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Tome Second (1777)
Entstehung
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118
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ii8 Dés Corps

pièce de monnoye avalée boucha la côm-muiiication entre l’eftomac & les in-teftins & tua. On avale tous les joursdes noyaux impunément, mais on a desexemples de gens chez lefquels il s’en eftfait des amas qui font devenus caufe demort;, après beaucoup de douleurs.

§.423. La troifiemeiflue, c’eftquandces corps reflortent avec les urines ; maisces cas font rares.

Une épingle, de moyenne grandeur,redorât en urinant trois jours après l’a-voir avalée, & l’on a rendu par la mê-me voie un petit os, des noyaux de ce-rifcs,de prunes, & même un dépêché.

§. 424 Enfin le quatrième cas, c’eftquand les corps avalés percent l’eftomacou les boyaux, & qu’ils vont jufqu’àlapeau, occafionnent un abcès & fe fontjour eux-mêmes, ou font tirés en ou-vrant l’abcès. Ils font fouvent très-long-tems à faire ce trajet, quelquefois lesdouleurs font continues, d’autrefois lemalade fouffre pendant quelque tems,les douleurs ceflent & recommencent.L’abcès fe forme ou fur l’eftomac oudans d’autres parties du ventre, quel-quefois même ces corps, après avoirpercé les inteftins, font des routes iîn-gulieres, & vont reffortir loin du ven-tre. Une aiguille avalée reifortit au bout