88 Des Noyés.de quantité qu’on y en ait jamais trouvén’excède pas ce qu’un peut en boire fanss’incommoder, ainfi ce n’eft point là lacaufc de la mort; il n’eft pas même aiféde dire comment ils peuvent avaler cetteeau. Ce qui les tue , c’eft la fuffocationpar le défaut d’air, & l’eau qui pafle dansle poulmon , & qui y eft portée dans lesmouvemens qu’ils font néceflàirement& involontairement pour refpirer aprèsqu’ils font fous l’eau ; car il n’entre abfo-lument point d’eau dans l’eftomac , oudans le poulmon de ceux qu’on met fousl’eau après leur mort, ce qui fert à fon-der un jugement dans plufieurs cas cri-minels. Cette eau intimement mêlée avecl’air qui eft dans le poulmon forme uneécume vifqueufe, fans relïort, qui empê-che abfolument les fondions de ce vifce-re; & par là non feulement le malade eftfuffoqué, mais de plus le fang ne pou-vant pas revenir de la tête, les vaiffeauxdu cerveau fe remplilfent, & l’apoplexiefe joint à la fuftocation. C’eft ce gon-flement des vaiflèaux de la tête qui faitque parmi les noyés rechapés il y en aqui reftent fujets aux maux de tète. Cet-te fecor.de caufe, c’eft à dire, l’eau qui en-tre dans le poulmon n’eft peut être pasgénérale, & l’on trouve plufieurs noyés»dans lefquels elle ne paroît pas avoir exit
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