APPENDICE.
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dent à la fatale tentation d’abuser de la force et des’enrichir aux dépens d’autrui. Si la conquête del’Alsace et de Metz était un fait isolé dans l’histoirede Prusse on pourrait peut-être en juger autrement;mais elle suit la conquête de Hanovre, qui a suivicelle du Schleswig, qui a été précédée par celle dela Saxe, qui suivait celle de Posen et de la Silésie;le passé de son histoire peut servir à faire compren-dre son présent.
Mais, direz-vous, ces conquêtes sont des actes deviolence du gouvernement prussien; tandis quel’annexion de l’Alsace et de la Lorraine a été vou-lue par l’Allemagne entière, forte du sentiment deson droit historique. —Je nie ce droit. Metz ainsique l’Alsace, moins Strasbourg et Mulhouse, ont étéconquises par des guerres où nous avions pour al-liés précisément ces princes protestants de l’Alle-magne du nord qui se servaient alors de notreappui pour s’agrandir et qui nous reprochent au-jourd’hui ces conquêtes dues à leurs armes et àleurs victoires aussi bien qu’aux nôtres. Mulhouseétait alliée à la Confédération suisse et c’est untraité spécial qui l’a réunie en 1798 à la Républiquefrançaise. Quant à la possession de Strasbourg, toutle monde reconnaît qu’elle a été le prix d’une desplus effrontées violations du droit des gens dontl’histoire fasse mention. Mais à qui fut enlevé Stras-