SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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pense due aux troupes victorieuses, de mêmeque l’Alsace et la Lorraine étaient le prix dûau peuple allemand.
Nous restâmes à Raucourt jusqu’au 26 sep-tembre. Les premiers jours furent difficiles. Cemalheureux bourg avait dû fournir le 28 et le29 août cent mille rations de pain, de vin et deviande à l’armée française. Le 30 il avait étépillé par les Bavarois, et du 1 er au 10 sep-tembre il eut sans discontinuer des ennemis àloger et à nourrir. Je dois dire cependant quele premier jour une fois passé les Allemandsse conduisirent avec la plus grande modéra-tion, C’est grâce à eux que nos blessés n’ontjamais manqué de vivres, et que lorsqu’ilsfurent en convalescence, nous pûmes tous lesévacuer sur les lignes françaises.
Je dois aussi rendre hommage aux habi-tants de Raucourt et au dévouement qu’ilsont montré pendant cette douloureuse époque.Nulle part je n’ai vu les blessés accueillis,soignés, choyés, avec autant de cœur et devraie bonté. J’ai vu de pauvres ouvriers se