12,4 coups de Soleil.
ries continuelles mêlées de fureur & de frayeur,prefque comme quand ils ont eu quelque videlente peur ; par des mouvements convullifs, pardes maux de tête qui redoublent par accès, 8cleur font pouffer de hauts cris, par des vomif-fements continuels. J’ai vu des enfants qui, aprèsun coup de foleil, ont confervé long-temps unepetite toux.
i;6. Les vieillards qui s’expofent fouvcntïmprudemmentaufoleil, ne favent pas toutledan-ger qu’ils courent. On a va un homme qui, lejour libre d’une fievre tierce , fe tint à defleinfort long-temps au foleil,tomber dans une attaqued’apoplexie qui l’emporta le lendemain. Lorsmême que le mal n’eft pas prompt, cependantcette habitude difpofe certainement à l’apoplexie& aux maux de tête. Un des plus légers effetsdu foleil fùr la tête , c’eft de procurer un rhumede cerveau, un mal dégorgé, un enrouement,un gonflement des glandes du col, une féchereffedans les yeux , qui fe fait quelquefois fentirlong-temps.
§. 157. L’effet de la trop* violente chaleur dufeu eft le même que celui du foleil. Un hommefêtant endormi la tête contre le feu , mourut apo-plectique dans ce fommeil.
<&. 158. L’action d’un foleil trop fort ne nuitpas feulement lorfqu’elle tombe fur la tête, maiselle nuit aufii aux autres parties , & ceux qui yrefient expofés, en préfervant la tête, effuientdes douleurs violentes, un fentiment de cha-leur, & une roideur confidérable dans ces par-ties qui ont été defféchées, comme aux jambes,aux genoux, aux cuiffes , aux reins, aux bras jquelquefois ils prennent de la fievre.
$. 159. En examinant un malade d’un coup defoleil, il faut faire attention s’il n’y a pointd’autres çaufes concourantes. Un voyageur, ub