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Tome Second (1777)
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T s i L E

No. S 8.

Une once de racine de gramont, autant decelle de chicorée. Faites bouillir pendant unquart d’heure avec une chopine d’eau , faitescliffoudre demi-once de fel de Sedlitz, & deux

que faire du mal. En 1760 M. A. Stork, l’un despremiers Médecins de LL. MM. Impériales, guidépar ces indications vagues , éparfes dans les ouvra-'ges de quelques Médecins, & animé par Fenvie deremédier à des maux cruels , pour lcfquels on 11’a-voit encore aucun fecours efficace , tira la eiguë del’oubli dans lequel on la laiffoit mal à propos ; ilcommenqa par en prendre lui-même de fi petites do-fes, qu’elle n’auroit pas pu lui nuire, l'uppolé mê-me qu’elle eût été un poifon aétif; il augmentainfenfiblcment ; enfin , apr s s’être alluré qu’elle nepouvoit pas nuire , il la donna à des malades atta-qués de fquirrhes & de cancers, en commençant parde petites dolcs, &en montant fucceffivcment, juf-ques-là qu’il eft parvenu à en faire prendre plus dedemi-once par jour, fans aucun inconvénient & avecun fuccès marqué. Ses premiers eflais furent des plusheureux ; il a guéri un très-grand nombre de fquir-rbes & de cancers , déclarés ablolument incurablesparles plus habiles Médecins, & contre lefquelstous les remèdes avoient échoué : l’employant en-fuite dans d’autres maladies rebelles & opiniâtres,il en a également vu de très-grands effets, & ilme paroît démontré par le nombre , les carafte-res & l’authenticité de fes obfervations , que ceremede doit être mis dans le petit nombre desplus grands remedes de la médecine, & que fongrand ufage eft dans les maladies qui dépendentd’obftruélions ou d’un virus âcre dans les hu-meurs ; aulfi il rendit finguliérement dans lesfquirrhes externes & internes, dans les cancers,dans les écrouelles, dans les maladies delà peau,dans les fluxions & les ulcérés opiniâtres, dans lescataraéles commençantes , quelques gouttes, qnel-ques étifics, la gangrené même , &c. Un très-long