fi ko S E D.
fendant en 1681, l’Académie & les Collèges furent fupprime2 eîipermettant aux Jéfuites de s’accommoder des bâtimens du Col-lège moyennant vint-mille livres. On fit des remontrances dela part des Réformez, mais inutilement. Le Roi y établit en1661, un Préfidial, quia très-peu d’étendue: fa manufaâurede draps eft très-conlidérable. * Hijl. de l’Edit de Nantes, tome3- P- tome 4. p. 437.
8 E'D A T U S , que l’on croit être l’Evêque de Béziers, quiaffilia au Concile de Tolède & de Narbonne en 589, nous alailfé une Homélie fur l’Epiphanie. * Honoré d’Autun , deScript. Ecclef. M. Du Pin, Bibliothèque des Auteurs Eccléjiajliquesdu jixiéme fiécle.
S E'DE'CI AS, dernier Roi de Juda, nommé auparavantMatathias , étoit fils de Jofias & d ’Amital ou Hamutal, fille deJérémie de Libna. Etant âgé de 21 ans, il fut mis fur le thrônepar Nabuchodonofor, en la place de fon neveu Joachim ou Jé-chonias, l’an du monde 3436, & le 599 avant Jefus - Chrilt. 11méprifa les confeils de Jérémie, & vécut dans l’impiété & l’ido-lâtrie auffi-bien que fon peuple. Cette conduite alluma contreeux la colère du Seigneur, qui fufcita Nabuchodonofor, contrelequel Sédécias s’étoitrévolté, à laperfuafion des Ammonites,des Moabites, des Iduméens & de ceux de Tyr & deSidon.L’armée du Roi de Babylone entra en Judée, & la fournit touteentière. Après un liège déplus de deux ans, Jérufalemfut em-portée, & fes Habitans éprouvèrent toutes les violences dontles Barbares viétorieux font capables. Sédécias fe voulant fau-ver, fut pris & fut mené à Nabuchodonofor, qui étoit dans laville de Réblata de Syrie, entre Tyr qu’il affiégeoit & Jérufa-lem. Après lui avoir reproché fon infidélité & fon ingratitude,il fit égorger fes enfans en fapréfence, & commanda qu’on luicrevât les yeux, qu’on le chargeât de chaînes, & qu’on le me-nât à Babylone, où il mourut en prifon. Ainlî finit en l’an3447 du monde, & le 588 avant Jefus-Chrift, le Royaume deJuda, qui depuis fa féparation d’avec celui d’Ifraël avoit duré387 ans. * II. ou IV. Bois, ch. dernier. Jérémie , ch. 34 Jÿ 51.Joféphe, Antiq. Judaïq. Torniel& Salian, in Annal. Vet. Tejiam.
S E'D E' CI A S , Médecin Juif, qui vivoit au commence-ment du neuvième fiécle, fut Médecin de Louis le Débonnaire,Roi de France, fous lequel les Juifs avoientbeaucoup de cré-dit. Ce Médecin pafloit pour un grand Magicien & on n’a pascraint d’en faire les contes les plus extravagans. Il divertiffoit,dit-on, toute la Cour en avalant un homme dont il avoit coupéles piez & les mains & qu’il rendoit enfuite tout vivant. LesHiftoriens difent qu’un jour il mangea en préfence de la Courune charette de foin avec les chevaux & le cocher. Il voloiten l’air comme Simon le Magicien , & faifoit cent tours delà mê-me force. Sédécias fut encore Médecin de Charles le Chauve,fucceffeur de Louis. Mézeray dit que Bofon, beau-frère de lafemme de Charles, & Favori du Roi, avec un grand nombre deSeigneurs , corrompirent Sédécias & l’obligèrent à empoifonnerle Roi. ♦Bafnage, Hijl. des Juifs, &c. tome 5. p. 1492 iÿfuiv.Mézeray, Abbrégé Cbron. de l’Hijl. de France, tome 2 .p. 30.
S E'D E'CI A S , faux Prophète. Voyez l’article de M I-C H E'E l’Ancien.
SE'DER-OLAM, c’eft à dire , l’Ordre du Monde. LesJuif9 ont donné ce nom à deux livres de Chronologie, dont lepremier eft Séder-Olam Rabba, qui lignifie la grande Chronique ;& le fécond efi Séder - Olam Zuta ou la petite Chronique. Ils n’ontrien chez eux de plus ancien que cette première Chronique, quicontient l’Hiftoire du monde depuis Adam jufqu’à l’EmpereurAdrien, qui défit un faux Meffie, nommé Barcochebas: ce quiarriva environ 50 ans après la deftruétion de Jérufalem. Ils at-tribuent cette Chronologie à un certain Rabbi Jofé, fils de Chil-phéta, qui vivoit vers l’an 130 de Jefus-Chrill. Il y a néan-moins plufieurs raifons qui montrent que ce livre n’efl pas fi an-cien que les Juifs le croyent. Génébrard a traduit en Latin cesdeux livres * Simon.
S E'D I G I T U S. Voyez VOLCATIUS SE'DIGI-TU S.
SE'DULIUS (Caïus Cælius ou Cæcilius) Prêtre qui flo-riflbit dans le cinquième fiécle vers l’an 430, compofa deux Ou-vrages, dont l’un qui étoit en vers, étoit intitulé Pafcbale Carmen,parce qu’il contient la Vie de Jefus-Chrift, quieft notrePSque. Ilefi: divifé en cinq livres, dont le premier commence à la créationdu monde, & parcourt les Hifioires les plus remarquables del’Ancien Teftament: les quatre autres contiennent les miraclesde Jefus - Chrift, les aftions principales de fa vie jufqu’à fon Af-cenfion, & les principaux points de fa Doctrine. L’autre efiun Ouvrage en profe, Pafcbale Opus. Ces deux Ouvrages fefont confervez jufques à nous. Sédulius a fait paroître dans fonOuvrage Poétique beaucoup d’efprit, auffi-bien que de favoir;fon ftile efi facile & coulant, - il a de la clarté, & allez de pureté,même pour fon fiécle ; mais il n’eft pas exemt de fautes contrela Profodie. Il a fait auffi en vers la conférence de l’Ancien &du Nouveau Teftament, que quelques-uns attribuent au Con-ful A S T E'R I U S, dont on peut confulter l’article. Les Criti-ques croyent que les Commentaires furies Epîtres de faint Paul,qu’on lui attribue, font d’un autre Se'dulius, Ecoffois, quivécut dans le huitième ou même dans le neuviémé fiécle. *I.abbe, Differt. de Script. Ecclef. tome 2. Bayle, DiÜ. Crit. M.Du Pin , Bibliothèque des Auteurs Eccléjiajliques du cinquième fiécle.
SE'DULIUS (Henri) naquit à Cléves dans le XVI fiécle.Il fit fes Humanitez fous George Macropédius, & étant entré chezles Frères Mineurs, fut fait enfin Définiteur de tout l’Ordre, &Provincial. C’étoit un Religieux pieux & favant, très verfédans les Ecrits des Pères & ami de Jufte Lipfe. 11 mourut à An-vers le 26 février 1621, après avoir paffé environ 52 ans dansl’Ordre. On a de lui, Prœjcriptiones adverfus Hcerefes ; DivaVir-go Mofœ-TrojeÜenfis, five Bénéficia ejus & Miracula ; Apologeticus
S E E. S E F S E G.
adverfus AlcoUnum Francifcanorum pro libro Conformitatum ; S. Bo -naventuræ, ou plutôt B. Davidis Augufiani Spéculum Difciplimsad Novitios-, Commentarius in Vitam S. Ludovici ex Ordine Minorum,Epifcopi Tolofani ; Imagines Religioforum S. Francifci in are incifie ,additis brevibus Elogiis ; Sanüorum Ordinisfui Vitce cum Notis ; Pro-vincia Inférions Germaniœ Fratrum Minorum, in qua de CœnobiisFratrum , Virginumque Monialium, de Martyribus & Scriptoribus agi-tur, en manufcrit. * Atbeiue Belgicœ Francifci Swertii. F'reheriTheatrum, p. 408. Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 3683<59-
SEEGBERG. Voyez SIEGENBERG.
* SEEHAUSEN, ville d’Allemagne dans la Vieille Mar-che de Brandebourg, eftfituéefur la rive gauche de FUcht fé-lon la plupart des Cartes, ou de l’Alant félon la Carte de l’Ele-ftorat de Brandebourg publiée à Amfterdam par Jean CovensdcNicolas Mortier. Elle efi au nord- nord- oueft de la ville deBrandebourg, dont elle efi éloignée, félon les uns d’environ 15lieues; & félon les autreà d’environ feize.
S E E L A N D. Cherchez S E L A N D E.
SEESTEDE (Annibal de) Voyez SCHESTED.
S E E Z, ville de France en Normandie , avec Evêché fuf-fragant de Rouen, efi nommée par les Anciens Sajorum Civitas,Sagium , & Urbs Seluniorum. Elle efi fur la rivière d’Orne, aiïezprès de fes fources, & vers les confins de la province du Mai-ne, à quatre grandes lieues d’Alençon , à onze de Lizieux, &à trente-fix de Paris. On y voit diverfes paroiffes & monafté-res, & c. L’églife cathédrale efi diftinguée par fa beauté, &re-connoît pour Patrons faint Gervais & faint Protais. Ce Cha-pitre efi compofé d’un Prévôt, d’un Chantre , de cinq Archi-diacres, d’un Pénitencier, de feize Chanoines prébendez,& dequatre demi-prébendez. 11 fut fécularifé l’an 1547 , & tous lesBénéfices en font à la collation de l’Evêque. Cet Evêché, qu’oncroit avoir été transféré de l’ancienne ville d ’Oximion, qui efile bourg d’Hiefme d’aujourd’hui, comprend, outre la ville deSeez, celles de Falaife, d’Argentan, d’Alençon, de Bèlefme & deMortagne, avec 500 paroiffes, & huit Abbaïes, entre lefquelles ondiftingue celle de la Trappe. La ville efi prefque déferte , &n’a aucun commerce : il y a Eleétion & Grenier à fel ; maisil n’y a point de Jurifdiélion ordinaire. * Gilles Bry, Hijl. fiesComtes d'Alençon. Sainte-Marthe, Gall. Cbrifiiana.
S E F. S E G.
E'FET. Voyez S A P H E TA.
S E F F A Y, rivière du Royaume d’Alger en Barbarie. El-le fe décharge dans la Mer Méditerranée, près de la ville d’Al-ger , vers le couchant. * Maty, Diü. Gèogr.
SE'G EBERG, autrefois Ælberga, petite ville du Duchéde Plolftein en Baffe Saxe, efi fituée dans la Wagrie fur la Trave,à cinq ou fix lieues de Lubeck vers le Couchant. Segeberg, ca-pitale d’un Bailliage fort étendu, efi défendu par un château,fitué fur un rocher efcarpé. Quelques Géographes prennent cet-te ville pour celle qu’on nommoit anciennement Lirimiris. *Maty, Diü. Gèogr.
S E'G E D ou S E'G E'D I N, ville forte de la Haute Hon-grie, dans le Comté de Bodrog, fur la Theiffe, vis à vis del’embouchure duMaros. Elle fut prife par les Allemands l’an1686. On croit que c’eft l’ancienne Singidava , ville de laDace.* Maty, DiÜ. Gèogr.
SE'GELMESSE, ville du Biledulgérid en Afrique, fi-tuée fur ia rivière de Ziz, dans le Ségelmeffe, dont file efi laprincipale place. * Maty, Diü. Géogr.
S E'G E L M E S S E , efi une grande région du Biledul-gérid en Afrique. Elle efi entre la Barbarie & le Zaara, ayantau Levant le Tégorarin, & au Couchant le Tafilet. Ce païsefi baigné par les rivières de P’artala, de Ghir, de Ziz & deTogda, qui engraiffent la terre par leur débordement, commele Nil. II efi abondant en dattes. 11 y a auffi des grains & d’au-tresfruits, & des mines de fer, de plomb,& d’antimoine. Cet-te région renferme le Ségelmeffe propre, leFareala,le Togda,le Queneg, le Bénibefféra, le Guachda, le Bénigomia, & di-vers autres païs, qui fe gouvernent eux-mêmes en forme decommunautez , ou qui font fujets aux Art^es. * Maty, Diü.Géogr. Voyez auffi SUGULMESSE.
SE'GERIC ou SIGERIC, Roi desGoths en Efpagne.Voyez SIGERIC.
S E'G ERS (Daniel) Peintre natif d’Anvers, où il vivoitFan 1646, âgé d’environ 45 ans, ayant appris fon Art de JeanBreugel, fut reçu F’rére-Lai dans la maifon des Jéfuites d’An-vers. Ses Supérieurs l’envoyèrent à Bruxelles, ou il peignitles païfages que Fon voit dans leur églife, au deflus des con-felfionnaux, & qui répréfenteht quelques hifioires de la Socié-té. Quelque tems après il alla à Rome, où il travailla à deffi-ner ce qu’il y avoit de plus beau dans les palais & les jardins,& lorsqu’il fut de retour aux Païs-Bas, il fit paroître ces rare-tez aux yeux des Curieux. On voit d’excellens ouvrages de famain dans l’églife d’Anvers, de même que dans les cabinets del’Empereur & du Roi d’Efpagne. Ségers fit pour Frédéric-Henri, Prince d’Orange, un vafe en ovale rempli de fleurs;& ce Prince en fut fi fatisfait, qu’il envoya aux Jéfuites un di-xain de fin or, dont les grains étoient fort gros, en formed’oranges émaillées, & donna à Ségers une palette, & quel-ques bâtons de pinceaux de fin or. La Princeffe d’Orange eutauffi du même Ségers un vafe plein de fleurs, & donna pourrécompenfe aux Pères une croix d’or émaillée , pefant plus d’u-ne livre. * Vermander.
S E'G E R S (Gérard) frère du précédent, Peintre Flamand,après avoir été Elève d’Abraham Janfeus, entreprit le voyagede Rome, pour y copier quelques ouvrages des plus fameux
Pein-