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»«;•- portugais filent aux Indes, ils ne fe contentèrent pas de pil-ier ces malheureux, fous prétexte qu’ils étoient Mahométans,mais ils étendirent leur cruauté jufqu’à faire main baffe fur euxfans épargner ni âge ni fexe. Cette barbarie fut caufe que cesJfles demeurèrent défertes pendant plufieurs années, jufqu’à cequ’enfin quelques Portugais de Monbaze, de Mozambique, &des quartiers des Indes les plus voilins s’y vinrent habituer. Cha-que famille prit d'abord poffeffion d’une Ifle, y bâtit une maifon,fc fournit d’armes à feu & acheta des Efclaves pour les occuperà l’agriculture & contribuer à leur défenfe fous la protection duGouverneur de Mozambique , qui leur envoyé tous les ans unJuge pour les accorder fur leurs différens. * De la Croix > Ma-xim de l’Afrique, tome 4. Th. Corneille, Dict. Géogr.
OUIftlN, Evêque de Siffeg en Pannonie, Martyr, dansle tems de la perfécution de Galère Maximien, fut arrêté Pan309, parles Soldats, & conduit au Gouverneur Maxime, de-vant' lequel il confeffa généreufement le nom de Jefus Chrift.Maxime le fit mettre en prifon, & charger de chaînes; & la nuitOn vit paroître une lumière fur la prifon, dont leGéolier fut fifurpris,’ qu’il fe fit Chrétien. Trois jours après, Maxime en-voya faint Quirin au Gouverneur de Pannonie , pour être jugéfouverainement. Quirin ayant perfifté à confeffer la ReligionChrétienne, fut condamné à mort par ce Gouverneur, & jettédans la rivière avec une meule attachée au cou. S. Jérôme metfa mort l’an 310, d’autres l’an 308 ou 309. On fait 1a Fête auquatrième de juin. * Acta apui Bollandum & Ruinartum. Pru-dence , nEPI STEi ANflN, Hymne 7. Baillet, Fies desSaints.
QUIRINALES, Fêtes que les Romains célébroient le17 de février, en l’honneur de Romulus furnommé Ouirinus. LaFête des Fous fe faifoit le même jour par ceux qui navoient pascélébré les Fornacales, lorsque le Grand Curion l’avoit ordon-né ; parce qu’ils ignoroient de quelle Curie ils étoient. * Ovi-de , Fajl. I. 2. v. 503 6? j'uiv.
Q U 1 R I N A L 1 S, (Clodius) ancien Rhéteur dont Suéto-ne avoit compofé la Vie, qui eit perdue, étoit né à Arles danslà Gaule Narbonnoife. Il s’appliqua avec tant de fuccès à l’étu-de des Belles Lettres, qu’il ne tarda pas à fe trouver en état deles enfeigner aux autres, & de s’acquérir beaucoup de réputationdans cette profeflion. On croit qu’il commença à l’exercer dansla ville de Marfeille, & que dans le premier fiécle de l’Eglifeil fut un de ces iliuftres Rhéteurs qui contribuèrent à rendre ficélébrés les Ecoles de cette ville. Mais, félon S. Jérôme, ilquitta dans la fuite les Gaules, & paffa à Rome où il profeffapubliquement la Rhétorique avec une grande réputation. C’eftce que dit faint Jérôme: Ronue infignifthnè docet , dit-il, en par-lant de Quirinalis; & ce faint Docteur place cet événement versla fécondé année du régne de i’Empereur Claude. Il y en aqui s’éloignant beaucoup de ce fentiment, & comme nous lecroyons, de la vérité , ne font fleurir Clodius Quirinalis quefous l'Empereur Vefpafien, environ trente ans après le tems oùle place S. Jérôme. Mais ces Auteurs fe font trompez , & ileit prefque fûr que Quirinalis mourut dès les premières annéesde l’Empire de Néron. Il y a même tout lieu de croire que c’eftle même que ce Clodius Quirinalis, qui au rapport de Tacite,étoit Préfet ou Intendant des Forçats que l’on entretenoit à Ra-venne. II n’étoit pas rare alors de voir des Gens de Lettresélévez à différentes charges & dignitez de l’Etat. Quirinalis fecomporta mal dans la fienne : il y commit des concuffions & desmalverfations odieufes, qui engagèrent Néron à l’envelopperdans la profcription qu’il fit de quelques Officiers. Quirinalisévita le châtiment, en fe donnant lui même la mort par le poi-fon. Tacite met cette mort fous le confulat de P. Volufius,& de P. Cornélius Scipio ; ce qui fe rapporte à la cinquante-fixiéme année de notre Ere commune , & à la deuxième du régnede Néron. * S. Jérôme dans fa Chronique. Le Père GuefnaiJéfuite dans fes Annales de Marfeille. Les Auteurs de 1 ’HiftoireLittéraire de France , tome 1.
* Q U 1 R I N I, nom de l’une des plus anciennes famillesnobles de Venife. Elle prétend defcendre de la célébré familleRomaine des Sulpices, & compte entre fes Ancêtres, non feu-lement Maurice & Jean Galbaïus, feptiéme & huitième Dogedans le feptiéme fiécle, mais auflî l’Empereur Romain SergiusSulpitius Galba. Une branche de cette famille prend le furnomdi Stampalia , parce quej’lfle de ce nom fut autrefois donnée enfief par la République de Venife à la famille des Ouirini. Ceuxde cette famille eurent la principale part dans là conjurationqui fut formée en 1310 par Bayamont Ticopolo contre le DogePierre Gradénigo , II. du nom, & contre fa nouvelle manièrede gouverner.
* QUIRINI (Antoine) Sénateur de Venife l’un des plusdiftinguez de la République du tems de l’Interdit jetté par le Pa-pe Paul V, fut auflî l’un des plus ardens à écrire contre cetInterdit. Le deffein de fon Ecrit eft de juftifier la conduite duSénat dans la nublication & dans le renouvellement des Décretsqui faifoient la matière du différent. Il tâche d’y démontrer,Que le Sénat n’avoit rien décidé qui ne fût jufte, honnête, &néceffaire; Qu'il étoit furpris que Paül V , dès les premiers joursde fon inftallation , eût voulu, non feulement révoquer uneautorité que le Sénat exerçoit depuis tant de fiécles, avec droit,& avec l’agrément & l’approbation de plufieurs Papes, mais qu’ileût encore frappé de fes anathèmes des perfonnes qu’il n’avoitpas même entendues; Que le Sénat avoit toujours laiffé auClergé la connoiffance du délit commun , mais qu’il avoit crudevoit fe refurver celle du délit privilégié, parce que la fûretéde la République demandoit que les crimes de tous les Sujets,de quelque condition qu’ils fuffent,ne reftaffent poinc impunis;Que le Sénat ne pouvoit, fans rendre fon autorité méprifable,le laiffer lier les main» dans la punition des crimes publics. Il
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s’étend beaucoup fur les richeffes du Clergé, fur les abus qu’ilen faifoit, & fur la néceffité dans laquelle le bon ordre mettoit,d’y obvier autant qu’il étoit pofiîble. On voit que l’Auteur avoitbien Iules Ecrits du célébré Gerfon, Chancelier de l’Univerfitéde Paris, & qui, comme on fait, avoit été l’ame du Concile'de Confiance. Il fait un grand ufage des principes de ce Théo-logien par rapport à la matière qu’il traite, & il fait les mettredans un beau jour. Cet Ecrit eit de l’an 1607. Six Théologiens& quatre Jurifconfultes l’approuvèrent avec éloge, & le Confeildes Dix l’autorifa de fon approbation. M. de Thou en parleauffi avec beaucoup d’efiime, dans fon Hijloire, 1 . 137, fous lerégne de Henri IV, & à l’année 1607.
QUIRINUS, nom fous lequel Romulus fut adoré desRomains après fa mort. Ce nom lui fut donné, fuivant le té-moignage de Fefius, à caufe qu’il portoit une lance en fa main,& que les Sabins appelloient la lance quiris; ou bien à caufeque Romulus étoit cru fils de Mars, & que Mars étoit appelléQuiris, du nom de la lance, avec laquelle il étoit toûjours ré-préfenté. D’autres Auteurs croyent que Romulus avoit éténommé Quirinus, à caufe qu’il étoit le Fondateur des Romains,lefqucls lui même de fon vivant, il avoit appeliez Qiirites, a-près avoir fait part de fa nouvelle ville aux Sabins, qui quittè-rent la ville de Cures, pour fe venir établir à Rome, commele rapporte Tite-Live. On*dit qu’un certain Proculus, qui a-voit été fort aimé de Romulus, rendit témoignage au Sénat,après la mort de ce Fondateur de Rome, qu’il l’avoit vu revê-tu d’une majefié divine, & montant au ciel; & que Romuluslui avoit prédit la future grandeur de la ville de Rome, luipromettant d'en être le Proteéteur ; & lui marquant expreffé-ment qu’il vouloir y être adoré fous le nom de Ouirinüs. Il s-voit fon temple fur la montagne, qui de fon nom fut appelléeQuirinale, & qui eft maintenant appellée Mont e-Cav allô, à caufede deux fiatues de chevaux de marbre, de la façon de Phidias& de Praxitèle , qui y ont été placées. La porte même de Ro-me par où on alloit à cette montagne, s’appella Quirinale ; &les l’êtes qu’on célébroit tous les ans en l’honneur de Romulus,& où on lui faifoit des Sacrifices folemnels, étoient aufii nom-mées Quirinales. * Plutarque, dans Romulus. Varron, deLing.Lat. I. 4. Fefius. Ovide , Fajl. I. 2. fi? 7. v. 475 fÿ fuiv. Ti-te-Live, l. 1. c. 13- &? I- 10. c. 46.
Junon a aufli été appellée Quiritis. Jupiter & Janus ont eule furnom de Quinnus. * Plutarque, dans Romulus. Macrobe,Saturnal. 1 . 1. c. 9. Suétone, in Auguflo.
QUIRINUS (Publius Sulpicius) Conful l’an de Rome742, naquit à Lanuviuin, Il n’étoit point de la famille Patricien-ne des Sulpices. U avoit rendu de grands fervices fous l’em-pire d’Augufte. Après fon confulat, il commanda une arméedans la Cilicie, afin de foumettre des peuples, nommez Homo-ntdes, qui paffoient pour infurmontables en ce païs-là. Il lesdompta par la famine, prit leurs châteaux, & mérita par là l’hon-neur du triomphe. Augufte l’envoya en Syrie, après la con-damnation d’Archélaüs, avec pouvoir de gouverner la provin-ce, & de faire le dénombrement dans toute la Syrie & dans laJudée. Il n’y a pas de doute que ce ne foit celui que faintLuc & Joféphe nomment Cyrenius , & fous lequel l’Evangéliftefaint Luc dit qu’il fe fit un dénombrement en Judée. Il n’étoitpas néanmoins Gouverneur de Syrie à la naiffance de Notre Sei-gneur: c’eft pourquoi, pour bien entendre ce paffage de faintLuc, Hcec Dejcriptio prima facta eft à Præftde Syrice Cyrino , ilfaut traduire, ce dénombrement eft le dénombrement qui a précédécelui qui a été fait dans le tems du Gouvernement de Cyrinus ou Oui-rinus ; ou bien luppofer que ce dénombrement, qui avoitété commencé dans le tems de la naiffance de Notre-Seigneur(Sentius Saturnius étant Gouverneur de Judée) fut continué,& achevé par Quirinus , nommé à caufe de cela ,le dénombrementdu Gouverneur Ouirinus. Augufte nomma Quirinus, Gouverneurde Caïus, fon petit-fils, après la mort de Lollius, qui avoit eucette charge. Quirinus époufa Æmilia Lepida, arrière-petite-fille de Syila & de Pompée , qu’il répudia; qu’il accufa d’adulté-re, de lui avoir fuppofé un fils , & de l’avoir voulu empoifon-ner; & qu’il fit condamner à un banniffement, l'an de Rome773. Quirinus mourut l’année fuivante. *Tacitus, Annal. I. 3.Dion, l. 54. Suétone, in Tiberio. S. Luc, c. 2. Jofephe, An-tiq. Judaïques, l. 18. c. 1. Strabon , l. 12.
QUIRINUS, jeune enfant, qui du tems du CardinalBembe, propofa & foutint publiquement quatre mille cinq censThéfes dans la ville de Rome. Si l’on en croit ce Cardinal,il ne fe trouva pas un Philofophe, de quelque Sefle qu’il fût,qui ne fe fentît fatisfait de fes réponfes, & qui ne s’en retour-nât convaincu que Quirinus, dans un fi bas âge, ne poffédoicparfaitement la Philofophie dans toute l’étendue de fes efpéces& de fes Seftes différentes. * P. Bembe, de cultus Firginis ini-tia, Ê?c. Voyez ce qu’en dit Baillet, dans fon Traité Hifioriquedes Enfans devenus célébrés pur leurs études ou par leurs Écrits.
QU I R I T E S (Quirites) nom des Romains, étoit tiré decelui de la ville de Cures, maintenant CorreJ'e, dans le païs desSabins. Romulus ayant fait alliance avec Tatius, Roi des Sa-bins, donna le droit de bourgeoifie à ce peuple, & voulut queles Romains & les Sabins fuffent appeliez du nom commun deQuirites. Voyez QUIRINUS. * Plutarque, in Fita Romuli.
Q U I R O S (Auguftin de) Jéfuite Efpagnol, natif d’Andu-jas enfeigna très long tems la Grammaire, & depuis les LettresSaintes. Il fut élevé aux premières charges de la Province;enfuite de quoi ayant été envoyé au Mexique, il y mourut le13 décembre 1622, âgé de 56 ans. On a de lui des Commen-taires fur divers livres de l’Eeriture. * Alegambe, in Bibliotb.Script . Societ. jeju.
Q U I R O S (Théodorede) Religieux de l’Ordre de faint Do-minique, étoit né en - iS'99, à Vivéro en Galice. 11 fut envoyéD et*