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Tome Premiere (1766)
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124
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12,4 coups de Soleil.

ries continuelles mêlées de fureur & de frayeur,prefque comme quand ils ont eu quelque videlente peur ; par des mouvements convullifs, pardes maux de tête qui redoublent par accès, 8cleur font pouffer de hauts cris, par des vomif-fements continuels. Jai vu des enfants qui, aprèsun coup de foleil, ont confervé long-temps unepetite toux.

i;6. Les vieillards qui sexpofent fouvcntïmprudemmentaufoleil, ne favent pas toutledan-ger quils courent. On a va un homme qui, lejour libre dune fievre tierce , fe tint à defleinfort long-temps au foleil,tomber dans une attaquedapoplexie qui lemporta le lendemain. Lorsmême que le mal neft pas prompt, cependantcette habitude difpofe certainement à lapoplexie& aux maux de tête. Un des plus légers effetsdu foleil fùr la tête , ceft de procurer un rhumede cerveau, un mal dégorgé, un enrouement,un gonflement des glandes du col, une féchereffedans les yeux , qui fe fait quelquefois fentirlong-temps.

§. 157. Leffet de la trop* violente chaleur dufeu eft le même que celui du foleil. Un hommefêtant endormi la tête contre le feu , mourut apo-plectique dans ce fommeil.

<&. 158. Laction dun foleil trop fort ne nuitpas feulement lorfquelle tombe fur la tête, maiselle nuit aufii aux autres parties , & ceux qui yrefient expofés, en préfervant la tête, effuientdes douleurs violentes, un fentiment de cha-leur, & une roideur confidérable dans ces par-ties qui ont été defféchées, comme aux jambes,aux genoux, aux cuiffes , aux reins, aux bras jquelquefois ils prennent de la fievre.

$. 159. En examinant un malade dun coup defoleil, il faut faire attention sil ny a pointdautres çaufes concourantes. Un voyageur, ub