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66 ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
une des sources de la force de la race ger-manique. Il peut y avoir eu des crimes indi-viduels commis ; mais en sept mois de cam-pagne, je n’en ai pas constaté un seul, nientendu raconter un seul d’une manière po-sitive. J’ai vu toujours au contraire les femmestraitées avec un véritable respect, qui faisaitl’étonnement des soldats français :
— Ce n’est pas nous qui ferions comme ça,m’ont-ils dit bien souvent.
Quant aux enfants, ils étaient dès le pre-mier jour les amis des Allemands. Quand iln’y avait rien à manger dans la maison, etqu’on se plaignait « à cause des enfants,»toute la famille était sûre d’être nourrie. Lessoldats s’amusaient avec les enfants, les pro-menaient, se faisaient donner par eux desleçons de français, et plus d’une fois la pré-sence des enfants dans une maison a trans-formé les ennemis en amis. Ils racontaientqu’eux aussi avaient des enfants, « un, deux,trois,» montraient-ils sur leurs doigts, etgrands cc comme ça, comme ça et comme ça,»