SOUVENIRS DE CAMPAGNE.
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acheter du pain, aux Prussiens naturellement.Eux seuls dans le village avaient des vivres etchaque habitant recevait d’eux journellementla ration d’un soldat. On trouva plaisant àl'état-major de refuser cette demande et denous dire de nous tirer d’affaire comme nouspourrions. On partit. A vingt kilomètres envi-ron de Doncourt, une ordonnance à chevalaccourut à toute bride.
— Vous êtes l’ambulance française de Don-court?
— Oui.
— Le major Lœftler m’a chargé de vous re-mettre ceci.
C’était un énorme pain et trois saucissonsque nous envoyait notre confrère de l’Inter-nationale.
Sur la route de Doncourt à Etain, les ha-bitants étaient plongés dans la stupeur; ils nepouvaient comprendre ce qui s’était passé :l’empereur s’enfuyant sur la route de Verdunavec un régiment de cavalerie; l’armée deBazaine qu'ils avaient vue le 16 et qu’ils