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Allemands et Francais : souvenirs de campagne Metz-Sedan-La Loire
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ALLEMANDS ET FRANÇAIS.

que nous sommes vos domestiques. Voussaurez maintenant ce que c’est que d’obéir (1).

Un de nos chirurgiens, qui était Alsacien,ne pouvait pas faire connaître sa nationalitéà un officier, sans que celui-ci dit d’un airaimable :

— Ha ! ein neuer Preuss !

Ce qui est plus triste encore, c’est que desvices ignobles se montraient dans ce corpsd’officiers si instruits, si élégants, si gentle-men. Je ne parle pas seulement de l’ivrogne-rie, qui est toujours regardée avec indul-gence en Allemagne, ni de la fureur au jeu,qui existe chez eux au même degré que cheznos marins, mais du vol. Parfois ils volaienten grand, ils emballaient comme dans cer-taines villas des environs de Paris ; ils pre-naient des tableaux, des harnais; ils pous-saient leurs soldats au pillage; d’autres foisils descendaient jusqu’à commettre des petitsvols honteux et vils; ils mettaient dans leur

(1) Cette parole m’a frappé. Ce sentiment a été celui detoute l’Allemagne h l’égard de la Frahce.