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jnfques à fa mort, arrivée en 1587, ou félon d’autres en 1588.On a de lui une Grammaire Hébraïque, une Traduétion Lati-ne de la Paraphrafe Chaldaïque de Jonathas, le Chaldéen; furles Prophètes Ofée, Joël à Amos; la Paraphrafe d’un Auteurincertain fur Ruth & fur les Lamentations du Prophète Jérémie.
11 a ajoûté des Scholies à fa Traduétion. Il a aufli traduit quel-ques Ouvrages d’Avicenne, d’Arabe en Latin, favoir, Avicen-rue libri tertii Fen fecunda quœ eft de œgritudinibus nerporum, A-vicennte libri tertii Fen prima quœ eft de œgritudinibus capitis. * Voyezle Supplément de Paris 1736.
O UINQUAGE'SIME, feptiéme Dimanche avant Pâ-oues. Voyez C A R E S M E.
‘QUINQUATRIES, Fête que l’on célébroit à Romeen l’honneur de Minerve, étoient femblables à celles que lesAthéniens appelaient Panathénées. On leur donna ce nom,parce qu’elles duroïent l’efpace de cinq jours. Le premier jouron faifoit des facrifices & des offrandes fans effufion de fang; lefécond, le troifiéme & le quatrième on faifoit des combats deGladiateurs ; & le cinquième on faifoit une cavalcade par la vil-le. Elles commençoient le 18 mars. Les Ecoliers avoient con-gé pendant tout ce tems, & donnoient à leurs Maîtres un Ho-noraire qui s’appelloit Minerval. On répréfentoit aufli desTragédies ; & il fe faifoit un combat entre les perfonnes do-étes, Poëtes & Orateurs des Ouvrages d’efprit.où le Vainqueurétoit couronné, & recevoit un prix inftjtué par l’Empereur Do-mitien. C’eft ou Stace, Sylv. I. 4. Syh. 2. v. 65, J'uiv. fevante d’avoir glorieufemenc vaincu, & d’avoir reçu un préfentde l’Empereur.
- Romance qualis Jub cellibus Albœ ,
Cùm modo Gcrmanas acies , modo Daca Jonantem
Prœlia, Palladio tua me manus induit auro.
Voyez P AN AT HE'N E'E S.
Q U I N S A I (ville du Ciel ) ancienne ville de la Chine, dontles Auteurs ont parlé diverfement, avoit, félon Marc Paolo,centmilles de circuit, & douze mille foixante ponts de pierre. LesModernes ne font pas bien d’accord du lieu où elle fe trouve.Quelques-uns la prennent pour Peking,qu’un Auteur Efpagnolnomme la métropole du monde. Mendès Pinto, Herréra, Mal-donat & Trigaut en difent des chofes furprenantes ; entre au-tres, qu’un homme à cheval ne la peut qu’à peine traverfer enun jour; qu’elle a trente lieues de tour, dix de long & cinqde large, avec 470 portes, & des murailles où douze chevauxpeuvent courir de front. D’autres veulent que la Quinfai d’au-trefois foit la fameufe Cambalu d’aujourd’hui, &Hornius eft dece fentiment; mais le Père Martin croit que c’eft la Kangchu dece tems , dite Kingfu ou Kaingfai, & qui fut véritablement vil-le royale eij 1300. Elle eft fur le fleuve Cientang ; mais il eftbien difScïle : de rien déterminer là-deffus, puisqu’entre tant deVoyages modernes, nous n’en avons prefque point delà Chine.Ceux mêmes que nous avons fe contrarient prefque tous là-def-fus ; & le fentiment du Père Martin paroît le plus raifonnable.Magin, dans fa Çéograpbie, dit qu’il y a au milieu de cette villeun grand Lac, qui a environ trente milles de tour, & que l’onvoit aux environs de ce Lac plufieurs palais & maifons magni-fiques. Il aflùre aufli que le Grand Cham de Tartarie entre-tient une garnifon de trente mille hommes pour la garde de cet-te place. * Marc Paolo, /. 2. c. 67. Hornius, l. 4. de Qrig.Cent. Amer. c. 3, Martini, Atlas Sinkus.
Q U I N S Y. Voyez Q U I N C Y.
QUINTALA, Ifle qui eft dans l’einboûchure de la riviè-re de Zaïre en Afrique. 11 y a dans cette Ifle une idole d’ar-gent que perfonne n’ofe toucher, fi ce n’eft un Miniftre com-mis pour empêcher qu’on n’approche de ce faux Dieu & qu’onne trouve le chemin qui y conduit. Ainfi toutes les fois quece Miniftre va lui rendre quelque culte, il prend toujours uneroute détournée & nouvelle, de peur qu’un fentier trop battune fafle connoitre cet endroit qu’on eftime facré. Les Rois &les peuples font unanimement des offrandes confidérables à cet-te idole, mais perfonne n’en profite. On pend ces oblations àdes pieux autour de l’idole, qui eft dans une grande cour fer-mée d’une muraille d’ivoirè. Ceux de ces Infulaires qui font li-bres , fe font un Chef, qu’ils élifent à la pluralité des fuffrages ;mais ceux qui relèvent du Roi de Congo font gouvernez pardes Gentilshommes qu’il leur envoyé. Les uns & les autres tra-fiquent du vin de palmier & de matombe. Les armes, dont ilsfe fervent en tems de guerre, font, l’arc, les flèches’& la Za-gaye. * De la Croix, Relut. de l’Afrique, tome 3, Th. Cor-neille, Dift. Géogr.
QUINT AN A DUENNA (Antoine) Jéfuite Efpagnol,natif d’Alcantara dans l’Eftrémadure, employa tout le cours defa vie dans les exercices de piété à Séville, où il mourut en1651. Nous avons divers Traitez de fa façon, avec deux Ou-vrages de Théologie Morale; l’un touchant les fept Sacremens,& l’autre fur les Commandemens de l’Eglife , & les CenfuresCanoniques. * Alegambe, Bibliotb. Script. Soc. fefu. NicolasAntonio, Bibliotb. Hifp.
Q U I N T E - C U R C E, Q. Curtius Rufus, a écrit l’Hiftoi-re d’Alexandre, que nous avons encore aujourd’hui. On nefait pas bien en quel tems il vivoit. Quelques uns ont douté,à caufe de l’excellence de fon ftyle, s’il n’eft pas aufli ancienque Tite-Live & Vélleius Paterculus, & le même dont parleCicéron dans une de fes Epltres à Quintus fon frère. La pluscommune opinion eft qu’il a vécu du tems de Vefpafien ; cepen-dant quelques autres croyent qu’il eft allé jufqu’au fiécle deTrajan. Le Père le Tellier Jéfuite a foutenu dans fa Préface furQuinte-Curce , que cet Auteur vivoit fous l’Empereur Claude.Chacun fe fert du palfage du dixiéme livre, où il fait une di-
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grelîion fur la félicité de fon fiécle, pour l’appliquer à fon fens.Quelques uns ajoûtent que Quinte-Curce ayant vécu tiès-long-tems, rien n’empêche qu’il ne foit le même dont Suétone aparlé comme d’un Rhéteur du vivant de Tibère; & Ta'cite com-me d’un Préteur & Proconfuld’Afrique fous l’Empereur Vefpafienpuisqu’il n’y a pas plus de trente-deux ans de la dernière an-née de Tibere jufqu’à la première de Vefpafien. Ce que Plinele Jeune rapporte, l. 7. Epijl. adSuram, d’un fpeétre apparu enAfrique à un Curtius Rufus, ne peut être entendu que du mêmedont Tacite fait mention; mais il n’y a point d’apparence quece foit celui dont parle Suétone. On s’étonne de ce que Quin-tilien ne dit rien de l’Hiftoire de Quinte-Curce ; mais il ne par-le pas de tous les Iliftoriens qui ont vécu avant lui. Les deuxpremiers livres de cet Auteur, avec la fin du cinquième, lecommencement du'fixiéme, & quelques endroits du dernier,qui eft le dixiéme, ont été perdus. Chriftophle Bruno, Freinshé-mius & quelques autres, y ont fait des fupplémens. Quelquesuns ont cru que l’Hiftoire d’Alexandre, qui porte le nom deQuinte-Curce, étoit l’Ouvrage d’un Auteur moderne qui l’amis fous ce nom; mais cela n’a point de vraifemblance. Nousen avons une excellente Traduétion Françoife par Vaugelas.
* Cicéron, Epijl. ad Familiares, L 3. Epijl. 2. ad Ouintum Taci-te, Annal. I. n. Pline, Epijl. I. 7. Epijl. 27. ad Suram, Voflius,de Hijl. Lat. I. 1. c. 28. La Mothe-le-Vayer, Jugement des Hijl-Raderus , Comment. Bayle , Diiï. Crit.
* QUINTIANA ou QUINZANO, village d’Italiedansl’Etat deVenife. Il eft dans le Brefian, près delà frontiéreduCrémonois, au nord de la ville de Crémone. * Maty, Diâ. Géogr.
QUINTIANUS STOA. (Jean-FranÇois) Le vrai nomde cet Auteur né au commencement de i486 , à Quinzano, bourgdu territoire de Brefle, étoit Conti. Il prit le nom de Quintia-nus de Quinzano lieu de fa naiflance , ou parce que, comme favanité le lui faifoit dire , il prenoit foin de garantir des Pla»giaires, les Poëtes de fon tems avec qui il étoit lié, à l’exemplede ce Quintianus, qui en préfervoit le Poëte Martial, commecelui-ci le témoigne dans fes Epigrammes, l. 1. Epigr. 53. Pourle furnom de Stoa , enfanté encore par la vanité , il lui venoit,à ce qu’il prétendoit, de fon extrême facilité à faire des vers,qui l’avoit fait nommer, difoit-il, paitTiïv qou, le portique des Mu-fes. Il commença fes études fous Jean fon père, qui étoit Hom-me de Lettres , & qui avoit une Ecole à Quinzano, où il en-feigna la Langue Latine pendant plus de foixante ans. 11 lescontinua à Brefcia fous Jean Britannicus, & vint fe perfeétion-ner à Paris, où il fit imprimer quelques-unes de fes Poëfies en1514. Quoiqu’elles foient allez mauvaifes, comme il y en avoitpeu qui cultivaflent alors ce genre d’écrire, elles lui firent dela réputation , & Louïs XII lui donna même la couronne Poé-tique. Ghilini ajoûte qu’il fut fait Précepteur du Roi FrançoisI, Sï peu après Reéteur de l'Univerfité de Paris ; deux faits ab»'folument faux. De retour en Italie , on le chargea de profeffer.les Belles Lettres à Pavie, ce qu’il fit pendant plufieurs années.La guerre qui défola le païs, l’ayant obligé à le quitter, il feretira à Quinzano , où il mourut le feptiéme d’oéïobre 1557,dans fa foixante & douzième année. Sur la fin de fes jours onlui avoit offert à Padoue la conduite d’un Collège, que fon âge& fes infirmitez l’avoient obligé de refufer. Quintianus avoitbeaucoup lu ; mais fon jugement & fon goût ne répondoientnullement à fa mémoire & à fon érudition. Sa profe & fes vers:ne font guéres remarquables, que par la dureté du ftyle & l’ob-feurité des penfées. Ce qu’il fit imprimer en 1514, à Pari%,che3Badius, eft un volume in folio, qui contient une Ode fur lanaiflance de Jefus Chrift ; une Tragédie de la Paflion de Notre-Seigneur ; quelques pièces fur fa Réfurreétion ; une fur fon A-feenfion ; une Tragédie dont le fujet eft le jugement dernier ; unDifcours à la louange de la fainte Vierge : le tout en Latin. LaPréface qui eft à la tête du Panégyrique de la fainte Vierge, eftun Chef-d’œuvre d’obfcurité ; on peut la voir dans le premier to-me du Menagiana. La Tragédie fur la Paflion a été impriméeféparément à Bâle en 1547 , in oblavo, avec quelques autresPoefies Chrétiennes. La même année 1514» Quintianus Stoadonna quelques autres Poëfies Latines, favoir, à la louange dela ville de Paris ; Orpbeos libri très ; des Diftiques fur toutes lesFables des Métamorphofes d’Ovide ; des Elégies, des Monodies,& autres, à Paris, in quarto.' Les Diftiques fur Ovide ont étéimprimez avec le livre intitulé , Bartbolomœi Bolognini& Francifci Nigri Epitome Elegiaca in Ovidii Metamorphofes, à Bâle. 1544,in oBavo , dans un recueil qui a pour titre , Poëmata aliquot iry,fignia illujlrium Poëtarum recentiorum, à Bàle, en 1544, in feize.On trouve encore de Quintianus une Elégie fur la mort de Phi-lippe Béroalde, l’Epitaphe du même, une autre pièce en l'hon-neur du même ; une Lettre à Jacques Evrault ou Evralt, Evê-que d'Autun, en profe , & datée de Blois, en 1514 , &c, Cespièces font en Latin. La Lettre fert de Dédicace pour les Poë-fies fuivantes du même Recueil, favoir , une Elégie fur la mortd’Anne, Reine de France; des Epitaphes pour la même; uneMonodie en l’honneur de la même, avec quelques autres piè-ces; & une Monodie pour Marguerite , Reine d’Ecofie. Ou-tre ces Poëfies dont plufieurs, avec quelques autres qui ne fontpoint ailleurs, ont été inférées dans la fécondé partie des Deli-ciœ Poëtarum Italorum, on a encore de Quintianus Stoa un Trai-té de Syllabarum quantitate, imprimé à Venife en 1544, in ocla-vo, & plufieurs fois réimprimé depuis. C’eft un Traité de Pro-fodie, où voulant enfeigner la jufte mefure des Syllabes, il en-feigne fouvent à faire brèves les longues, & les longues brèves.On trouve à la fuite, Ars brevis Quintiani Stoce , de aliquibus me-trorum generibus. Enfin on voit plufieurs de fes Lettres parmicelles de Jean Planerius, qui a donné fon Eloge dans l’Ouvraeeintitulé, Joannis Planerii Quintiani Patrie Defcriptio , & impriméà Venife en 1584, in quarto. * Voyez l’Ouvrage de PlaneriusÇ 3 M*