Des Contusions. 141h poitrine ; on l’envoya chez lui, & l’o-pération de l’empyene put heureufementle guérir après un an de foutïrances.
J’ai cité ces deux exemples , pour prou-ver le danger qu’il y a à négliger les coupsviolens, puifque ces deux malades au-roient évité, l’un la mort, l’autre une ma-ladie longue & cruelle , s’ils avoient prisd’abord après l’accident les précautionsnéceflaires dans ces cas.
§. 444. Quand une partie eft meur-trie , il arrive de deux chofes l’une , &ordinairement toutes deux à la fois, fur-tout li la meurtrilfure eft: un peu confidé-rable,- ou les petits vaiilèaux de la par-tie meurtrie font brifés , & le fang qu’ilscontenoient s’épanche dans le voifinage ;ou fans épanchement, ces vailfeaux per-dent leur force, & n’aidant plus la cir-culation , le fiuig croupit. Dans l’un &l’autre cas, fi la nature , ou feule , ouaidée , n’y remédie pas , il furvient in-flammation , fuppuration de mauvaife ef-pece , pourriture, gangrené , fans par-ler des accidens qui dépendent de lameurtriflure de quelque partie particu-lière, comme nerf, gros vaifleau, os , &c.L’on comprend aulfi tous les dangers dela meurtriifure, quand elle a attaqué quel-que partie intérieure, & que le fang s’eftépanché , ou que la circulation ne fe fait