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ne permet point d’entrer dans ces détails. Com-me le mal elt long , il donne le temps d’allereonfultef.
La goutte & le rhumatifme fe jettent quel-quefois fur les dents , & occafionnent les dou-leurs les plus cruelles , qu’il faut traiter commeles maladies dont elles dépendent.
$. 144. L’on comprend par ce qu’on vient dedire , ce que c’eft que cette bizarrerie imaginai-re qu’on attribue aux maux de dents , parce qu’unremede qui a foulagé l’un ne foulage pas l’autre.Cela vient de ce que ces remedes font toujoursordonnés fans connoiflànce de caufe ; qu’on nefait point attention à la nature du mal , qu’ontraite une douleur de carie comme une douleurd’inflammation ; celle-ci comme une douleur defluxion froide ,$c cette derniere comme une dou-leur caufée par l’âcreté feorbutique : ainfi il n’eflpoint étonnant que l’on échoue. Les Médecinseux-mêmes ne donnent peut - être pas toujoursallez d’attention à la nature du mal ; Sc lorfqu'ilsla connoiffent, ils fe bornent trop à des remedesfoibles & incapables de produire l’effet nécelfaire.Si le mal elt de nature inflammatoire, rien nepeut guérir que la faignée.
Il en eff des maux de dents comme de tous lesautres ; ils dépendent de plufieurs caufes diffé-rentes , & fi l’on ne combat pas ces caufes parles remedes qui leur conviennent, bien-loin deguérir , l’on augmente le mal.
J’ai guéri de violents maux de dents de la mâ-choire inférieure , en appliquant une emplâtrecompofée de farine , de blanc d’œuf , d’eau-de-vie & de maftic , à l’angle de cette mâchoire ,dans l’endroit où l’on fent battre l’artere. J’aiauffi foulagé des maux de tête extrêmement vio-lents , en appliquant la meme emplâtre fur l’ar-tere des tempes.
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