a88 Des Maladiesvoyer à ce que j’en ai dit dans le cha-pitre XXVII.
Quand l’art n’a pas cherché, dès lapremière enfance, à donner les forcesque la nature a refufées , ( ce qui arrivelouvent, parce qu’au lieu de voir queles enfans ne font que foibles , on jugequ’ils font malades, on les traite commetels , & on les affoiblit par les remedes,)il eft très-difficile , pour ne pas direplus, de procurer une fanté tolérable.Le confeil le plus utile que je crois pou-voir donner aux perfonnes qui font dansce cas-là , c’eft d’éviter l’écueil contre le-quel elles échouent prefque toutes , l’efipérance de fe guérir par les remedes.
La foibleife ouvre la porte à toutes lesinfirmités , elles cherchent à les combat-tre toutes fuccelfivement, & cela fou-vent par des remedes très-oppofés , dontle feul effet certain , c’eft de les affoiblirjournellement davantage ; elles augmen-tent par là le nombre de leurs maux, &fe réduifent enfin à l’état le plus trifte.Les faignées , les émétiques , les purga-tifs font pour elles des moyens de défi,truftion , puifque leur feul but, parrapport à leur fanté , doit être d’aug-menter leur forces, & que tous ces fe-cours les diminuent : mais elles ne peu-vent efpérer de réuffir que par de#
moyens