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Allemands et Francais : souvenirs de campagne Metz-Sedan-La Loire
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ALLEMANDS ET FRANÇAIS.

Ce serait toutefois une injustice que derendre tous les officiers responsables de cesindignités, bien qu’il eût dû exister parmi euxun esprit de corps, un sentiment d’honneurcollectif qui les rendit impossibles, tandis queceux mêmes qui ne s’en rendaient pas cou-pables, cherchaient à les excuser. Beaucoupd’officiers se conduisaient en hommes bienélevés, et même bienveillants, lorsque ladureté du système d’invasion ne leur faisaitpas de la brutalité un devoir. Dans leurs rap-ports avec notre ambulance, je les ai toujours

témoignages ont apporté la lumière sur ce point. Voyez lalettre de Freytag : Ueber rotten und roilen, et la lettre ducuirassier Mayer que je citais tout à l’heure. J’ai voyagé enseptembre 1871 entre Constance et Schaffouse avec un jeuneofficier de la land-wehr qui déplorait ces vols, mais trouvaitqu’on aurait dû transporter en Allemagne tout ce qui se trou-vait dans les collections publiques des villes occupées. Il mecitait Fontainebleau entre autres. « Si vous blâmez Napoléond’avoir dépouillé les musées étrangers, lui dis-je, c’est sansdoute parce qu’il les volait par traités. Vous avez raison, ilvaut mieux ne pas couvrir le vol des apparences de la léga-lité. » — Il rougit et se tut. — Un savant allemand distin-gué exprima un jour devant moi le regret que les troupes im-périales n’eussent pas transporté à Strasbourg la bibliothèqued’Epinal, pour remplacer celle que le bombardement a brû-lée.