Rhumes. 107
court en les quittant, enrhument comme les li-queurs , en produifant une légère inflammationde poitrine.
135. Les perfonnes fujettes aux fréquentsrhumes , celles qu’on appelle fluxionnaires ,croient devoir fe tenir fort au chaud ; c’eft uneerreur qui achevé de ruiner leur fanté. Cette dif-pofition aux rhumes vient de deux caufes ; ou dece que la tranfpiration fe dérange aifément , ou.quelquefois delà foibleffc de l’efromac ou de cel-le du poumon , qui demandent des remedes par-ticuliers. Quand le mal vient de ce que la tranf-piration fe dérange aifément, plus ils fé tiennentau chaud , plus ils fe font fuer , & plus le malaugmente. Cet air continuellement tiede affoiblittout le corps , & fur-tout le poumon ; les hu-meurs y trouvant moins de réfiflance , s’y jettenttoujours plus. La peau fans ceffe baignée par unepetite fueur , fe relâche , s’amollit, devient in-capable de faire fes fonélions ; la plus petite cau-fe arrête alors toute tranfpiration , ÔC il naît unefoule de maux de langueurs.
Ces malades redoublent leurs précautions pourfe préferver de l’air froid , & tous leurs foinsfont autant de moyens efficaces pour rendre leurfanté plus foible ; & cela d’autant plus fûrement,que la crainte de l’air affujettit nécefîairement àune vie fédentaire , qui augmente tous leursmaux , auxquels les boiffons chaudes , dont ilsfont ufage , mettent le comble. Ils n’ont qu’unmoyen de guérir ; c’eft de fe familiarifer avecl’air , de fuir les chambres chaudes, & diminuerpeu à peu leurs vêtements, de coucher au froid ,de ne rien manger & de ne rien boire qui ne foitfroid , les boiffons même à la glace leur font fa-lutaires ; de prendre beaucoup d’exercice , & en-fin, fi le mal eft invétéré, de faire ufage pendantlong-temps de la poudre N° 14 , & des bain*
Terne I. L