LAN
LANDWEHR. s. f. ( allom. land , pays, t vehr, rem-part.) Nom donné, en Prusse, et dans d’autres États del’Allemagne, à une partie de la population qui estarmée pour servir d'auxiliaire aux troupes de ligne.
LANERET. s. m. Oiseau de proie, lemâledu lanier.
LANGAGE, s. m. (lat. lingua, langue.) Emploique l’homme fait des sons et des articulations de lavoix, pour exprimer ses pensées et ses sentiments. ||Il se dit, par extension, Des cris, du chant, etc.,dont les animaux se servent pour se faire en tendre. ||Langage, se dit, figur*, de Tout ce qui sert à ex-primer des idées et des sensations. Langage du geste ,des yeux. Langage d'action. En Turquie, on formeavec les fleurs un langage symbolique. La pantomimeest un langage. [| Langage , se dit aussi de I/idiomed’une nation. C'est un langage barbare. j| Style, ma-nière de s’exprimer. Langage naïf, figuré, fleuri.Çela est écrit en 'vieux langage. Les beautés, lesagréments, les vices du langage. ]| Langage, signifieencore, La manière dont on parle de quelque chose,eu égard au sens plutôt qu’à la diction. Vous me tenezlà un étrange langage. Je vous ferai bien changer delangage. Ce n’est pas là le langage d'un homme debien. Vous tenez là le langage de la peur.
LANGE, s. m. Morceau d’étoffe ou de toile, donton enveloppe les enfants au berceau. Des langes fins.Un lange de futaine, de molleton, de piqué.
LANGOUREUSEMENT, adv. (lat. (anguère, lan-guir.) D'une manière langoureuse.
LANGOUREUX, EUSE. adj. Qui est en langueur.Il a été longtemps malade, U est encore tout lan-goureux. Il est peu usité en ce sens. || Par dérision,Faire le langoureux auprès d'une femme, Lui fairela cour d’une manière doucereuse et fade. || Langou-reux , signifie aussi, Qui marque de la langueur. Ila un air langoureux. Il parle a un ton langoureux.Un regard langoureux. Des vers langoureux.
LANGOUSTE, s. f. Sorte d’écrevisse de mer, àcorselet épineux.
LANGUE, s. f. (lat. lingua, langue.) Cette partiecharnue et mobile qui est dans la bouche, et qui estle principal organe du goût et de la parole. La lan-gue d'un homme , d'un oiseau, d'un cheval, d’unpoisson. Le bout de la langue. Le filet ou le. frein dela langue. Avoir la langue sèche, rude, chargée,pâteuse. Remuer, tirer, montrer la langue. Tirer lalangue par dérision. Se mordre la langue. Les ser-pents dardent leur langue. Un ragoût de langues.Langues fumées , fourrées , farcies. J| En t. de chasseet de man., Donner de la langue, Appeler, exciterle chien, le cheval, par lin bruit qui se fait en ap-puyant fortement la langue contre le palais et en laretirant vivement. || Prov., Je lui verrais tirer lalangue d’un pied de long, que je ne lui donnerais pasun verre d’eau, se dit en parlant d’Uue personnedont on n’a nulle compassion. || Fam., Ennuyeux àavaler sa langue, se dit De ce qu’on ne peut voir,entendre ou lire, sans éprouver un excessif ennui. \\Fam., Avoir la langue bien pendue, Avoir une grandefacilité de parler. |[ Fig. et fam., Avoir la langue bienaffilée, Avoir beaucoup de babil. || Avoir une grandevolubilité de langue., Parler avec une grande rapidité,jj Fig., Dénouer, délier la langue à quelqu’un, Fairerompre le silence à quelqu’un qui voulait le garder.|] Fam ., Il a la langue bien longue, il ne saurait te-nir sa langue, U parle beaucoup, il dit tout ce qu’ilsait, il ne saurait garder un secret. ]] Par exclama-tion , Quelle langue ! Quel bavard 1 quelle bavarde !| Fig. et fam., Il a la langue dorée, c’est une langue
LAN 7 A
dorée, se dit De quelqu’un qui tient des discourspropres à séduire. j| Fig. et fam., N’avoir point aelangue, Parler très-peu. Vous ne dites rien, est-ceque vous n’avez pas de langue? || Être maître, n’étrepas maître de sa langue, Savoir, ne pas savoir setaire. |] Mal gouverner sa langue, Dire des chosesqu’il faudrait taire. || Fam., Avoir un mot sur la lan-gue, sur le bout de la langue, Croire qu’on est prèsde trouver un mot qu’on cherche dans sa mémoire.
|| Fig., C’est une mauvaise langue, une méchantelangue, une langue dangereuse, une langue de ser-pent, une langue de vipère, se dit d’Une personnequi aime à medire, à déchirer la réfutation d’autrui.Il Fig. et fam., Coup de langue, Médisance. Donnerun coup de langue. || Fig. et fam., Se mordre la langued’avoir parlé, S’en repentir. Je n’ai pas eu plutôtlâché cette parole, que je m'en suis mordu la langue.|J Prov., Il faut tourner sept fois sa langue dans sabouche avant de parler, Il faut, avant de parler, mû*;rement réfléchir. |] Prov. et fig., Jeter sa langue auxchiens, Renoncer à deviner quelque chose. || Prendrelangue, S’informer de ce qui se passe, de l’état d’uneaffaire, du caractère, des dispositions de ceux avecqui l’on doit traiter. || Langue , signifie aussi, L’idiomed’une nation. La langue grecque, la langue latine,la langue française, etc. Les langues orientales. Unelangue riche, harmonieuse. Une tangue païivre, rude.Cette langue a cours dans tout l’Orient. Enrichir,polir, perfectionner une langue. Le génie, les dialectesd’une langue. Il écrit bien sa langue. Il parle plu-sieurs langues. Les apôtres avaient le don des langues ;Enseigner les langues. Langue corrompue, dégénérée.|J Prov., On ne s entend pas, c’est la confusion deslangues, se dit d’Une conversation où tout le mondeparle à la fois. || Langue primitive, Celle qu’on sup-pose que les hommes ont parlée la première. || Se ditaussi de Celle qu’on suppose ne s’èire formée d’au-cune autre. || Langue mère, Celle qui, n’étant for-mée d’aucune autre laugue connue, a servi à en for-mer d’autres- Et, par opposition, Langue dérivée,Celle qui est formée d’uue autre. || Langue morte,Celle qu’un peuple a parlée, mais qui n’existe plusque dans les livres. Et, par opposition, Langue vi-vante , Celle qu’un peuple parle actuellement. ||Langue naturelle ou maternelle, Celle du pays oùl’on est né, par opposition à Langue étrangère, Celled’un autre pays. || Langue philosophique, Langue oùl’on suppose que la génération des mots suivrait exac-tement celle des pensées, etc. || Maître de langue, Ce-lui qui enseigne une langue vivante. || Enjants delangue, jeunes de langue, Jeunes gens que quelquesgouvernements entretiennent pour apprendre les lan-gues orientales. |j Langue, signifie quelquefois, Lan-gage , manière de parler, abstraction faite de l’idiomedont on se sert. La poésie est la langue des dieux.Personne n'a mieux parlé que lui la langue du senti-ment. || Langue, se dit, par similitude, de Certaineschoses qui ont la forme d’une langue. Le Saint-Es-prit est descendu sur les apôtres en langues de feu. ||Langue de terre, Espace de terre plus long que large,qui ne tient que par un bout aux autres terres, etqui est environné d’eau de tous les autres côtés.Langue-de-chien. Voy. Cynogi.osse.
LANGUETTE, s. f. Ce qui est découpé , enforme de petite langue. || U signifie aussi, Une petitepièce mobile de métal, qui, en s’élevant ou s’abais-sant, ouvre ou forme les trous faits à un instrumentà vent. La languette d'un hautbois, d’une clarinette ,|| Languette , Petite pièce de fer d’une balance, qid