ARRÊTES A LA GORGE. II?pourroitètre très-utile dans plufieurs casquand les corps avalés ne font pas tropdurs & qu’ils font fort gros, ce feroitde fixer un tire-bourre folidement à unmanche flexible & à un fil ciré, afin qu’onpût le retirer, fuppofé qu’il quittât foumanche, il feroit aile, fur-tout fi le corpsn’étoit pas extrêmement bas, d’y planterle tire-bourre, & de le retirer par cemoyen.
L’on a vu une épine fixée dans la gor-ge , dégagée & rejettée en riant.
§. 417. Dans le cas du §. 409, quandil convient de poulfer le corps, on em-ploie ou des poireaux, qui ont l’avantagede fe trouver par-tout, mais qui fontfujets à fe cafler, ou une bougie huilée& tant foit peu échauffée afin qu’ellefoit flexible, ou une baleine, ou un filde fer dont on épaiffit dans le momentun des bouts avec du plomb fondu, cequi elt très-vite fait. L’on peut employeravec le même fuccès quelques bâtonsde bois flexible, comme le bouleau , lecoudrier, le frêne, la faule, une fondeflexible, une baguette de plomb. Tousces corps doivent être très-unis & polis,pour qu’ils n’occafionnent point d’irrita-tion, c’elt dans cette vue qu’on les enve-loppe fouvent avec un boyau mince demouton. L’on attache auifi quelquefois