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LAZARET, s. m. Lieu préparé dans quelques poi lspour y faire passer la quarantaine aux personnes, auxeffets et aux marchandises, qui viennent des payssoupçonnés d’élre infectés d’une maladie contagieuse.Entrer au lazaret.
LAZULI. Voyez Laïus.
* Lazulite. s. f. Pierre remarquable par sa couleurde bleu d’azur, et qui fournit l’outremer.
LAZZI, s. m. (motital. mèmesignif.) Geste bouffondans la représentation des comédies. Les lazzi (VAr-lequin. |] Par extension, Bouffonneries faites ailleursqu’au théâtre. Il s’en est tiré par des /azzL Quelques-uns écrivent au pluriel, Lazzis.
LE, LA, LES. (ital. il, la, le , même signif.) Lepremier est l’article du nom masc., au sing. : Le jour.Le second, du nom fém., au sing. : La nuit. Le troi-sième est l’article du plur., et il est commun auxdeux genres : Les jours. Les nuits. || Si les préposi-tions de ou à se trouvent devant l’art, masc. sing., etque le nom suivant commence par une consonne oupar une h aspirée, on change de le en du, et à le enau : Du mois. Au mois. Du héros. Au héros. Si lenom commence par une voyelle ou par une h non as-pirée, la prépos. et l’art, n’éprouvent aucun change-ment; mais l’art., soit masc., soit fém., s’élide; Del’enfant. A l’enfant. De l’honneur. A l’honneur. ||Quant à l’art, du plur., la même contraction a lieu,quelle que soit ta lettre qui commence le mot suivant.Pour de les, on dit des, et pour à les, on dit aux :Des héros. Aux héros.
LE, LA, LES. Pron. relatifs, dont le premier estpour le genre masc., le second pour le fém., le troi-sième pour les deux genres au plur. Ils accompagnenttoujours un verbe, et ils remplacent un subst. déjàexprimé. Voilà un bon livre, je vous engage à le lire.Dès que ma sœur sera arrivée, j’irai la voir. Il avaitmille francs, et il les a dépensés. Le voici. Dans cettephrase, le voici est l’équivalent de vous le voyez. || Le ,tient quelquefois la place, soit d’un adj., soit d’unverbe, ou plutôt d’une proposition; alors il signifieCela, et il est invariable. Ils ne sont pas encore ha-biles, mais ils le deviendront. || Le et Là., toutes lesfois qu’ils sont devant un verbe qui commence parune voyelle, s’élident dans l’écriture et dans la pro-nonciation : Je le vis , je Vaimai. Quand Le estaprès le verbe, s’il est suivi d’une voyelle, il ne s'é-lide point en écrivant, mais il s’élide en prononçant ;Voyez-le à son retour. (On prononce Voyez-l’ à sonretour.) Dans le meme cas, La ne souffre pas d’éli-sion ; Ramenez-la à son devoir.
Lé, s. m. Largeur d’une étoffe entre ses deux lisiè-res. Cette robe a cinq lés de tour. j| Demi-lé, la moi-tié de la largeur d’un lé.
* Lé. s. m. Espace de 8 mètres le long des rivièrespour le tirage.
LÈCHE, s. f. (gr. leichô, lécher.) Tranche fortmince de quelque chose qui se mange. Fam.
LÈCHEFRITE, s. f. Ustensile de cuisine, ordinai-rement de fer, qu’on met sous la broche pour recevoirla graisse et le jus de la viande que l’on fait rôtir.
LÉCHER, v. a. Passer la langue sur quelque chose.Quand les chats ont mangé quelque chose qu’ils trou-vent bon, ils s’en lèchent tes barbes. Avec le pron. pers.Un chat qui se lèche. |J Fam., On s’en lèche les doigts,c’est à s’en lécher les doigts, Cela est excellent à man-ger. || Lécher, t. de peint., fig., Finir son ouvrageavec un soin excessif et minutieux. Ce tableau est tropléché. || Il se dit en parlant Des ouvrages d’esprit. Cetouvrage est trop léché. Fam. || À lèche-doigts, loc.
LÉG
adv. et fam. En parlant De choses qui se mangent, etqui sont données en trop petite quantité. Il nous afait servir d’assez bonnes choses, mais il n’y en avaitqu’à lèche doigts. |1 Léché, ée. participe. || Fig. etfam., Un ours mal léché, Un homme mal fait, dif-forme, ou mal élevé, grossier.
LEÇON, s. f. (lat. lectio, lecture.) Instruction qu’ondonne à ceux qui veulent apprendre quelque science,quelque art, quelque langue. Ce professeur a reprisses leçons. Suivre les leçons d’un professeur. j| Leçon ,par extension, Instructions, conseils donnes à unepersonne relativement à sa conduite. Je lui ai bien faitsa leçon. |] Faire à quelqu’un sa leçon, Faire une ré-primande. Dans le môme sens, Donner une leçon,une bonne leçon à quelqu’un. || Leçon, Avertisse-ment utile que l’on reçoit des choses. Cet évènementa été pour moi une excellente leçon. || Leçon, Ce quele maître donne à l’écolier à apprendre par cœur. Cetécolier apprend, étudie, récite sa leçon. |j Leçon, sedit Du texte d’un auteur, par comparaison à une ouplusieurs autres copies du meme texte. Voici la bonneleçon. || Fig. et fam., Un récit qui diffère d’un autrerelatif au meme fait. Vous racontez ainsi Vaventure ;mais il y a une autre leçon. || Leçon, dans la liturg.catliol., Certains petits chapitres de l’Écriture ou desPères, qui font partie du bréviaire, et que l’on ré-cite ou que l’on chaule à matines.
LECTEUR, TRICE. s. Celui, celle qui lit à hautevoix et devant d’autres personnes. || Celui, celle dontla fonction est de lire. Lecteur du roi. Lectrice de lareine. || Lecteur, se dit, particulièrement, de Celuiqui Ut seul et des yeux quelque ouvrage; et, en cesens, il n’est guère usité qu’au masculin. L’essentielpour un écrivain est de plaire à son lecteur . Cet ou-vrage a peu de lecteurs . |j Avis au lecteur, Espèce depetite préface. || Prov. et fig., Avis au lecteur, c’estun avis au lecteur, se dit d’Un conseil ou d’un re-proche, exprimé d une manière indirecte et générale,avec dessein que telle personne s’en fasse l’application.Vous entendez bien ce qu’il vient de dire , c’est un avisau lecteur. Il se dit aussi d’Un événement qui peut ser-vir d’instruction à quelqu’un. Plusieurs s’y sont rui-nés, c’est un avis au lecteur. || Lecteurs royaux, Lesprofesseurs du collège royal de France. || Lecteur ,dans l’Église romaine, un des quatre ordres qu’onappelle Les quatre mineurs.
* Lectisternes. s.,m. pl. (lat. lectus, lit, sternere,dresser.) Festins à Rome, dans lesquels les statues desdieux étaient posées sur des lits autour d’une taille.
LECTURE, s. f. Action d’une personne qui lit. Onfit la lecture du contrat de mariage en présence detous les parents. || Il aime beaucoup la lecture. La lec-ture forme l’esprit. || U s’emploie quelquefois au plur.Il a bien profité de ses lectures. || C’est un homme quin’a aucune lecture, qui a beaucoup de lecture. ||Quelquefois, L’art de lire. Il enseigné la lecture et l’é-criture aux enfants. || Lecture, se dit souvent paropposition à Représentation, en parlant d’Une piècede théâtre. Cette pièce a réussi à la représentation,mais je doute quelle se soutienne à la lecture. |j Co-mité de lecture, jury de lecture, Assemblée devant la-quelle on lit les ouvrages destinés à un théâtre, et quijuge s’ils méritent d’ètre représentés. || Cabinet de lec-ture, Lieu où, moyennant une rétribution, on lit desjournaux ou des livres.
LÉGAL, ALE. adj. (lat. lex, loi.) Qui est selon laloi. Formes légales. Voie légale. Intérêt légal. || Mé-decine légale, Application des connaissances médicalesa différentes questions de droit. || Légal , se dit, par-