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Tome Premiere (1766)
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126
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Il6 Des coups de Soleil.

ges trempés dans leau fraîche & un peu de vi-naigre rofat ; ce qui peut tenir lieu de tous lesautres remedes employés dans ce cas ; ceux quonvante le plus , font les jus de pourpier , de lai-tue , dartichaud fauvage & de verveine. La boiffon N° 31 efl: utile , bue à jeun tous les jours.

$. 161. Les bains froids ont quelquefois guérides cas prefque défefpérés.

Un homme de vingt ans ayant été fort long-temps expofé à un folcil brûlant, révoit violem-ment fans fievre , & étoit véritablement mania-que. Après plufieurs (signées , 011 le jetta dansun bain froid quon réitéra fou vent, & en même-temps on lui jettoit de leau froide fur la tète.Ces fecours le guérirent peu à peu.

UnOlficierqui avoit couru la polie pendant plu-fieurs jours de fuite par les grandes chaleurs , euten descendant de cheval un évanouiflèment, quiréfifla à tous les remedes ordinaires. On le fau-va en le faifant plonger dans un bain d'eau gla-cée. Lon ne doit jamais employer le bain froiddans ces cas quaprès les faignées.

§. 16a. Il en: certain que ii lon ell tranquille,on recevra plus aifément un coup de foleil quenfe donnant du mouvement, & lufage des cha-peaux blancs, ou de quelques feuilles de papierlous un chapeau noir, contribue fenliblement àprévenir les mauvais effets dun foleil médiocre;mais il efl inutile contre un très-fort.

La conftitution naturelle , ou la conflitutionchangée par lhabitude , mettent une très-grandedifférence entre les effets du foleil fur différen-tes 1 perfonnes. Lon saccoutume à fes impref-fions, comme à celles de tous les autres corpsqui agiflent continuellement fur nous, & lonparvient a être expofé impunément à fon ar-deur , comme on parvient à foutenir , fans enttre incommodé , la rigueur des plus grands