ARRÊTÉS A LA GORGE. 117quels un Chirurgien adroit peut pres-que toujours remédier. S’il eft pofllblede les couper, comme des os minces,des mâchoires de poiffons, des épin-gles, ils fortent alors avec beaucoup deFacilité.
§.' 422 . Une fécondé ilfue, c’eft quandces corps ne relfortent point, mais oc-cafionnent des accidens fâcheux quituent le malade, & il y a beaucoup deces cas.
Une Demoifelle ayant avalé des épin-gles qu’elle tenoit dans fa bouche, unepartie relfortit par les felles, mais l’au-tre partie perça les inteftins, & même leventre avec des douleurs inouïes ; la ma-lade périt au bout de trois femaines.
Un homme avala une aiguille qui per-ça l’eftomac, pénétra dans le foie, é>f fitpérir le malade en confomption.
Une Ibnde échapée en examinant lagorge, & avalée, tua le malade au boutde deux ans.
On voit tous les jours avaler des piè-ces monnoyées, de différens métaux,fans qu’il furvienne rien de fâ.lieux,on a vu avaler jufqu’à cent louis d’orqui reflortirent tous. Mais que ces heu-reux hazards n’infpirent pas trop de fé-curité, les événemens fâcheux doiventinlpirer une jufte craintej une feule'