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MAR
Long manteau noir que portent aux enterrements lesplus proches parents du défunt. || Manteau decérémonie f Long manteau fourré ou doublé, et traî-nant, que les rois, les princes et les grands digni-taires portent dans certaines cérémonies, jj Manteaude cour t Espèce de robe sans corsage, ouverte pardevant et à queue traînante, que portent les damesde la cour, les jours de présentation et de cercle. ||Manteau de nuit , ou, plus ordinairement, Manteaude lit y Espèce de manteau fort court, ayant des man-ches, et dont on se sert dans la chambre et au lit. ||Manteau, fig., Apparence, prétexte dont on se cou-vre. Sous le manteau de la dévotion, de la religion,on cache souvent de mauvais desseins. |[ Manteau ,t. de blas., Fourrure herminée sur laquelle est posérécit. || Manteau, t. de fauconn., Couleur des plumesd’un oiseau de proie. || Manteau de cheminée, Lapartie delà cheminée qui fait saillie dans la chambre,au-dessus de Pâtre, au-dessus du foyer.
MAATELET. s. m. Espèce de petit manteau. ||Mantelet, Grande pièce de cuir qui s’abat sur ledevant et sur les cotés des calèches. Lever, abattreles mantelets. || Mantet.et, t. de guerre, Machinecomposée de plusieurs madriers, que l’on poussaitdevant soi, dans l’attaque des places , pour se mettreà couvert des coups de fusil.
* Manteline. s. f. Manteau des campagnardes.MANTELURE. s. f. Le poil du dos d’un chien,lorsqu’il n’est pas de la môme couleur que celui desautres parties du corps.
MANTILLE, s. f. Petit manteau qui servait autre-fois à l’habillement des femmes.
*Manubiaire. adj. (lat. manubiœ, dépouilles.) Se ditD’une colonne représentant des tropiiées.
MANUEL, ELLE. adj. (lat. manus, main.) Quise fait avec la main. Ouvrage, travail manuel. [| Dis-tribution manuelle. Ce que les chanoines reçoiventpour leur assistance à certains offices ou servicesparticuliers. J| Manuel, subst. maso., Titre de cer-tains livres ou abrégés, pour annoncer qu’on doit enfaire un fréquent usage, et les avoir, pour ainsi dire,toujours à la main. Manuel du cavalier, de Vartilleur.Manuel lexique.
MANUELLEMENT, adv. Avec la main, de la mainà la main.
MANUFACTURE, s. f. (lat.— facere, faire.)Lafabrication de certains produits de l’industrie. Il vieil-lit; on dit plus ordin., Fabrication. || Bâtiment oùl’on fabrique, pf souvent Tout ce qui est nécessairepour garnir les ateliers. Élever, monter, établir unemanufacture. || Ouvriers de la manufacture. Toute lamanufacture 'vint au-devant de nous. I| Fig., Il etétabli chez lui une manufacture de libelles.
MANUFACTURER, v. a. Fabriquer des ouvragesdans une manufacture. On dit plus ordinair., Fabri-quer. || Manufacturé, ée. participe.
MANUFACTURIER, s. m. Entrepreneur, pro-priétaire d’une manufacture. || Ouvrier qui travailledans une manufacture.
*Manuluve. s. m. (lat. — lavare, laver.) Bain où lesmains seules sont plongées.
MANUMISSION, s. f. ( lat. — mittere, renvoyer.)Action d’aifranchir les esclaves et autres personnesde condition serve.
MANUS (IN). (On prononce Inemanuce.) Expres-sion latine qui s’emploie dans cette phrase, Dire sonin manus, Recommander son âme à Dieu, au momentde mourir.
MANUSCRIT, ITE. adj. (lat. — scriptus, écrit.),
Qui est écrit à la main, par opposition à ce qui estimprimé. || Subst. masc., J’ai vu ce manuscrit. ||Certains écrits précieux par leur ancienneté, ou parleur objet, ou par leur matière et leur rareté. Il aplusieurs beaux manuscrits. Des manuscrits anciens.
MANUTENTION, s. f. (lat. — tenere, tenir.) Admi-nistration, gestion. |[ En parlant Des choses morales,Maintien, conservation. La manutention des lois fdes arrêts. Peu usité. || Manutention , Établissementoù se fabrique le pain pour la troupe.
* Manutentionner, v. a. né, née. p. Exercer la ma-nutention sur...
MAPPEMONDE, s. f. (lat. mappa mundi, memesignif.) Carte, à la fois hydrographique et géogra-phique, représentant toutes les parties du globe ter-restre divisé en deux hémisphères par un grandcercle.
MAQUEREAU, s. m. Poisson de mer à plusieurspetites nageoires sur la queue, qui vient en grandestroupes dans la Manche, au commencement de l'été.|| Maquereau, Certaines taches qui viennent auxjambes, quand on s’est chauffé de trop près.
MAQUEREAU, ELLE. s. Celui, celle qui faitmétier de débaucher et de prostituer des femmes oudes filles. On ne se sert pas de ce terme en bonnecompagnie.
MAQUERELLAGE, s. m. Le métier, l’action dedéhancher et de prostituer des femmes ou des filles.Terme déshonnête.
MAQUETTE, s. f. t. de sculpture. Modèle, in-forme et en petit, d’un ouvrage de ronde bosse.
MAQUIGNON, s. m. (lat. machinari, chercher àtromper.) Marchand de chevaux. Ce mot étant de-venu une sorte d’injure, on dit maintenant, Mar-chand de chevaux. [| Par extension, Homme qui, sansfaire par élat le commerce des chevaux, se mêle d’enrevendre, d’en troquer, en les raccommodant, necorrigeant ou en faisant disparaître leurs défauts. 1|Fig. et fam. Celui qui s’intrigue pour ménager desmarchés de charges, pour faire des mariages.
MAQUIGNONNAGE, s. m. Métier de maquignon;moyens que les maquignons emploient pour raccom-moder leurs chevaux, pour les faire paraître meil-leurs qu’ils ne sont. || Fig. et Fam. Certains com-merces secrets, illicites, certains moyens frauduleuxqui servent à intriguer dans les affaires.
MAQUIGNONNER. v. a. Raccommoder un cheval,corriger ou cacher ses défauts. || Fig. et fam., S’in-triguer pour faciliter quelque marché, quelque ma-riage, etc. || Maquignonné, ée. participe.
MARABOUT, s. m. Nom donné, dans quelquescontrées de l’Afrique, à un prêtre mahométan attachéau service d’une mosquée. || Fig. et pop., Hommelaid, malbâti. || Marabout, Cafetière de cuivre battuet étamé, qui a le ventre très-large, qu’on nommeautrement Cafetière du Levant. || Marabout, Oiseaudont la quelle fournit des plumes, auxquelles ondonne le même nom, et qui servent d'ornement àdiverses coiffures de femmes.
MARAICHER, s. m. Jardinier qui cultive ces ter-rains qu’à Paris on appelle Marais.
MARAIS, s. m. (lat. mare, mer.) Terrain couvert,abreuvé par des eaux qui n’ont point d’écoulement.Dessécher un marais. j| Prov. et fig., Se sauver par lesmarais, à travers les marais, Se tirer d’embarras parde mauvaises raisons. || Marais salant, Espace deterre, entouré d’une digue, situé sur le bord de lamer, qui le couvre dans les hautes marées, et y laisse,en se retirant, une eau qui s’évapore, et dépose le sel