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7 (1740) Lettres P - SEG
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R A B.

des Ecrivains Eccléfiaftiques, & dans fa Chronique. Depuis M.Baluze a donné à la fuite de Réginon, De Difeipïmis Ecclejiafti-cts, une Lettre de Rabanus à Héribaldus, écrite en 853. quieft comme un fécond Pénitentiel. * Les Annales de Fulde.Loup de Ferrières , Epi fl. 40. Herman, Marianus & Lam-bert , in Chron. Sigebert, de Vir. Illulir. c. 89- Honoré d’Ati-tun, de Lumin. Ecclef. I. 4- c - 4- Arnoul Wion, de Vir. Illuftr.Ordin. SanéH Benedilli. Serarius , Prcef. Chriftophle Brower ,in Fuldenfi Hïtl. Sixte de Sienne. Baronius. Bellarmin. Poiïe-vin. Voiïïus. Sainte Marthe, &c. Conjultez fur-tout Mabillon,Annales Ord. S. Benedilii.

RABARDliAU (Michel) Jéfuite, eft l'Auteur d’un Li-vre par lequel il réfute le fameux Livre de Charles Herfent,Chancelier de l’Eglife de Metz, intitulé Optatï Galii de cavendoEcbfmate Liber Parameticus, imprimé en 1640. La Réponfe eltintitulée Optatus Gallus benigna manufeRus, & elle elt plus éten-due que celles des autres Auteurs; mais on y remarque desmaximes hardies qui lirent beaucoup de bruit. M. de la Mon-noye remarque que l’Ouvrage du Père Rabardeau fut cenfuréen France & à Rome, au lieu que celui d’Optatus Gallus ne lefut qu’en France. * Baillet, Jugemens des Savons , &c. tome 1. par-tie 1. n. 3. p. 101 & 102. Note 4. édit. d’Amlterdam 1725.On voit par cet Ouvrage que Rabardeau polTédoit allez bienla Théologie. Il mourut le 24 Décembre 1649, âgé de 77*ns. * Le Long, Bibliotb. Hifl. de France.

R AB AS TE IN S, ville du Diocéfe d’Albi, dans le HautLanguedoc, fur la rivière de Tarn, fe nomme en Latin Rabi-ftanïum, & a trois raves pour armes. Auger Gaillard, qui com-pofa dans le XVI fiécle quelques Poëfies en Langue Vulgaire,étoit natif de cette ville. * Baudrand.

* R AB A S TE INS, ville de France dans le Comté deBigorre, à peu près au nord de Tarbe, dont elle elt éloignéed’environ deux l'ieties.

R A B A S T E IN S (Pilfort de) Cardinal, Evêque de Rieux,étoit né à Saint George, petite ville du Diocéfe d’Albi, & for-toit de l’illultre Maifon de Rabalteins. Il fut pourvu de l’E-vêché de Pamiers, puis de celui de Rieux, dont il fut le pre-mier Prélat en 1318, & fut enfin créé Cardinal par le PapeJean XXII en 1320, mais il mourut peu de tems après en1321. * Catel, Mémoires de Languedoc. Sainte-Marthe, GattiaCbrifl. Frizon, Gallia Purp. Aubery, Hifl. des Cardinaux. Cia-ccnius. Sponde, m Annal Ecclef.

RABAT ( Comte de ). Voyez. F OIX.

RABAT ou RABATH, ville. Voyez RABACH.

* R AB AT A, famille de Comtes, connue depuis plus de400 ans dans le Frioul, s’établit dans la Carniole fous l’Empi-re de Charles-Quint. On dit qu’elle tire fa première originedu Duché de Florence.

* R AB ATA (Jofeph de) Burgrave de la Carniole , &Confeiller Privé de Ferdinand, Duc de Gratz, qui fut Empereuraprès la mort de Matthias. Il avoit pour la Religion Romai-ne un grand zélé, dont les Proteftans de Carniole ônt reifentiles effets. En 1399, le Duc Ferdinand l’envoya à Venife,pour porter cette République à retirer leurs Galères des côtesde Triefte & de Fiume. Longtems après le même Duc lenomma fon CominifTaire pour arrêter les courfes des Ufcoques,& pour faire cefTer la mélintelligence qu’il y avoit entre la Maifon d’Autriche & les Vénitiens. Rabata s’en aquitta avec fuc-cès. Cependant fes ennemis mirent tout en œuvre pour lefaire difgracier; mais s’étant rendu à Gratz, il jultiiia pleine-ment fa conduite auprès de fon Maitre, qui lui donna de nouvelles marques de fa faveur, & l’anvoya à Segna, pour rece-voir en qualité de CommilTaire des Archiducs, le fecours deTroupes que le Pape Clément VIII & le Grand-Duc de Tofcaneleur envoy oient contre les Turcs fous le commandement de JeanFrançois Aldobrandini, & de Jean de Médicis, & pour leuraflîgner leurs quartiers. Peu de tems après , étant à Ségnapour la fécondé fois, il fit prendre un certain Jurijfa, qui s’é-toit fait connoître parmi les Ufcoques par divers crimes. Lacabale de ce méchant homme, devint fi forte qu’er. 1602 ellefe fouleva contre Rabata, qui pour appaifer ce tumulte, fit ré-lâcher Juriffa; mais les efprits etoient tellement irritez contrelui, que quoique le prifonnier en faveur duquel cette émeutes’étoit faite, fût mis en liberté, ils forcèrent après une vigou-reufe réfiftance la maifon de Rabata, qui après s’être courageu-fement défendu fut tué de deux coups de pifiolet. On dit queles femmes des Ufcoques burent de fon fang, en ligne de hai-ne & de vengeance. Les Auteurs de ce meurtre demeurèrentimpunis, ou parce qu’ils étoient en trop grand nombre, ouparce que les ennemis de Rabata eurent alfez de crédit à laCour pour en empêcher la recherche. * Gr. DiÜ. Univ. IM.Amelot de la HoulTaye, Hifl. des Ufcoques, p. 46. 61. 68- 93.

* RABATA (Rodolphe, Comte de) fut Général des Ar-mées de l’Empereur Léopold, Gouverneur de Croatie, Com-miffaire-Général de la Guerre. Il reçut cette dernière dignitéen l'an 1686, après avoir fait toutes les campagnes précéden-tes contre les Turcs. Il étoit plus propre pour ce dernier em-ploi que pour celui de Générai d’Armée. Il entendoit parfai-tement les moyens d’entretenir une Armée & de lui procurerde bons quartiers d’hiver fans fouler le païs. Il mourut à Pres-bourg en 1688. * Gr. Dicl. Univ. Holl. La Vie de f EmpereurLéopold. Mémoires de Chavagnac.

RABBA. Voyez ARF.BBA.

RABBA, ville. Voyez RABBATH.

R AB B A-B A R-N AC IIM AN, DoCteur Juif, fut Princede l’Académie de So'ra pendant vint-deux ans, vers l’an 322de Jéfus-Chrift. On lui donne quantité de Difciples, & on luiattribue le Berefitb Rabba , qui elt un Commentaire allégoriquefur la Genéfe. 11 y a un autre Livre fous ce titre, qui eft un

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Commentaire fur le Recueil des Traditions Talmudiques deRabbi Judas l’Aveugle, que l’on croit fait par fon Difciple Of-rianghia. * Bartolocci ;*Bibliotb. Rabb. M. Du Pin , Hifl. desJuijs, depuis iéfiis-Chriib'juJ'qu'à préfent.

R. A B B A N1T E S. 'C’eit ainfi qu’on appelle les Juifs, quifui vent la doctrine de leurs Pères ou Ancêtres, que l’on nom-me Rabbanim ; & ce font proprement ceux qui ont fuccédé auxanciens Pharifiens, dont ils fuivent avec opiniâtreté les Tra-ditions. On les diftingue par-là de la Seéte des Caraïtes, quifont ainfi appeliez, parce qu’ils s’attachent principalement àl’Ecriture. Ces derniers, comme remarque R. Simon, dontfort haïs des autres Juifs, qui les regardent comme des Héré-tiques. * R. Simon, dansJon Supplément à Léon de Modéne.

RABB AT ou RABBATH, ville Capitale des Ammoni-tes , fut prife par Joab, Capitaine de David. Antiochus leGrand prit la ville de Rabbat-Ammon vers l’an du Monde 3786.Quelque teins auparavant Ptolomée Philadelphie lui avoit don-né le nom de Philadelphie. On croit que c'eft à cette Phila-delphie que S. Ignace Martyr écrivit peu de tems avant l'àmort. Elle efi: proche de la l'ource de l’Amon Les Moder-nes nous parlent de Rabbatb, ville au delà du Jourdain, quifubfifte encore, & qui a été-le Siège d’un Archevêque,fous lePatriarche de Jérufalem.

RABBIN, nom des Docteurs- Juifs, que les Hébreux ap-pelaient Rab, Rabbi & Rabboni. Quelques-uns ont remarquéque Rab étoit un titre d’honneur pour ceux qui avoient été re-çus Doéleurs dans la Chaldée ; que Rabbi étoit un nom pro-pre aux Ifraëlites de la Terre-Sainte; & que Rabboni ne s’attri-buoit qu’aux Sages qui étoient de la Maifon de David. Tousces noms fignifient Maître ou Docteur. Seldénus dit que Rabbiétoit le titre de celui qu’on avoit ordonné Juge ou Sénateur dtiSanhédrin dans la Terre Sainte; & que l’on donnoit celui deRab ou Rabb à celui qui avoit été ordonné dans un pais de cap-tivité. 11 eft certain néanmoins que ceux qui furent élus pourJuges du Sanhédrin dans fa première inllitution, n’eurent pointle titre de Rabbi, ni de Rab; & voici ce qui fe trouve dans_l’Aruch, touchant l’origine de ces titres. Les flécles anciens, quiétoient plus illuflres que les nôtres, n’eurent point bejbm des titres ni deRab ban, ni de Rabbi, m de Rubh, fait pour faire de l'honneur auxSages de Babylone, ou aux Sages de la Terre dTfraél, &c. Auffl n’a-vons-n-jus point appris que ce titre ait commencé avant les Préfidens( du Sanhédrin ) fous Rabban Gamaliel l’ancien, fous Rabban Si-méon fon fils qui périt dans la deflruôiion du fécond Temple, & fousRabban Jocbanam , fils de V.achai, qui ont tous été Préfidens. Et letitre de icabbi commença dès lors à être donné à ceux qui avoient étépromus à l’Ordre de Judicature. Depuis ce tems (011 vit appeller)Rabbi Sadok , & Rabbi Eliézer, fils de Jacob ; & cela vint des Dif ’•ciples de Rabban Jocbanam, fils de Zacbai, & continua de cette forte.Or l'ordre qu'on obfervc communément en ceci, efi que Rabbi efi plusgrand que Rabh ; & Rabban efi plus grand que Rabbi. Mais ce-lui qui s’appelle fimplement de fin nom ( fans aucun titre ) efi plusgrand que Rabban. Il y avoit plufieurs degrez pour parvenir àcette qualité de Rabbi. Le premier degré étoit de ceux queles Juifs appelloient Bacbur, c’eft à dire, élu au nombre des Dif-ciples. Le fécond étoit de ceux qu’ils nommoient C baber, c’eftà dire , Collègue de Rabbin , aulquels ils donnoient ce titreF>ar i’impofition des mains ; & ils appelloient cette cérémonieSemicacb. Enfuite , lorsqu’ils les jugeoient capables d’enfei-gner les autres, ils les qualifioient du nom de Rabbi. Dansles Aflemblées publiques, les Rabbins étoient aflis fur deschaifes élevées , les collègues fur des bancs , & les Difci-ples à terre aux pieds de leurs Maîtres. Il appartient aux Rab-bins de prononcer fur toutes fortes de matières de Religion,& de fe mêler même du Civil. Ils célèbrent aufiBles mariages,déclarent les divorces, prêchent, s’ils en ont le talent, oc-cupent les premières places dans les Synagogues , châtientleurs défobéillans, & ont le pouvoir d’excommunier. Léonde Modéne dit que parmi les Juifs il y a une efpéce de hontede rechercher le Doctorat. Cela paire pour une vanité ridi-cule. # Aulïi ne les examine-t on pas. Mais quand on voit unhomme qui a étudié la Loi Orale plus que toute autre Science,alors la voix publique lui donne le nom de Cachant, ou de Sa-ge. Au moins c’eft la coutume du Levant. Mais en Allema-gne & en Italie on reçoit ce titre du plus ancien des Rab-bins, qui de vive voix ou par écrit le nomme Cabcr de Rab ,compagnon de Maître; ou Rab, ou Morcna, Maitre. Les é-tudes des Rabbins ont pour objet, ou le Texte fimple de laLoi, ou les Traditions, ou la Cabale, c’eft à dire, la Théo-logie fecrette de l’Ecriture. Lorsque- la Synagogue eft pau-vre & petite , il n’y a qu’un Rabbin, qui remplit les fondionsde Juge & de Docteur. Mais quand la Synagogue eft riche& nombreufe, on établit trois Pafteurs & une Maijon de Juge-ment où fe décident toutes les afFaires civiles, & alors l’in-ftrudion feule eft réfervée au Rabbin, à moins qu’on ne trou-ve à propos de le faire entrer dans le Confeil pour avoir fonavis, auquel cas il y prend la première place. Les Rabbinsfoutiennent qu’on ne peut violer leurs commandemens fanss’expofer a la mort. Ils citent l’exemple de Rabbin Jochanan,qui fit d'un de fes Difciples un monceau d’or, parce qu’il n’a-voit pas voulu croire ce qu’il lui enfeignoit. Il y a plufieursSeCtes de Rabbins, dont les principales font celles des Caba-listes , des Caraïtes, des Talmuldistes, & desMassorethes. Voyez ces noms en leur lieu, fuivant l’Or-dre Alphabétique. » Matthieu, c. 13. Cunæus, de Rep. Heb.I. 1. c. 21. Ferrand, Réflex. Jur la Religion Chrétienté. Léon deModéne, p. 2. c. 3. M. Du Pin, Hiflnre des Juifs, depuis Jé-fus-Chrift jufqu'à préfent. Le Père Calmet, DiH. de la Bible.

R AB BIT H ou R A B B O T H, ville de la Tribu d’ijfacbar.Il en eft parlé Jofué, cb. 19. v. 20.

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RAB*