ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
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lui manque, ce sont les qualités viriles. Maisil a d’autres qualités qui empêchent de lejuger trop sévèrement et qui permettent d’es-pérer en l’avenir : il est intelligent, il a boncaractère et bon cœur.
J’ai dit que nos soldats ne savaient pas rai-sonner, voir les choses d’une manière claireet complète: mais aussi avec quelle vivaciténe saisissent-ils pas le peu qu’ils voient! Avecquelle originalité ne savent-ils pas l’exprimer?J’ai lu un grand nombre de lettres de soldats,allemandes et françaises. Les premières expri-maient plus uniformément des sentiments bonset purs ; mais combien les autres étaient plusintéressantes ! L’orthographe et le style lais-saient à désirer, mais on y trouvait millechoses fines et délicates dites avec un naturel,un bonheur d’expression qui faisaient monétonnement et mon admiration.
Le bon caractère, la bonne humeur desFrançais est proverbiale ; mais jamais elle n’amieux éclaté que dans ces continuels revers ;nulle part on ne pouvait si bien l’observer