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en 12 >,1 aux Philippines, d’où après s’être rendu très-utile dansles Ecoles, il fut envoyé dans l’ifle Formofe , dont il appritparfaitement la Langue, & où il travailla pendant dix ans defuite à la convqrfion des Payens. Quiros fit par tout où il al-la , les fondions de Millionnaire. Enfin il retourna à Manille,& alla enfuite demeurer à la nouvelle Ségovie, d’où il reve-noit, lorsque Dieu le rappella à lui. Il mourut le quatrièmedécembre 1662, âgé d’environ foixante trois ans. On a de luiune Grammaire, & un Vocabulaire en Langue Tagale qu’il pof-fédoit très-bien, & quelques autres Ouvrages, entre autres unCatéchifme en la même Langue, qui ont été imprimez à Ma-nille, & à Mexique. * Echard, Script. Prced.
QUIROS ( L.ouïs- Bernard de) Religieux de l’Ordre deCîtcaux en Efpagne, & Profefieur à Salamanque, a compofédivers Ouvrages , entre autres , XII livres de Commentairesfur la Régie de faint Benoît, fous le titre de Rejpublic a Mona-Jlica; des Commentaires fur les petits Prophètes, fur les Epî-tres de faint Paul, &c. De Quiros mourut l’an 1629. * Char-les de Vifch, Bibliotb. Cijlert. Nicolas Antonio , Bibliotb. Script.Hij'p.
QUISAI ou QUINSAI, qui veut dire , Cité du ciel,ancienne ville de la Chine. Voyez QUINSAI.
QUISIANSI, QUIANS 1 , & K I A N S I, provincede la Chine, l’une des plus conficférables, a pour villes, Nan-chang , Joacheu , Quanftng, Nankang , Kieukang, Kienchang,Vucheu , Linkiang , Kiegan , Xuicheu, Juencheu, Cancheu ,& Nangan. Ces villes en ont d’autres moins confidérables ,quifont de leur dépendance. * Confultez Martin Martini, AtlasSinicus.
Q U I S N A , rivière de la prefqu’ifle de l’Inde deçà leGange. Elle a fa fource, félon les Cartes deSanfon, vers laville de Bifnagar,& après avoir traverfé une partie du Royau-me de ce nom , elle entre dans celui de Golconde , & fe dé-charge dans le Golfe de Bengale à Mafulipatan. * Maty,Dut. Géogr.
QU 1 SO, QUISSA, en Latin, Ciffa, rivière de la Gé-orgie en Allé. Elle fe décharge dans la Mer Noire, à vint-cinq lieues de l’emboûchure du Fado, qui eft le Pbajis desAnciens, vers le midi. * Maty, DiB. Géogr.
QUISSERA, Roi qui régna en Perfe, avant l’année 600,fut furnommé Arabi-Aiel, c’eft à dire, Jufle. Ce fut lui, dit-on, qui fit bâtir à la campagne un palais, auquel il ne putdonner fa dernière perft ftion, à caufe de l’opiniâtreté d’uneDame qui avoit fa maifon près de là,& qui ne voulut jamaisla lui vendre. Ce bâtiment Royal , qui d’ailleurs étoit fortbeau , s’attira les éloges de deux Ambafladeurs d’un Roi voi-fin ; mais qui s’étonnoient de la complaifance du Roi pourl’obftination téméraire de cette Dame, dont la petite maifonfaifoit un très méchant effet auprès de ce palais. Quiffera,quiregardoit la chofe en Monarque équitable, leur témoigna quecette petite maifon qu'il n’avoit pas voulu détruire par auto-rité , marquoit fa modération, vertu qui ne s’accorde guéresavec une grande puiffance ; au lieu que le palais ne montroitque fa magnificence, qui eft une vertu, laquelle épuife les Su-jets, pour établir une vaine réputation. * Jean Boterus , DiB.Memorab. Ce prétendu Roi n’eft point connu d’ailleurs.
Q U I S T I L L I. Voyez QUITILLI.
Q U I S T O R P , (Jean) Théologien Allemand , de la Con-feffion d’Ausbourg, né à Roftock de parens fort pauvres en1584, pofa les fondemens de fes études dans fa patrie, à Ber-lin & à Francfort fur l’Oder. Il fit un voyage en Hollande,dans le Brabant & en Flandre, en qualité de Gouverneur dufils d’un Patricien de Lubeck. Ayant obtenu la Chaire de Pro-fefleur en Théologie à Roftock en 1614. , il vilita les Acadé-mies d’Allemagne, de Leipfic , de Wittenberg, de Iéne.deMarpourg , d’Heidelberg, de Bâle , &c. A fon retour , ilprit le dégré de Doéteur en Théologie. En 164s, il fut nom-mé Pafteur de l’églife de Ste Marie , dont il avoit été aupara-vant Archidiacre, & obtint en même tems la charge de Surin-tendant des Eglifes. L’illuflre Grotius, fi connu par fes Ouvra-ges & par fes emplois,étant tombé malade â Roftock, Quiftorpl’affifta dans les dernières heures de fa vie & rendit un témoi-gnage authentique de la manière dont Grotius étoit mort.Quiftorp mourut le deuxième mai 1648. Voici la lifte de fesEcrits: Articuli formulée concordice illujlr. ; ManuduBio ad StudiumTbéologicum ; Annotationes in omnes libros Biblicos ; Commentariusin Epîjlolas S. Pauli; plufieurs Sermons & DifTertations; uneLettre Latine adrelfée à Calovius & datée de Roftock le 28 fe-ptembre 1645, fur la mort de Grotius. Il y fait le détail de lamaladie & des derniers fentimens de ce Savant. * Witte Mé-mor. Tbéol. dec. 1. (ÿ 4. M éric Cafaubon, de UjuVerbor. DiB.Allemand de Bâle.
QUISTORP, (Jean) fils du précédent, naquit à Ro-ftock en 1624. Il étudia à Greifswalde ou Grypfwalde, à Ko-nigsberg , à Coppenhague & à Leyde, & fut Pafteur & Pro-felfeur en Théologie à Roftock, où il mourut en 1669, étantReéteur de l’Académie. Il s’eft fait un nom par fes Ouvragesdont voici les titres : Catecbefis Antipapiftica ; Repetitiones Deca-logi Antipapijl. ; Pia defideria ; Nebo , unde perlujlratur Terra San-Ba ; Une Lettre Allemande adrefjee à la Reine Cbrijline de Suède,où il n’a pas mis fon nom; Le Tbréfor dans le champ, en Al-lemand; Difputationes Tbèologicce. DiBionnaire Allemand de Bâle.
Q U I T A V A, QUITE’VM ou QUIETE'VA,Royaume avec une petite ville de même nom. Il eft fur la côteorientale des Cafres, entre celle de Zanguébar,& le Royaumede Sofala. * Maty, DiB. Géogr.
Q U 1 T I T. L I D E L A MIRANDE (Lucrèce) De-moifelle Italienne, vivoit au commencement du XVI fiécle , &apprit à peindre d’un certain Alexandre , Difciple de Bronzine.
Q. U O.
Elle fe rendit célébré par fon habileté à faire quelques hiftoi-res, qui font en grande eftime parmi les Peintres. * Vafari.Vermander.
QUITO, ville & province de l’Amérique dans le Pérou.La province prend fon commencement dès la Ligne, & a foixan-te & dix ou quatre-vints lieues de longueur vers le Sud & vint-cinq ou trente de largeur. Les limites du Parlement de Quitos’étendent le long de la côte de la Mer du Sud, du Nord auSud, favoir, de la pointe des Manglares jufqu’au Cap d’Aguia,au delà de la Ligne vers le Sud ; & dans les méditerranées de-puis Carlufama jufques aux confins du Parlement de Lima, enlargeur, de la Mer du Sud jufques aux provinces formées parles Andes. La température de cette province eft plus froideque chaude, de forte que lesHabitans ont quelquefois befoinde feu pendant l’hiver, qui dure depuis oftobre jufques en marsavec de fréquentes pluyes , mais fans neige; il ce n’eft dansles montagnes des Andes. Cette province étoit de la domi-nation des Yncas. Tupac Tupanqui fit fommer le Roi de Qui-to de fe foumettre. Ce Prince répondit fièrement, ,, Qu’il étoit„ Souverain & que par conféquent il n’étoit pas appellé à fe„ foumettre ni aux loix ni à l’Empire de qui que ce fût; Qu’il„ donnoit lui même à fes Vaflaux les ordonnances qu’il jugeoit„ à propos; & Qu’au refte il fe trou voit fort bien des Dieux de„ fes ancêtres, qui étoient de grands arbres, & des animaux /au-,, ges dont les uns lui donnoient du bois pour fe chaufer, &,, les autres de la chair pour fe nourrir. ” L’Ynca fit venir fonfils Huayna Capac, âgé de vint ans, à qui il confia cette con-quête. 11 en vint à bout dans l’efpace de quelques années &fit bâtir à Quito un Temple confacré au Soleil. Les Habi-tans de cette province font de belle taille & induftrieux. Ily a quantité d’animaux & domeftiques & fauvages. Les vil-les que les Efpagnols y poffédent font S. François de Quito,Rhiobamba, Loxa, Jaën, San Miguel de Piura, San-Jago deGuayaquil, & Puerto Veyo. La Capitale, nommée Quito ou
5. François de Quito, eft bâtie dans une vallée couverte du cô-té du Nord & du Couchant par des montagnes fort droites.Cette ville eft fort bien fortifiée & munie de tout ce qui eftnéceffaire pour la guerre. On y compte cinq cens familles E-fpagnoles outre quelques Portugais & autres Etrangers. L’E-vêque y demeure avec un beau Chapitre de Chanoines. 11 eftfuffragant de Lima. Son Diocéfe s’étend fur plus de cinquan-te mille Indiens tributaires, qui font diftribuez en quatre-vint& fept répartitions. Le Thréforier du Roi & les autres Offi-ciers royaux font leur féjour à Quito, ainfi que le Préfident &les Juges du Parlement royal. Les Indiens y tiennent leurs foi-res, & y trafiquent.par échange fans poids ni mefure. Dampierdit que les montagnes des environs de Quito abondent en or.Les pluyes en entraînent quantité de parcelles , qui fe mêlentdans les fables des rivières où les Indiens vont les chercher pourles vendre. Les principales maladies auxquelles on eft fujetdansce païs, font des fièvres, de grands maux de tête, des dou-leurs de ventre & des fluxions. * Garcilaffo de la Vega, Hift.des Tyncas, &c. tome 2. p. 285 , iÿc. Laët, Dejcription des In-des Uccid. I. 10. ch. 6 . cfc. Dampier, Voyages, &c. tome 1. cb.
6 . Th. Corneille, DiB. Géogr.
♦QUITO (Audience ou Parlement de) comprend plufieursprovinces de l’Amérique méridionale , favoir le Quito propre,les Paçamores, les Quixos & la partie méridionale du Popayan.La ville de Quito eft le fiége de l’Audience. * Maty, DiB,Géogr.
Q U I V I R A , païs de l’Amérique feptentrionale , eft fituéentre le nouveau Mexique, le mont de Suala, & la Floride;d’autres ont cru qu’il étoit au feptentrion de la Californie, versles terres inconnues, proche le détroit de Jeflo. Ce païs eftfécond en pâturages le long de la mer ; les vaches qui y fonten quantité, ont une éminence fur le dos, comme les chameaux;& les chiens y font fi grands, que les Habitans s’en ferventdans leurs voyages , comme on fait ici des chevaux. On ditqu’une troupe de Soldats Efpagnols, fous la conduite de leurCapitaine , nommé Vafquez Cornéto, voulant tenter fortune, en-treprirent de palier dans ce païs, pouffez par l’efpérance qu’onleur donneroit le butin qu’ils y trouveroient. Ils eurent beau-coup de peine à pafier à travers les fables & les déferts, où ilsfurent fort incommodez d’une grêle dont les grains étoient durscomme des pierres, & de la grofleur d’un œuf d’oye. Enfinlorsqu’ils y furent arrivez, ils allèrent vers le Roi, qui étoitappellé Tarappa, & qui étoit un Vieillard nud, avec un collierde cuivre pour tout ornement. Ainfi connoiflant qu’on les a-voit trompez, lorsqu’on leur avoit vanté les. richefies de ce païs,ils revinrent dans le Mexique. * Baudrand. Suivant les nou-velles découvertes, Quivira eft au nord des fources de Rio Co-lorado, qui coule du feptentrion au midi dans la Mtr Vermeil-le , & du Miffouri qui fe rend dans le Miffifiipi; & il a au ml *di les fources du Miflïffipi, & le Lac du Brochet, d’où coule
â l’oueft une grande rivière, qui fe décharge apparemment dans
l’entrée découverte par Martin d’Aguilar, au deffus du Cap Blancde S. Sébaftien. , .
QUIXOS ou LOS QUIXOS, peuples de l’Améri-que méridionale dans le Pérou. Ce païs fut découvert lan1577, parles Efpagnols , qui y ont quatre Colonies. _
Q U O A Q U I S , Sauvages de l’Amérique feptentrionale.Les hommes font extrêmement bafanez , le vifage P*^ c > 1yeux noirs, grands & bien fendus, les dens très blanches,nez écaché, & la taille libre & dégagée. Ils ont des coried’un double cuir à l’épreuve de la flèche. Les femmes,font pas moins bafanées que les hommes, ont le corps c0 “d’une vefte d’un tiflu très fin iufques à la cuifie. B. deux •des terres de ces Sauvages eft une très belle rivière fur,de laquelle paillent de nombreux troupeaux de Ctbotas. ^