Des Noyés. 89te, & qui paroiffent être péris unique-ment par la fuffocation.
§. 4°2. Le but qu’on doit avoir c’eflde dégorger le poulmon & le cerveau ,& de ranimer la circulation éteinte. Pourcela l’on doit.
i°. Dépouiller le patient de tous feshabits mouillés, le mettrepromtement lîcela eft poffible dans un lit chaud ; oul’étendre devant un grand feu, ou l’ex-pofer aux rayons du foleil , le frotterfortement avec des linges très chauds , &continuer longtemsles friéHons ; il feroitutile de mettre dans un bain chaud & defaigner dans le bain. On a vu d’heureuxeffets de celles qu’on faifoit avec de l’eaude vie , ou de l’efprit de vin & un peude fel. Les applications fpiritueufes furle cœur & fur l’eftomac font aufli utiles& ne doivent pas être négligées. Onpouroit effayer des coups de verge fousla plante des pieds.
2°. Uneperfonne faine & robufte doitfouffkr dans fes poulmons de l’air chaud,& fi l’on peut en avoir, de la fumée detabac, par le moyen de quelque tuyaude pipe, de fétu , d’entonnoir, de tâte-vin, &c. qu’on introduit dans la bou-che. Cet air foufflé avec force, fi l’onbouche en même tems les narines, pé-nètre dans le poulmon, raréfie par (a