SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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leurs compagnies, les cherchant naturellementdu côté où ne grondait pas le canon. Certainscorps s’étaient recrutés de vrais bandits, ter-reur du paysan qu’ils pillaient, battaient et nedéfendaient pas, et dont la maison était sou-vent, après leur départ, brûlée par l’ennemi..Je crois qu’aujourd’lmi les hommes sérieuxsont en France unanimes à reconnaître queles services rendus par les francs-tireurs nepeuvent pas être mis en balance avec le malqu’ils ont causé.
Je n’entrerai pas dans l’analyse des imper-fections de notre armée au point de vue mi-litaire, pas plus que je n’ai voulu exposer lesmérites de l’organisation prussienne. D’autresplus compétents ont dit et diront l’incapacitéde nos états-majors (i), l’ignorance de nosofficiers et de nos sous-officiers, l’incurie denotre intendance, l’insuffisance de nos ambu-
(1) De l’aveu (le tous, même des ennemis, l’armée de laLoire et l’armée du Nord ont été conduites avec un grand ta-lent. Mais alors les éléments dont disposaient MM. Chanzyet Faidlierbe étaient trop mauvais, les circonstances trop dé-favorables, pour que le succès fût encore possible.
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