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Tome Premiere (1766)
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113
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4 e 'Dents. ÏIJ

ne permet point dentrer dans ces détails. Com-me le mal elt long , il donne le temps dallereonfultef.

La goutte & le rhumatifme fe jettent quel-quefois fur les dents , & occafionnent les dou-leurs les plus cruelles , quil faut traiter commeles maladies dont elles dépendent.

$. 144. Lon comprend par ce quon vient dedire , ce que ceft que cette bizarrerie imaginai-re quon attribue aux maux de dents , parce quunremede qui a foulagé lun ne foulage pas lautre.Cela vient de ce que ces remedes font toujoursordonnés fans connoiflànce de caufe ; quon nefait point attention à la nature du mal , quontraite une douleur de carie comme une douleurdinflammation ; celle-ci comme une douleur defluxion froide ,$c cette derniere comme une dou-leur caufée par lâcreté feorbutique : ainfi il neflpoint étonnant que lon échoue. Les Médecinseux-mêmes ne donnent peut - être pas toujoursallez dattention à la nature du mal ; Sc lorfqu'ilsla connoiffent, ils fe bornent trop à des remedesfoibles & incapables de produire leffet nécelfaire.Si le mal elt de nature inflammatoire, rien nepeut guérir que la faignée.

Il en eff des maux de dents comme de tous lesautres ; ils dépendent de plufieurs caufes diffé-rentes , & fi lon ne combat pas ces caufes parles remedes qui leur conviennent, bien-loin deguérir , lon augmente le mal.

Jai guéri de violents maux de dents de la mâ-choire inférieure , en appliquant une emplâtrecompofée de farine , de blanc dœuf , deau-de-vie & de maftic , à langle de cette mâchoire ,dans lendroit lon fent battre lartere. Jaiauffi foulagé des maux de tête extrêmement vio-lents , en appliquant la meme emplâtre fur lar-tere des tempes.

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