SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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et simple, une grande égalité d’humeur, etquelque chose de cordial, d’humain, de franc,qui gagnait tout de suite les sympathies. Jeparle naturellement du soldat de ligne encorejeune, non de celui qui a fait son métier de lacarrière militaire et sa vie normale de la viede garnison. Le vieux lignard est d’ordinaire,malgré son apparente bonhomie, un type di-gne de peu d’estime. Célibataire de profes-sion, il a tous les vices de son état, et enparticulier la paresse et l’égoïsme. Chez lejeune soldat, au contraire, nous trouvionsd’ordinaire les affections de famille très-dé-veloppées et une simplicité de cœur qui lerend facilement accessible à tous les bonssentiments. L’ignorance malheureusement em-pêche le plus souvent le développement desqualités naturelles dont il est doué.
Nous retrouvons à peu près le même carac-tère dans la cavalerie, avec quelque chose deplus dégagé, de plus conscient, de moins naïf etnaturel. Le cavalier se trouve beau et il poseun peu, mais aussi a-t-il le sentiment de sa