SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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qui se sont formées plus tard. Quelle que fûtla supériorité militaire des premières, j’ai ce-pendant trouvé chez les unes comme chezles autres à peu près les mêmes défauts et lesmêmes qualités. Mais il est indispensable dedistinguer les uns des autres les différentscorps de notre armée. Elle n’avait nullementl’homogénéité, l’unité d’esprit, l’uniformité demœurs qu’on trouve dans l’armée allemande.Nous avons bien remarqué chez celle-ci desdiversités provenant des différentes nationa-lités ou de la composition des états-majors; onpouvait y observer aussi une plus grande mo-ralité dans l’artillerie et la cavalerie qui sontdes corps d’élite, et une moindre dans l’in-fanterie où tous les éléments, bons ou mau-vais, se trouvent confondus. Mais, chez nous,ces différences étaient bien plus marquées.
Il faut d’abord mettre à part les troupesétrangères, les spahis et les turcos, dont laprésence sur le sol français indignait à bondroit nos adversaires. Non pas qu’il faille voiren eux des bêtes sauvages, comme on le fait