Il6 Des coups de Soleil.
ges trempés dans l’eau fraîche & un peu de vi-naigre rofat ; ce qui peut tenir lieu de tous lesautres remedes employés dans ce cas ; ceux qu’onvante le plus , font les jus de pourpier , de lai-tue , d’artichaud fauvage & de verveine. La boiffon N° 31 efl: utile , bue à jeun tous les jours.
$. 161. Les bains froids ont quelquefois guérides cas prefque défefpérés.
Un homme de vingt ans ayant été fort long-temps expofé à un folcil brûlant, révoit violem-ment fans fievre , & étoit véritablement mania-que. Après plufieurs (signées , 011 le jetta dansun bain froid qu’on réitéra fou vent, & en même-temps on lui jettoit de l’eau froide fur la tète.Ces fecours le guérirent peu à peu.
UnOlficierqui avoit couru la polie pendant plu-fieurs jours de fuite par les grandes chaleurs , euten descendant de cheval un évanouiflèment, quiréfifla à tous les remedes ordinaires. On le fau-va en le faifant plonger dans un bain d'eau gla-cée. L’on ne doit jamais employer le bain froiddans ces cas qu’après les faignées.
§. 16a. Il en: certain que ii l’on ell tranquille,on recevra plus aifément un coup de foleil qu’enfe donnant du mouvement, & l’ufage des cha-peaux blancs, ou de quelques feuilles de papierl’ous un chapeau noir, contribue fenliblement àprévenir les mauvais effets d’un foleil médiocre;mais il efl inutile contre un très-fort.
La conftitution naturelle , ou la conflitutionchangée par l’habitude , mettent une très-grandedifférence entre les effets du foleil fur différen-tes 1 perfonnes. L’on s’accoutume à fes impref-fions, comme à celles de tous les autres corpsqui agiflent continuellement fur nous, & l’onparvient a être expofé impunément à fon ar-deur , comme on parvient à foutenir , fans enttre incommodé , la rigueur des plus grands