SOUVENIRS BE CAMPAGNE.
75
Combien il y en a qui ne fêteront pasNoël à la maison !
Et de grosses larmes coulaient sur ses joues.
Je n’ai parlé jusqu’ici que des soldats.Nulle part, en effet, la différence entre lesoldat et l’officier n’est aussi marquée qu’enAllemagne. Quant à la classe intermédiairedes sous-officiers, elle est à mes yeux l’hon-neur de l’armée allemande. Sortis d’ordinairedes rangs du peuple ou de la petite bour-geoisie, et parvenus à leur grade à force detravail et de bonne conduite, ils ont à un degrééminent les qualités du soldat avec une intel-ligence plus cultivée, et sans cette morgue etcette dureté qui déparent si souvent le carac-tère des officiers.
On peut porter sur les officiers allemandsles jugements les plus divers, suivant ceuxque le hasard a fait rencontrer. Ils ont beau-coup d’uniformité dans la tenue extérieure,ils n’en ont aucune dans le caractère. Ils ontceci de commun, qu’ils sont instruits, et qu’ilsexécutent tous ponctuellement leur service