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JEUDI, s. m. (lat. Jovis cites, jour de Jupiter.) Lecinquième jour de la semaine. || Prov. et pop., Lasemaine des trois jeudis , trois jours après jamais, ousimplement, La semaine des trois jeudis, Jamais. I|Jeudi gras, Le jeudi qui précède le mardi gras. Jeudisaint, ou Jeudi absolu, ou Jeudi de l'absoute, Lejeudi de la semaine sainte.
JEUN (À), loc. adv. (lat. jejunus, à jeun.) On rem-ploie en parlant I)’ une personne qui n’a rien mangéde la journée. Il est encore à jeun .
JEUNE, adj. des 2 genres, (lat./«cercw, jeune.) Quin’est guère avancé en âge. Il fait le jeune homme.\ Usedit quelquefois par rapport Aux emplois, aux dignités,qu’on ne donne ordinairement qu'à des hommes faitsou à des personnes déjà avancées en âge. Il fut maré-chal de France très-jeune. || Jeunes de langue, Jeunesgens que quelques gouvernements entretiennent pourapprendre les langues orientales, et devenir capablesde servir de drogmans. || Jeune, se dit surtout ausens moral et dans le sens élevé , De ce qui appar-tient, de ce qui est propre à une personne jeune.Cette pensée enflammait son jeune courage, jj Le jeuneâge, L’âge, le temps où l’on est jeune. Dès son plusjeune âge. On dit de même, surtout en poésie, Jeunesans, jeune saison. On dit encore, familièrement,Dans son jeune temps, etc. |j Fig. et fam., Une jeunebarbe, Un jeune homme. j| Fig. et fam., lia la barbetrop jeune, se dit D’un jeune homme, quand il veutfaire des choses qui demandent plus de maturité, plusd’expérience qu’on n’en peut avoir à son âge.jj Cettecouleur est jeune, Elle ne convient qu’à des personnesjeunes. || Jeune, se dit particulièrement pour Cadet,par opposition à Aîné, jj II se dit aussi, par opposi-tion à Ancien, pour distinguer certains personnageshistoriques. Pline le jeune. || Jeune, se dit, par ex-tension, De celui qui a encore quelque chose de l’ar-deur, de la vivacité et de l’agrément de la jeunesse.Il ne vieillit point, il est toujours jeune. On le dit,dans le même sens, De ce qui appartient aux per-sonnes. Avoir la voix jeune, le cœur jeune. [| Avoirencore le goût jeune, se dit I)’une personne avancéeen âge qui conserve les inclinations de la jeunesse. {}Jeune, signifie quelquefois, Étourdi, évaporé; qui11’a point encore l’esprit mûr. Mon Dieu, qu’il estjeune! || Jeune, se dit également Des animaux, parrapport à l’âge qu’ils vivent ordinairement. Un jeunechien. || Prov., H est fou comme un jeune chien, sedit D’un jeune garçon étourdi et folâtre. || Prov.,Jeune chair et vieux poisson, La viande des jeuneshôtes est la plus délicate, et les plus grands poissonssont ordinairement les meilleurs. || Jeune, se ditpareillement Des arbres et des plantes. Un jeune chêne.Un jeune bois. || Il sc dit particulièrement, dans l'ad-ministration forestière, Des baliveaux de l’âge dutaillis, par opposition aux baliveaux modernes , quion^deux ou trois âges, et au \ baliveaux anciens,qui ont plus de trois âges.
JEÛNE, s. m. ( lat .jejunium, jeune.) Pratique re-ligieuse, acte de dévotion, qui consiste à s’abstenird’aliments par esprit de mortification. || Il se dit par-ticulièrement Du jeûne des catholiques, qui consisteà s’abstenir de viande en ne faisant qu’un repas danstoute la journée, soit à dîner avec une légère colla-tion à souper, soit à souper avec une légère collationà dîner. || Jeûne, se dit, dans une signification gé-nérale, de Toute abstinence d’aliments. Un trop longjeûne ruine la santé.\\ lise dit quelquefois, fig. et fam.,de Toute autre espèce d’abstinence ou de privation.
JEUNEMENT. adv. (juvénilité/’, jeunement.) Nou-
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vellement.T. de chasse, qui n’est usité que dans cettephrase, Cerf de dix cors jeunement , Cerf qui a prisdepuis peu un cors de dix andouillers de chaque côté.
JEÛNER, v. 11. (lat .jejunarc, jeûner.) S’abstenird’aliments, ou de certains aliments, par esprit de dé-votion , de mortification.|j Manger peu, manger moinsqu’il 11e faut, ou môme ne point manger du tout, soitpar une abstinence volontaire, soit par une abstinenceforcée et faute d’aliments. || Quelquefois, fig. et fam.,S’abstenir ou être privé de certaines jouissances, etc.
JEUNESSE, s. f. ( lat. juventus, jeunesse.) Cettepartie de la vie de l'homme, qui est entre l’enfanceet l’âge viril; ou L’état d’une personne jeune. Danssa première jeunesse. Passer sa jeunesse dans les plai-sirs. Il a bien employé sa jeunesse . j| Adverbial, etfam., De jeunesse, Dès la jeunesse. |[ Prov. et fig.,Jeunesse est difficile à passer, Dans la jeunesse on abien de la peine à modérer ses passions. Il faut quejeunesse se passe, On doit avoir de l’indulgence pourles fautes que la vivacité et l’inexpérience de la jeu-nesse font commettre. || Avoir un air de jeunesse,Paraître encore jeune, quoique l'on soit déjà d’uncertain âge. ]| Jeunesse, signifie, collectivement,Ceux qui sont dans l’âge de la jeunesse, et mômeCeux qui sont encore dans l’enfance. Avoir de l’in-dulgence pour la jeunesse. j| Jeunesse , signifie, col-lectivement, Ceux qui sont de l’âge de vingt ans àtrente-cinq ou environ. || Il s’entend quelquefois,dans ce dernier sens, Du sexe masculin seulement. |jIl se dit quelquefois, popul., d’Une personne jeune,et surtout d’Une jeune fille. C’est une jeunesse. [| Jeu-nesse, se dit aussi, dans un sens analogue au pre-mier, en parlant Des animaux et môme des arbres.
JEUNET, ETTE. adj. diminutif. Qui est extrê-mementjeune. Fam. Ne s’emploie guère qu’au féminin.
JEÛNEUR , EIJSE. s. (lat. jejunarc, jeûner.) Ce-lui , celle qui jeûne. Il n’est guère usité qu’avec l’ad-jectif Grand. Fam.
JOAILLERIE, s. f. Art, métier, commerce dejoaillier. j| Il se dit aussi Des marchandises qui con-sistent en joyaux, en pierreries, etc.
JOAILLIÈR, 1 ÈRE. s. Celui, celle qui travaille enjoyaux , en pierreries, ou dont la profession est d’envendre.
JOCKEY, s. m. (Mot anglais.) Très-jeune domesti-que principalement chargé de conduire la voiture enpostillon,
JOCKO. s. m. t. d’hist. nat. Espèce de singe,qu’on nomme aussi Pongo.
JOCRISSE, s. m. T. injurieux. Benêt qui se laissegouverner, ou qui s’occupe des soins les plus bas duménage. Popul. || Yalet niais et maladroit.
JOIE. s. f. (latin jocus, gaieté.) Mouvementvif et agréable que l’âtne ressent dans la possessiond’un bien réel, ou imaginaire. Nager dans la joie.J’en hi bien de la joie. || Feu de joie, Feu qn’011 al-lume dans les rues, dans les places publiques, ensigne de réjouissance. || Fam., Être à la joie de soncœur, et mieux , Etre dans la joie de son cœur, Êtretransporté de joie. || Faire la joie, être la joie de quel-qu’un , Etre pour lui un grand sujet de joie, faire sonbonheur. || Prov., Se donner au cœurjoie, ou mieux,à cœur joie de quelque chose, En jouir pleinement,abondamment, s’en rassasier. On dit dans le mêmesens , S’en donner ci cœur joie. || Joie , se prend quel-quefois pour Gaieté, humeur gaie. La joie d’un fes-tin. || Il se dit aussi quelquefois, au pluriel, pourPlaisirs, jouissances. Les joies d’une mère. |j Une fillede joie, Une prostituée.