des Maladies ► 5 ®
■3'angcrcax pour bonifier les mauvais vins , nefont pas encore allez répandus dans ce paya,pour que j’en traite ici ; &C comme les nôtres,ne font pas nuifibles en eux-mêmes , ils foncdu mal par la quantité plus que par la qua-lité. L’ufage des vins de fruits & des piquet-tes , e(t peu confidérable , & je n’en ai pas.remarqué de mauvais effets ; ainfi les boiflonsne peuvent être regardées comme caufes de;maladies dans ce pays r qu’autant qu’on en«
traie, &c Vy agiter & remuer violemment pendant quel*qucs minures. Quand l’agitation fera ceilee , le table enretombant au fond du vaiflêau y entraînera les falotesque l’eau tient fufpendues : ou ce qui eft encore mieux& très-facile, on peut approcher deux tonneaux, doncl’un fora beaucoup plus élevé que l’autre 5 le plus éle-vé fera rempli de fable à moitié , on y mettra l’eautrouble , bourbeufe r limoneufe , elle Ce filtrera à tra-vers ce fable, fortira claire par une ouverture pratiquéeau fond du tonneau , 8c tombera dans celui qui eftplus bas , 6c qui tervira de réfervoir. Lorfque l’on ade l’eau félénitcufe , c’eft ee qu’on nomme ordinaire*ment de l’eau dure, parce que le favon s’y fond diffi-cilement ,.. 8c que les femences farineufes de les légumesy deviennent durs au lieu de s’amollir , il faut expo-fer cette eau au foleil, ou la faire bouillir , & y met-tre quelques légumes ou du pain grillé ou non grillé*.Quand on a de l’eau corrompue „ on peut la garderjufqu’à ce qu’elle ait repris fon état naturel , qui fuc-cédera à la putréfa&ion 5- fi on ne peut attendre , ony. fera fondre un peu de iel marin j on y mêlera duvinaigre , on y fera cuire quelque plante aromatique;Il arrive fort fouvent que les eaux des puits publicsfont infeéiés par un limon qui eft au fond , 6c par desanimaux qui y tombent 8c s’y putréfient. Il faut éviterde boire l’eau de neige auflï-tôt qu’elle eft tombée ; ilparoît que c’eft cette eau qui caufc les goitres aux ha-bitants de quelques montagnes , 8c des coliques à beau-coup de perfonnes. L’eau étant d’un ufage fi fréquent , ondoit être attentif à en avoir de bonne : la mauvaifeeft , après l’air, la caufe la plus commune des maladies ».& celle qui en produit davantage 8c de plusiacheufc; r«üc caufe fouvent des épidémies,,