ARRETÉS A LA GORGE. 119de quatre ans à la jambe, une autre àl’épaule.
§. 42^. Tous ces exemples, & unefoule d’autres, des morts cruelles aprèsdes corps avalés prouvent la nécellitéd’être fur fes gardes à cet égard, & dé-pofent contre l’imprudence horrible , j’o-ferois dire criminelle, de s’amufer dejeux qui peuvent occafionner ces mal-heurs , ou même de tenir dans la bou-che des corps qui, échapant par impru-dence ou par accident, deviennent cau-fe de mort. Peut-on, fans frémir, met-tre dans la bouche des aiguilles '& desépingles quand on penfe aux maux hor-ribles & à la mort cruelle qu’elles peu-vent occafionner?
§. 4215. L’on a vu plus haut que quel-quefois les corps arrêtés étouffoient lemalade; d’autrefois, on ne peut ni lesretirer, ni les précipiter, mais ils ref-îent dans l’œfophage, fans que le ma-lade meure, au moins d’abord. Celaarrive quand ils font fitués de façonqu’ils ne compriment pas la trachée-àr-tere, & qu’ils n’empêchent pas totale-ment le palPage des alimens ; ce qui nepeut guère arriver qu’aux corps poin-tus. Ces corps ainfi arrêtés occafionnentquelquefois, fansbeaucoup de violence,une petite fuppuration qui les dégage,