D’ARITHMÉTIQUE. *
7. Le procédé des Géomètres, pour parvenirà mefurer la grandeur, eft remarquable par laclarté & les lumières qu’il répand fur les matiè-res que l’on traite. On l’appelle Méthode des Géo-mètres. C’eft la même que celle dont on expliquel’Art, & dont on démontre les régies dans laLogique. Elle confifte dans une fuite de propo-rtions que l’on appelle „ Demandes , HypothefesOU Suppofidons , Principes , Axiomes , Lemmes,Théorèmes , Problèmes , Corollaires, Sckolies ou Re-marques , tellement alforties & liées enfemble,que les vérités que l’on démontre, fe déduifentles unes des autres , & forment une fuite Sc unenchaînement merveilleux.
Avant que d’entrer en matière, il eft à proposd’expofer quelques principes & axiomes qui fer-vent de fondement à toutes les parties des Ma-thématiques.
Axiomes.
I.
8. Le tout eft plus grand que fa partie. Le touteft égal à toutes fes parties prifes enfemble. Cha-que grandeur ou quantité eft égale à elle-même.
I I.
9. Deux grandeurs qui font égales chacune àune même troifiéme grandeur , font égales en-tr’clles.
I I I.
10. Si à des grandeurs égales on ajoute desquantités égales , les fommes feront égales : & fià des grandeurs inégales on ajoute des quantitéségales, les fommes feront inégales.
I V.
11. Si de grandeurs égales ou retranche desquantités égales, les relies font égaux •, & fi de
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