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Tome Premiere (1766)
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107
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Rhumes. 107

court en les quittant, enrhument comme les li-queurs , en produifant une légère inflammationde poitrine.

135. Les perfonnes fujettes aux fréquentsrhumes , celles quon appelle fluxionnaires ,croient devoir fe tenir fort au chaud ; ceft uneerreur qui achevé de ruiner leur fanté. Cette dif-pofition aux rhumes vient de deux caufes ; ou dece que la tranfpiration fe dérange aifément , ou.quelquefois delà foibleffc de lefromac ou de cel-le du poumon , qui demandent des remedes par-ticuliers. Quand le mal vient de ce que la tranf-piration fe dérange aifément, plus ils tiennentau chaud , plus ils fe font fuer , & plus le malaugmente. Cet air continuellement tiede affoiblittout le corps , & fur-tout le poumon ; les hu-meurs y trouvant moins de réfiflance , sy jettenttoujours plus. La peau fans ceffe baignée par unepetite fueur , fe relâche , samollit, devient in-capable de faire fes fonélions ; la plus petite cau-fe arrête alors toute tranfpiration , ÔC il naît unefoule de maux de langueurs.

Ces malades redoublent leurs précautions pourfe préferver de lair froid , & tous leurs foinsfont autant de moyens efficaces pour rendre leurfanté plus foible ; & cela dautant plus fûrement,que la crainte de lair affujettit nécefîairement àune vie fédentaire , qui augmente tous leursmaux , auxquels les boiffons chaudes , dont ilsfont ufage , mettent le comble. Ils nont quunmoyen de guérir ; ceft de fe familiarifer aveclair , de fuir les chambres chaudes, & diminuerpeu à peu leurs vêtements, de coucher au froid ,de ne rien manger & de ne rien boire qui ne foitfroid , les boiffons même à la glace leur font fa-lutaires ; de prendre beaucoup dexercice , & en-fin, fi le mal eft invétéré, de faire ufage pendantlong-temps de la poudre N° 14 , & des bain*

Terne I. L