Dyssentérîe. I?ek, 15/0, dans le tems que la dyiTen-terie faifoit beaucoup de ravages , & quel’on déconfeilloit févérement les fruits,de onze perfonnes qui compofoient lamaifon, dix mangèrent beaucoup deprunes, & ne furent point attaquées.Le cocher, feul docile au préjugé, s’enabdint foigneufement, & eut une dyf-fenterie terrible.
Cette maladie détruifoit un régimentSuilfe qui fe trou voit en garnifon dansles provinces méridionales de France ;les capitaines achetèrent la récolte depluficurs arpens de vignes , l’on y por-toit les foldats malades, l’on cueilloit durailin pour ceux qui 11e pouvoient pasêtre portés, les fains ne mangeoient rienautre; il n’en mourut plus un feul, &il n’y en eut plus d’attaqués.
Un- minilfre étoit attaqué d’une dyf-fenterie, que les remedes qu’il prenoitne guérifloient point; il vit par hazarddes grofeilles rouges, il en eut envie,& en mangea trois livres, depuis feptheures du matin jufqu’à neuf; il fut déjàmieux ce jour-là, & entièrement guérile lendemain. Mr. Kir.kpatr.ick, dansfa traduction , m’apprend que le fils d’uncélèbre Médecin ne put être guéri d’un■flux de fang très-invétéré, que quand,après la mort de fon pere, il mangea