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Tome Second (1777)
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288
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a88 Des Maladiesvoyer à ce que jen ai dit dans le cha-pitre XXVII.

Quand lart na pas cherché, dès lapremière enfance, à donner les forcesque la nature a refufées , ( ce qui arrivelouvent, parce quau lieu de voir queles enfans ne font que foibles , on jugequils font malades, on les traite commetels , & on les affoiblit par les remedes,)il eft très-difficile , pour ne pas direplus, de procurer une fanté tolérable.Le confeil le plus utile que je crois pou-voir donner aux perfonnes qui font dansce cas- , ceft déviter lécueil contre le-quel elles échouent prefque toutes , lefipérance de fe guérir par les remedes.

La foibleife ouvre la porte à toutes lesinfirmités , elles cherchent à les combat-tre toutes fuccelfivement, & cela fou-vent par des remedes très-oppofés , dontle feul effet certain , ceft de les affoiblirjournellement davantage ; elles augmen-tent par le nombre de leurs maux, &fe réduifent enfin à létat le plus trifte.Les faignées , les émétiques , les purga-tifs font pour elles des moyens de défi,truftion , puifque leur feul but, parrapport à leur fanté , doit être daug-menter leur forces, & que tous ces fe-cours les diminuent : mais elles ne peu-vent efpérer de réuffir que par de#

moyens