De Langueur. 287dans le foie , dans les reins. Je ne par-courrai point toutes ces caufes ; je diraiun mot de quelques unes des plus fré-quentes & de quelques maladies les pluscommunes.
§. fÿi. Il y a des perfonnes qui naif-fent tres-foibles, & avec une conttitutiortdélicate, qu’elles confervent toute leurvie ; elles manquent de force , elles nejouiifent jamais d’un parfait bien-être,parce qu’étant extrêmement fenfibles àtoutes les impreflions, les caufes les pluslégères les jettent dans le mal-aife. Laplus petite erreur dans la qualité ou dansla quantité des alimens , les changemensde tems, un peu trop de fatigue , laplus petite altération dans leur fommeil,le plus léger trouble de leur ame , pro-duifent, fur le champ , un changementconfidérable dans leur fanté ; & fans avoirdes maladies caraCtérifées, elles ne fepor-tent jamais bien.
§. ^92. La façon dont on éleve les en-fans peut beaucoup contribuer à répa-rer ce vice de leur conllitution native ,& l’on peut rendre très-fains des en-fans nés très foibles. Je donnerai peut-être , un jour, le réfultat d’un grand nom-bre d’obfervations fur cet objet impor-tant ; je me borne actuellement à ren-