292 Des Maladiescèdent, que ces enfans foibles n’étoientque foibles : fi la foibleiîe eft P effet de lacorruption des humeurs, s’ils ont étéformés & nourris d’un fang empoifonné,la façon de vivre la plus fobre & la plusréglée leur eft indifpenfablement nécef-faire ; mais feule elle ne peut pas les gué-rir , & il faut employer, de très-bonneheure, & dès les premières femaines deleur enfance , fi l’on trouve déjà à cetteépoque , ce qui arrive fouvent, des lignesqui caraélérifent Fefpece de vice dontleurs humeurs font atteintes , il faut,dis-je , employer , dès les premières fe-maines de leur enfance , les remedes lesmieux indiqués. Leur fuccès eft d’au-tant plus fûr qu’on les emploie plutôt ;il eft plus aifé à cette époque de détrui-re la caufe du mal ; & d’ailleurs quandon feroit auffi fùr de la détruire quel-ques années après , fou adtion pendantles premières années de la vie endom-mage inévitablement la fan té, & les mauxqu’elle produit font quelquefois irrépa-rables. J’ai cru devoir donner ici ceconfeil, aux parais alfez vertueux pour. s’avouer à eux-mêmes, & à un Méde-cin honnête & éclairé , leurs fautes ouleur malheur , & pour ne pas facrifier lafanté & le bonheur de leurs enfans àune faufle honte. Mais je ne puis entrer
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