbres, pl. Ouvragesde marbre, échantillons de différents marbres. || Lesmarbres d’Arundel ou d’Oxford , Tailles de marbretrouvées à Paros, sur lesquelles est gravée une an-cienne chronique athénienne, et que l’on conservedans le collège d’Oxford. [| Marbre , en imprimerie,pierre sur laquelle on pose les pages, pour les im-poser, et les formes, pour les corriger. || Partie de lapresse sur laquelle on place la forme. || Marbre,Pierre qui sert à broyer les drogues et les couleurs.|j Au palais, Table de marbre , s’est dit de Chacunedes juridictions de la connétablie, de l’amirauté, etdes eaux et forêts. || Fig. et fam., Être froid commeun marbre t être comme un marbre , Être extrême-ment calme ou réservé, paraître ne s’émouvoir derien. Dans le même sens, Il est de marbre, c’est unmarbre. Par exagération, Pour entendre ces proposde sang-froid, il faudrait être de marbre.
MARBRER, v. a. Imiter par la peinture la dispo-sition des différentes couleurs qui se trouvent danscertains marbres. || Il se dit aussi, Du papier sur le-quel on imite le marbre, De la tranche et de la cou-verture des livres, que l’on tachète. |[ Marbré, ée.participe. || Étoffes marbrées, Étoffes de soie ou delaine de différentes couleurs mêlées ensemble. \\ TruJ-(es marbrées, Truffes qui sont grises et blanches endedans.
MARBRERIE, s. f. Métier de scier et de polir lemarbre; Emploi du marbre à des ouvrages communs,tels que chambranles de cheminée, marches d’esca-lier , etc.
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MARBREUR. s. m. Artisan qui marbre du papier,ou des tranches, des couvertures de livres.
MARBRIER, s. m. Artisan qui travaille à scier, àpolir le marbre, ou qui fait en marbre de ces ouvra-ges communs appelés Ouvrages de marbrerie. || Celuiqui fait le commerce du marbre.
MARBRIÈRE, s. f. Carrière d’où Ton tire lemarbre.
MARBRURE, s. f. L’imitation du marbre sur dupapier, ou sur la tranche, sur la couverture d’unlivre. || Peinture que l’on met sur les boiseries, lors-qu’elle imite le marbre.
MARC. s. m. (allem. mark, même signif.) (Le Cne se prononce point.) Demi-livre, poids qui contienthuit onces. || Poids de marc, Huit onces, ou la moitiéde la livre de Paris, telle qu’elle existait avant lesystème décimal. || Au marc la livre, Manière de ré-partir ce qui doit être reçu ou payé par chacun, enpropovliou de sa créance, ou de son intérêt dans uneaffaire. Depuis rétablissement du système décimal,on dit, Au marc le franc. || Marc d'or, Certainefinance que le titulaire d’un office payait au roi avantd’en obtenir les provisions.
MARC. s. m. (lat. marcor, pourriture.) (Le C nese prononce point.) Ce qui reste de plus grossier dequelque substance dont on a extrait le suc par expres-sion, filtration, ébullition ou autrement. Marc deraisins , d’olives, de pommes. j| Ce que l’on pressureà la fois de raisins, do pommes, d’olives, etc.
MARCASSIN, s. m. Petit sanglier au-dessous d’unan , qui suit encore sa mère.
MARCASSITE. s. f. Pyrite d’un bel éclat, qui setaille, et qui est susceptible de poli. Voyez Pyrite.
* Marcescence, s. f. Propriété des calices de fleursqui se sèchent sans tomber.
* Marcescent, k. adj. Se dit D’une feuille qui sèchesur la tige.
MARCHAND, ANDE. s. (lat. mercator, mar*chand.) Celui, celle qui fait profession d’acheter etde vendre. Bon et loyal marchand. Marchand en gros,en détail , en magasin, en boutique. || Marchandforain, Celui qui parcourt avec ses marchandises lesvilles, les campagnes, les foires, les marchés. || Prov.et fig., N’est pas marchand qui toujours gagne, Ondoit s’attendre à des contrariétés, à des vicissitudes,dans les affaires de la vie. || Prov. et fig., Être mau-vais marchand, se trouver mauvais marchand, n’étrepas bon marchand d’une chose, S’en trouver mal. jjMarchand, Celui qui achète pour son usage, At-tirer les marchands. || Aux ventes publiques, lorsquele crieur annonce telle marchandise à tant, on ré-pond, Il y a marchand, Je la prends à ce taux. ||Marchand, adj. Qui est de bonne qualité, qui a lesqualités requises pour être vendu. || Prix marchand ,Le prix auquel les marchands vendent entre eux. [|Le sel est marchand, Il est permis à tout le inonded’en faire le commerce. Le sel n’est pas marchand ,Il se vend au compte de l’État. !| Place marchande ,Place commode pour vendre de la marchandise. ||Quartier marchand, Quartier habité par un grandnombre de marchands. || Ville marchande, Tille oùil y a un grand mouvement commercial. || Rivièremarchande, Rivière navigable, lorsque les eaux nesont ni trop hautes ni trop basses pour le transportdes marchandises. H Navire , bâtiment marchand,Navire , bâtiment qui n’est destiné qu’à porter desmarchandises. |( Marine marchande, Les bâtimentset les équipages employés par le commerce, par op-position à Marine militaire, qui signifie, La marine