14 D Y S S E N T E R I E.puiflent faire, c’eft en fondant les hu-meurs, & furtout la bile épaiffie s’il yen a, dont ils font le vrai diifolvaiît,d’occafionner une diarrhée, mais cettediarrhée même mettroit à l’abri de ladyifenterie.
Les années 17s9 & 1760 ont été ex-trêmement abondantes en fruits, maisii n’y a point eu de dysenteries. Oncroit même remarquer qu’elle eft plusrare & moins facheufe qu’autrefois, &l’on ne peut aflurément l’atribuer, fi lefait eft vrai, qu’aux nombreuTes plan-tations d’arbres qui ont rendu les fruitsextrêmement communs. Toutes les foisque j’ai eu des dyflènteries, j’ai mangémoins de viandes & beaucoup de fruits ;je n’en ai jamais eu la plus légère atta-que; & plufieurs Médecins fuivent lamême méthode avec le même fuccès.
J’ai vu onze malades dans une mai-fon; neuf furent dociles, ils mangèrentdes fruits & guérirent. La grand’mere& un enfant qu’elle aimoit mieux queles autres périrent. Elle conduifit d’a-bord l’enfant à fit mode, avec du vinbrûlé, de l’huile, quelques aromates,& point de fruits, il mourut; elle feconduifit de la même façon, & eut lemême fort.
D-ans une campagne près de Berne,