328 Des Charlatans.quiconque ordonne des remedes finis au-tre connoilfance du mal que l’infpeéUonde l’urine eft un fripon , & le maladequi les avale une dupe.
§. 6 32. D’où vient , pourroit-on de-mander , cette crédulité ridicule fur l’ob-jet qui nous touche le plus, notre proprefanté ?
Il y en a quelques caufes plus parti-culières au peuple , & qui font i°. l’invpreifion méchatiique du brillant fur fesfens, 2°. Le préjugé que les Maîges gué-riifent par un don furnaturel, je les avoisdéjà indiquées. 3 0 . L’idée dans laquelle ileft alfez généralement, que fes maladiesfont une claffe à part comme lui , & quele Médecin du riche ne les connoît pas.4 0 . L’erreur générale qu’il lui en coûteramoins de recourir au Maîge. 5 0 . Peut-être une timidité honteufe. 6 Une efi-» pece de crainte que les Médecins & lesChirurgiens ne lui donnent pas alfez defoin ; & ne le traitent trop cavalièrement ;crainte qui augmente cette confiancequ’il a & que tout homme a pour fonégal, confiance fondée fur cette égalitémême. 7 0 . Des difcours dans fon goût,& à fa portée.
Mais il eft moins aifé d’expliquer laconfiance aveugle des gens d’un ordre■ fupérieur, qui étant cenfés avoir requ