De Langueur. 289moyens doux , longtems continués , &par des attentions de régime plutôt quepar des remedes.
La fobriété doit être leur premièreloi. Des organes foibles , dont l’a&ioneft toujours languiflante , peuvent peudigérer , & peu diffiper ; fi on leur donnedes alimens au delà de leurs forces , ilseii font furchargés & deviennent mala-des. Non-feulement ils doivent fe con-tenter d’une fort petite quantité d’ali-mens, mais ils doivent les choilir Am-ples , & faire le moins de mélanges qu’iLeft poffible. Le meilleur pain pris très-modérément , des viandes tendres ou-rôties , ou cuites avec très-peu d’eau,mais jamais bouillies , des œufs très-frais , du lait Ci leur eftomac le digéré ,du poiifon , des écreviifes , doivent êtrela bafe de leur nourriture ; il faut y join-dre journellement quelques légumes ouquelques fruits , mais plutôt comme af-faifonnement que comme aliment , &feulement ce qu’il en faut pour prévenirle dégoût , & éviter les dangers d’unediete entièrement compofée de viande ,ou au moins de fubftances animales.
Les alimens gras , falés , fumés, ve-nés , vifqueux, pâteux , font au deifusdes forces de leur eftomac , & de leurs
Tome II N