Des Char'latax s.' 327
tre, parce que l’aiguille emploie douzeheures à faire le tour du cadran.
§. 631. Les Médecins font quelqueattention aux urines des malades , dontles changemens, dans quelques mala-dies , fur-tout dans les fievres inflamma-toires , aident à juger des changemensqui furviennent dans le caradtere deshumeurs, & contribuent à déterminer letems où il convient de placer les éva-cuans; mais c’eft une igorance crafleque de croire , & le comble de la fourbe-rie que de perfuader , que leur feule inf-peéïion fuflfife pour juger des fymptô-mes , de la caufe , & des remedes d’u-ne maladie ; elle ne peut être utile quequand on les obferve journellement ,quand on obferve en même tems le ma-lade , quand on les compare aux fymp-tômes du mal, aux autres évacuations »quand on eft exaâement inftruit de tou-tes les circonllances étrangères à la ma-ladie qui peuvent les changer , commecertains alimens, certaines boiffons, plu-fieurs remedes , la quantité de la boift.fon. Si l’on n’eft pas exactement inftruitde tous ces détails , la vue feule des uri-nes eft abfolument inutile, elle n’inftruitde rien , le feul bon fens le démontre ,fans que j’en détaille davantage les preu-ves ; & l’on peut hardiment décider, que