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7 (1740) Lettres P - SEG
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4 Q U A.

fon Livre du Batême, qu’il compofa à cette occafion. * M.Du Pin , Bibliothèque des Auteurs Eccléfiaftiques des trois premiersJiecles.

QUARTUS, Difciple de faint Paul, dont il fait mention,Romains, ch. ifi. v. 23. Le Martyrologe met fa mort au troi-fiéme de Novembre.

QUATRE COURONNEZ ( Les) Martyrs à Romedans le quatrième fiécle, tous quatre frères, à ce que l’on pré-tend , & nommez Sévère , Sévérien , Carpophore, & Victorien,Officiers delà Préfecture de Rome, s’étant déclarez Chrétiensdans le tems de la perfécution de Dioclétien & de Maximien,furent pris & fouettez avec des fouets armez de plomb, &moururent dans ce tourment. Dans les anciens Martyrologesleur Fête eft marquée au feptiéme d’Août & au huitième deNovembre. Il y avoit dès le tems de S. Grégoire une églifeà Rome fous le titre des Quatre Couronnez; mais il n’y a riende certain fur leur Hiltoire , les Aftes de leur Martyre étantvifiblement fuppofez. * Æa apud Bollandum. Bûcher. Floren-tinius. Fronton , Calendrier Rom. Anaftafe le Bibliothécaire. DeTillemont, tome 5.

QUATRE mille neuf-cens foixante & feize Martyrs , tantEvêques que Prêtres, Diacres & autres Fidèles mis dans unegrande prifon l’an 483, par l’ordre deHunneric, Roi des Van-dales , & conduits dans le défert. Plufieurs périrent en che-min. Les autres moururent dans le lieu affreux de leur exil.Les Martyrologes font mémoire d’eux au 12 d'Oétobre. * ViétorVitenfis, de PerJ'écut. Vandal. I. 2. Baillet, Vies des Saints.

Q U A T R E-vints Martyrs à Conftantinople, étoient qua-tre vints Clercs envoyez par les Catholiques de Conftantino-ple à l’Empereur Valens, qui étoitàNicomédie, pour fe plain-dre des violences que les Ariens exerçoient contre eux. A latête de ces quatre-vints Députez étoient Urbain , Théodo-re & Ménédéine, qui s’acquittèrent de leur commiflion en pré-fentant une Requête à Valens. Cet Empereur favorable aux A-riens, donna ordre à Modefte, Préfet du Prétoire, de s’en dé-faire. Ce Préfet leur déclara que l’Empereur ies envoyoit enexil, les fit embarquer fur un vaiffeau qui n’étoit point lefté,& donna ordre aux Matelots de mettre le feu au vaiffeau,quand il feroit en mer. Cet ordre fut exécuté , les Matelotsmirent le feu au bâtiment quand il fut un peu avancé en mer,& fe fauvérent. dans une chalouppe : le vent pouffa le vaiffeautout enflammé jufqu’au havre, nommé Dacidize, fur la côte deBithynie, où il acheva de fe confumer. Les quatre-vints Dé-putez y périrent parle feu ou par l’eau, & ont été honorez dutitre de Martyrs par l’Eglife Gréque, qui fait leur Fête au 18de mai. Le Martyrologe Romain la marque au cinquième defeptembre ,& quelques autres au troifiéme de Juillet. * Socratel. 4. c. 2 6: l. 6. c. 14. & 15. Sozoméne, l. 6. c. 14. Grégoirede Nazianze, Orat. ad Arianos. Théodoret, l. 4. c. 24. Pape-broch. Baillet, Vies des Saints.

QUATRE OFFICES, appeliez par les Flamands VierAmbachten, ce qui fignifie la même chofe. C’eft la partie O-rientale de la Flandre Hollandoife. Elle eft entre lepaïs de Waes,& l’emboûchure Occidentale de l’Efcaut, & elle comprend qua-tre territoires ou Offices, qui fontBockhoute, Affenéde, Axel,& Hulft. Ses lieux principaux font le Sas-de-Gand, Hulft, A-xel, Ter-Neufe, & le Fort de Philippine. * Maty, Diction. Géogr.

Q U A T R E-T E M S, jeûnes de l’Eglife Romaine dans les qua-tre faifons de l’année, pendant trois jours d’une femaine en cha-que faifon , favoir, leMécredi, le Vendredi & le Samedi. Quel-ques uns ont attribué l’inftitution au moins de trois jeûnes paran aux Apôtres, d’autres au Pape Calixte ; mais cette opinionn’eft fondée que fur la fauffe Décrétale de Calixte. Il eft cer-tain que le jeûne des Quatre-tems étoit établi dans l’Eglife Ro-maine du tems de faint Léon, qui diftingue nettement dansfes Sermons les jeûnes qui fe pratiquoient aux Quatre-tems del’année, dans lefquels on jeûnoit le Mécredi, le Vendredi &leSamedi, favoir, celui du printems dans le Carême, celui del’été avant la Pentecôte, celui d’Automne au feptiéme mois,& celui de l’hyver au dixiéme. On ne trouve point cet ufageétabli dans l’Eglife Gréque; on lit feulement dans les Confti-tutions Apoftoliques qu’il y avoit une femaine de jeûne aprèsla Pentecôte. L’obfervation du jeûne des Quatre-tems a pafféde l’Eglife Romaine dans les autres Eglifes d’Occident; maiselle n’y a pas été toûjours tout à fait uniforme pour ce qui re-garde le tems & les jours de jeûne. Le jeûne des Quatre-temsdu printems s’obfervoit en la première femaine du mois de mars;celui de l’été, en la fécondé femaine du mois de juin ; celuide l’automne, en la troifiéme femaine du mois de feptembre;& celui de l’hiver, en la quatrième femaine du mois de Décem-bre. Mais le Pape Grégoire VII, vers la fin du onzième fié-cle , ordonna que le jeûne de mars feroit obfervé en la premiè-re femaine du Carême; celui de juin dans l’oftave delà Pente-côte; ceux de feptembre & de décembre demeurant aux joursqu’ils fe faifoient auparavant. Il femble que dans le feptiémefiécle, auquel vivoit faint Ifidore, l’Eglife d’Efpagne ne con-noiffoit que deux des Quatre-tems , celui d’après la Pentecôte,& celui du mois de feptembre. Le Concile de Mayence, queCharlemagne fit affembler en 813 , parle des Quatre-tems com-me d’un établiffement nouveau qui fe faifoit en France, à l’i-mitation de l’Eglife de Rome. Les jeûnes des Quatre-tems n’ontpas été inftituez feulement pour confacrer à Dieu les quatre par-ties de l’année , par la mortification & la pénitence, comme ditfaint Léon, & pour obtenir la bénédiction de Dieu dans cesquatre faifons; mais auffi pour implorer la grâce du faint Efpritdans les ordinations des Prêtres & des Diacres, qui fe faifoientle Samedi de ces Quatre-tems, comme on le voit dans l’Epîtreneuvième duPapeGélafe, verslafin ducinquiéme fiécle. * Le Pè-re Thomalfin, Traité Hifiorique Dogmatique des Jeûnes de l’Eglife.

Q U A.

QUATRE V I L L E S F O R E T I E'R E S. Les qua-tre villes aufquelles on donne ce nom , parce qu’elles font dansla Forêt-Noire, font Rheinfeld, Seckingue , Lauffembourg &Waldfchut. On les trouve le long du Rhin , entre Bâle &Zurzach. Ces villes avec leur territoire, que l’on enferme dansle Brifgaw, font de l’ancien Domaine de la Maifon d’Autriche.LesSuiffes, pour éloigner les armées de leurs frontières, ontobligé l’Empereur & le Roi de France de confentir à la neutra-lité de ces quatre places pendant les guerres précédentes. * Ma-ty , DiStion. Géogr. Voyez FORE T- NOIRE.

* QUATREMAIRES (Dom Robert) né en 1611 àCourferaux au diocéfe de Sées en Normandie, fit profeffiondans la Congrégation de S. Maur le feptiéme avril 1630. Il eftentré dans la conteftation, qui partageoit alors plufieurs Ecri-vains , fur l’Auteur du livre de l’Imitation de Jesus-Christ. LePère Fronteau l’attribuoit à Thomas a Kempis, & le Père Qua-tremaires à Gerfen ou Geffen , Abbé de Verceil, de l’Ordre deS. Benoît. Ce dernier foutint fon fentiment contre le premierqui fit une Réponfe , à laquelle lePéreQuatremairesfitune Ré-pliqué. Gabriel Naudé piqué au vif de ce qu’on difoit contrelui dans ces Ouvrages, obtint par une requête du 17 août 1650,lapermiffion d’en faire faifîr les Exemplaires. Cela fut la four-ce d’un long procès dont le Père Quatremaires ne vit pas la fin,étant mort le feptiéme juillet 1671, dans fa foixantiéme année.Outre les Ecrits dont on vient de parler, on a encore de luiPrivilegium Sangermanenfe propugmtum contra Joannis Launoii Inqui-Jitionem. M. du Ilamel, Chancelier de l’églife de Bayeux l’ayantréfuté, il répliqua par l’Ouvrage intitulé , Joannis Launoii Do-tions Parifienfis Joannis Baptijlæ du Hamel, Ecclefiæ Bajocen-fis Cancellarii Paradoxa. 11 eft encore Auteur de plufieurs Differ-tations, d’une Profe quarrée fur la mort de la Reine Anne d’Au-triche, d’une Requête préfentée au Clergé pour la Fête de S.Michel, d’un Eloge funèbre en Profe quarrée , du célébré Jé-rôme Bignon, Avocat Général. Le Père Dom le Cerf dans faBibliothèque Hijlorique £? Critique des Auteurs de la Congrégationde S. Maur, dit qu’on lui attribue un Ouvrage qui a pour titre,Veterum Auüorum qui nono fceculo de Gratia (J Prœdejlinatione J'cri-pferunt Opéra & Fragmenta, & qui a paru en 1650 fous le nomde Gilbert Mauguin , Préfident en la Cour des Monnoyes.* Voyez le Supplément de Paris 173 6.

QUA T T ROMANI, ( Sertorio ) naquit à Cofence , vil-le du Royaume de Naples, vers l’an 1541, d’une famille trèsilluftre. On fait peu de chofe de fa jeuneffe & de fon éduca-tion , on peut feulement conjecturer qu’il fut lui-même fon Maî-tre dans l’étude des Belles Lettres. Etant à Rome en 1561, ileut occafion d’yconnoîtreles bons Auteurs & d’y converfer avecplufieurs Savans, dont il cultiva depuis avec foin l’amitié, &entre autres avec Hannibal Caro, Jérôme & Fabio Colonna,François Patricio, François Beucio , Jérôme Wecchietti, Tor*quato Bembo, & Paul Manuce. Ce dernier lui procura une en-trée dans la bibliothèque du Vatican, où il lut avec beaucoupd’application les Poètes Grecs, & même les anciens Proven-çaux, Siciliens & Tofcans, dont il faifoit beaucoup de cas, àce qu’il paroit par fes lettres, quoiqu’ils foient à préfent peuconnus & peu eftimez. Sa vie a été fort ambulante & s’eft paf-fée prefque toute en voyages, à Rome, à Naples & ailleurs.En 1588, il entra au férvice de Ferrante Carafa , Duc de No-céra, dont il loue beaucoup les belles qualitez, & qui aimoit,à ce qu’il affûre, les Sciences par goût & par inclination ,& nefaifoit point comme tant d’autres, qui prennent chez eux desSavans feulement pour la pompe, de la même manière qu’ils ymettent des ftatues & des peintures. Il lui dédia l’année fui-vante un abbrégé qu’il publia de la Pbilofopbie de Bernardin Te-lefio. Quoiqu’il allât de tems en tems revoir fa patrie, il de-meura toûjours au fervice du Duc jufques à fa mort, qui arri-va à la fin de l’année 1593. Cette mort le mit fort à l’étroit;car il avoit fort peu de bien , & il n’en avoit guère amaffé au-près de lui. L’affeétion & l’eftime qu’il lui témoignoit, & lescareffes qu’il en recevoir pendant fa vie, l’empêchoient alors defe plaindre de fon peu de libéralité à fon égard; mais tout ce-la ne lui étoit pas d’un grand fecours après fa mort. Obligéde chercher de quoi fubfifter, il accepta avec plaifir les of-fres du Prince deStigliano, Seigneur de Sabionetta, qui étoitauffi de la Maifon des Carafa, & qui étant un Homme de Lettres,faifoit beaucoup de cas de lui. Ainfi après avoir fait un tourdans fa patrie, il entra à fon fervice. 11 y étoit en 1597 , niaisil n’y demeura pas long-tems, peut-être parce que la bien-veil-lance que ce Prince lui avoit témoignée ne fut pas de durée,& que la jaloufie & les rapports des Courtifans altérèrent lesbonnes difpofitions où il étoit à fon égard. 11 paffa l’année1598, en partie à Cofence , & en partie à Naples. Le Princedélia Scalea de la Maifon de Spinelli, lui témoigna beaucoup debonne volonté, mais il le perdit en 1600, & cette perte luicaufa beaucoup de chagrin. Il demeura le refte de fes jours dansfa patrie, ou du moins dans la Calabre, content du peu de bienqu’il avoit & fans en défirer davantage. On n’a fur le tems defa mort que des conjectures fort incertaines. Charles Tramon-tano dans fon Epitre dédicatoire des Ouvrages d’Horace Maxta, im-primez en 1616, parle de lui comme d’un homme mort de P“. 1 îquelques années. Matthieu Egizio, Napolitain, qui a publieun recueil de quelques-uns de fes Ouvrages avec fa Vie a latête, conjeéture, fur quelques paroles de Scipion Ponce, quieft mort feptuagénaire après l’an 1610 , & vraifemblablementCofence ; mais comme perfonne n’eft nommé dans le pallagequ’il cite de Ponce, on ne peut en rien conclurre de f erta !fur cet article. Ignace Téléfe , Gentilhomme Cofentin, 1

dans une lettre à Jofeph Marie Sambiafi, que plufieurs conj -dures le portent à croire que Quattromani eft mort vers1606. Ce qu’il y a de fûr, c’eft que la dernière lettre qu on ai