SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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étaient aidés dans leur tâche par les membresdes deux grandes associations hospitalières,les chevaliers de Malte et les chevaliers deSaint-Jean. J’ai vu à l’œuvre plusieurs d’entreeux, le prince de Taxis, le prince de'Wyd, lecomte de Alvensleben. Ils justifiaient par leurzèle et leur dévouement les privilèges et lahaute posilion qu’ils devaient à leur naissance.C’est vers les ambulances qu’il faut nous tour-ner pour trouver quelque consolation aux tris-tesses de cette funeste guerre.
Consolation bien insuffisante d’ailleurs, carmalgré la remarquable culture intellectuelleet même les qualités morales qui distinguentles Allemands, la guerre a révélé ou déve-loppé chez eux des vices qui porteront, je lecrains, de détestables fruits pour l’avenir ; etc’est malheureusement la partie la plus éclai-rée de la nation qui s’est montrée la plus in-digne du rang élevé qu’elle occupe dans lacivilisation européenne. Ce sont les hommespolitiques et les savants des universités quiont excité les haines nationales en représen-