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7 (1740) Lettres P - SEG
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Q_ U A.

intérêts de la Couronne, que l’Empereur de la Chine les re-connoit aujourd’hui pour les plus fidèles de tous fes Sujets.11 y établit un Gouverneur qui a la meme puiflance qu unViceroi en Europe. Les Gouverneurs deQuam-tum ont rangavant ceux de toutes les autres Provinces: auffi les choifit-onordinairement entre les plus puiffans, les plus illuftres & lesplus fidèles de l’Empire, à caufe que cette Province eft affu-lettie aux allarmes continuelles des Pirates, & que fa pertepourroit ébranler l'Empire entier de la Chine. * AmbeJJade dela Compagnie Orientale des Provinces-Unies vers l’Empereur de laChine, cb. i8- Mandeslo, Voyage des Indes, l. 2. Th. Corneil-le DiB. Géogr. Voyez CANTON.

QUANGNAN & QUANGSI, villes de la provincedejunnam. Elles font toutes deux au Roi de Tunquin. * LePère Martini, Atlas Sinicus.

OUANGTE, ville de la Chine. Elle eft affez grande &alfez bien peuplée, fituée dans la province de Nanking, envi-ron à vint-fept lieues de la ville de ce nom vers le midi. *Ma-ty, Diction. Géogr.

Q U A N G T U N G ou CANTON, grande Province dela Chine. Voyez CANTON.

QUANPING, ville de la Chine dans la partie méridio-nale de la province de Peking. Elle y tient le fixiéme rang,& a huit autres villes dans fon territoire. * Maty, DiBion. Géogr.

Q U A N S I, en Latin Qitanfia, province de la Chine entreQuantung, Junnam , Queicheu & la Cochinchine. Cette pro-vince eft' la dernière de ce grand Etat, & la dernière qui aitété prife par les Tartares. Elle a pour ville capitale Queilin,aux pié des montagnes & fur le fleuve Quei. Ses autres vil-les font Lieucheu , Kingyven , Pinglo, Gucheu , Cincheu,Tieucheu, Nanning, Taiping, Suming & Chingan. Les qua-tre dernières font au Roi de Tunquin; & les autres ont dansleur territoire 78 autres villes moins confidérables. Les regî-tres de la Chine portent qu’il y a dans la Province de Quanticent quatre-vints-fix mille fept cent dix-neuf familles, & plusde quinze cent mille hommes, & qu’elle contribue quatre centtrente & un mille trois cens cinquante-neufs facs de ris. * Am-bajfade des Hollandais à la Chine, cb. 52. Th. Corneille DiB. Geogr.Le Père Martini, Atlas Sinicus.

Q U A N S I N G, ville de la Chine. Elle eft entre des mon-tagnes fort hautes, à la fource de la rivière de Xangiao dans laprovince de Kiangfi, dont elle eft la troifiéme. On y fait lemeilleur papier de la Chine, & elle a fept autres villes dans fonterritoire. * Maty, DiBion. Géogr.

Q U A N T O, grand païs dans la partie Orientale du Japon,qui contient neuf Royaumes. L’Empereur Jaye-Sama le con-quit en 1589, & le donna à Geïaz, Roi de Micara , un desneuf de Quanto. Ce Prince étant depuis parvenu à l’Empire,Jédo la plus confldérable ville du Quanto, eft devenue la capi-tale du Japon.

QUANTUNG, ville. Voyez CANTON.

QUANTUNG, rivière de la grande Tartarie. Elle cou-le du couchant au levant dans le Royaume de Niuche, au nordde la grande muraille de la Chine , & fe décharge dans l’O-céan Oriental, aux confins de Plupi. M. Witfen donne enco-re à cette rivière le nom de Schingal, & il y met la ville deSchingal vers fa fource, qu’il place au nord du défert de Xamo.Au refte, quelques Géographes, prennent cette rivière pourcelle que les Anciens appelloient Bantifus ou BautiJJus ; maiscela n’eft pas fort certain. * Maty, DiBion. Géogr.

QUAQUIERS. Cherchez QUAKERS.

QUARANTAINE ou Montagne de la Quarantaine;Voyez J E'R I C O.

QUARANTE Martyrs de Cappadoce dans la perfécutionde L.icinius. Agricola Gouverneur de la Cappadoce , ayantcommencé la perfécution dans cette province l’an 319, & faitmourir faint Blaife, Evêque de Sébafte, quarante Soldats dela garnifon de cette ville de la Légion Mélitine, vinrent fepréfenter à ce Gouverneur , fe déclarant Chrétiens. Nayantpu leur faire changer de fentiment, il les fit expofer toutnudsà l’air pendant une nuit très-froide. L’un d’entre eux manquade courage, & ayant été mis dans de l’eau chaude, il mourutfur le champ: mais un des Gardes qui avoit vu des Anges quidiftribuoient des couronnes aux Martyrs, prit la place de ce-lui qui avoit fuccombé. Le matin , comme ils refpiroient en-core , on les mit dans un chariot, & on les jetta dans un grandfeu. 11 y en eut un que les bourreaux lailférent fur la placecomme le plus jeune; mais fa mère le mit elle-même fur le cha-riot pour tenir compagnie aux autres. Les Fidèles eurent foinde recueillir leurs cendres, & leur mémoire & leur culte a étécélébré dans PEgiife Gréque: il ne s’eft établi dans l’Eglife La-tine que depuis le huitième fiécle. On fait leur Fête le neuviè-me de Mars dans toutes les Eglifes, à l’exception de celle deRome, où elle a été remife au lendemain. * S. Baffle , Ho-milie , 20. S. Grégoire de Nyfie, Orat. de 40. Martyribus. S. E-phrem. S. Gaudence, Homilie 17. Iîaillet, Vies des Saints, aumois de mars. Adon & Raban rapportent les noms de ces qua-rante Martyrs ; mais il y a de l’apparence qu’ils font inven-tez.

QUARANTE Martyrs ou environ , Solitaires du MontSina, maflacrez par les Sarafins. On en fait la Fête au 14 dejanvier ; mais il en faut diftinguer trois compagnies, favoirtrente-huit ou quarante maflacrez du tems de Théodofe l 'ancien,& de Pierre, II. du nom, Evêque d’Alexandrie, vers l’an 380;les féconds fous Théodofe le Jeune, & les troifiémes martyrifezen même tems que les premiers fur le Mont-de-Raithe. * NiliMonachi Narrationes , éditione Pétri Rojfmi e Soc. Jefu , 1639.Ammonius Monachus, donné par le Père Combefîs. Bulteau,Hift, Monajl. d'Orient. Baillet, Vies des Saints 14 janvier.

Q U A. 3

* QUARANTOLA, petite ville d’Itâlie dans le Duchéde la Mirandole, vers les confins du Duché de Mantoue.

Q U A R E N C H Y. Voyez C A R E N C Y.

* QUARRE'E, ville du Duché de Bourgogne, dans lereflort du Bailliage Royal d’Avalon, dans ce qu’on appelle lepaïs de Morvende. Il n’eft remarquable que par rapport auxtombeaux vuides, tous d’une même figure, de pierre, de cinqà fix piez de longueur chacun. Voyez la-deiïus la Differtationde M. Boquillot, Chanoine d’Avalon, & celle de M.leEœuf,imprimées fur ce fujet. * Voyez le Supplément de Paris 173 6.

QUART A HOSTILIA. Voyez HOSTILI E.

Q U A R T E N, bourg avec Bailliage, li eft dans la Suif-fe près du Lac de Wallenfiat, à deux lieues de Glaris vers le Le-vant. Le Bailliage de Quarten n’eft pas fort grand , & il ap-partient en commun aux Cantons de Claris & de Suits. * Ma-ty , DiBion. Géogr.

QUARTIER. Voyez CARTIER.

QUARTIERS différens, quartiers de l’ancienne Rome.Voyez R E'G ION.

Q U A R T O D E'C I M A N S , Qiiartodecimani. On donnace nom depuis le Concile de Nicée à ceux qui s’obftinoientcontre la défenfe du Concile, à célébrer la Fête de Pâques lequatorzième jour de la lune , en quelque jour de la femainequ’il arrivât, à l’imitation des Juifs. Cette difpute touchant lejour de la célébration de Pâques, s’étoit élevée fous le ponti-ficat de Viétor, vers l’an 188 de Jefus-Chrift, entre les Evêquesd’Afie & ce Pape. Les Evêques d’Afie, fuivant leur anciennecoutume, célébroient toûjours cette l’ête le quatorzième de la lu-ne de mars, en quelque jour de la femaine qu’il arrivât; lesRomains au contraire ne la célébroient que le Dimanche. Dèsle tems de faint Polycarpe, cette différence de pratique fe trou-voit entre ces Kglifes ; & ce Saint étant venu à Rome fous lepontificat d’Anicet, conféra avec lui fur ce fujet; mais n’ayantpu fe perfuader l’un & l’autre de changer de coutume, ils necrurent pas devoir rompre la paix des Eglifes fur une queftionpurement d’ufage. Le Pape Viétor n’en ufa pas de même, &voulut obliger les Evêques d’Afie de fuivre la pratique de l’E-glife de Rome. Les Asiatiques ne s’étant pas rendus à fa pro-pofition , & Polycrate , Evêque d’Ephéfe, avec les'autres Evê-ques d’Afie, lui ayant écrit une grande lettre pour foutenir leurufage, Viétor envoya des lettres dans toutes les Eglifes, parlelquelles il les déclaroit excommuniées. Les autres Eglifes,tant celles qui étoient dans la pratique des Eglifes d’Afie, quecelles qui fuivoient l’ufage de l’Eglife de Rome , n’approuvé-rentpas la rigueur dont Viétor ufoit, & malgré les lettres duPape, les Eglifes d’Afie demeurèrent dans la communion de l’E-glife Univerfelle. La différence de pratique fublifta jufqu’auConcile de Nicée, avec ce changementnéanmoins , que la plu-part des Eglifes d’Afie étoient revenues alors à la pratique del’Eglife Romaine, au lieu que les Eglifes d’Orient & de Palefti-ne , qui du tems du Pape Viétor étoient dans cette pratique,célébroient alors la Pâque le quatorzième jour de la lune, fansattendre le Dimanche. Le Concile de Nicée fit un réglementgénéral, par lequel il obligea toutes les Eglifes de célébrer laPâque le jour du Dimanche d’après le 14 delà lune, & l’Em-pereur Conftantin publia ce Décret par tout l’Empire Romain.Nonobftant cette décifion , il y eut quelques Eglifes & quelquesEvêques qui s’obftinérent à conferver leur ufage de célébrerla Paque le quatorzième jour de la lune. Ceux-ci furent regar-dez comme rebelles & fehifmatiques , & font ceux que l’on ap-pella TeJJaradecatites ou Quatodécimans. On a depuis dreffé desCycles, pour régler dans chaque année le jour de la célébrationde la Fête de Pâques. Les régies pour connoître le jour pré-cis de la Fête de Pâques, font 1. Que cette Fête ne fe célébre-roit qu’après l’équinoxe du printems; 2. Que l’équinoxe duprintems feroit fixé au 21 de mars; 3. Qu’on choifiroit toûjoursle Dimanche qui fuivroit immédiatement le 14 de la lune; 4.Que fi le 14de la lune tomboit fur un Dimanche, on différeroitau Dimanche fuivant, pour ne pas célébrer la Pâque le mêmejour que les Juifs. Ainfi la pleine lune qui régie la Fête dePâques, eft celle qui tombe fur le 21 de mars, ou fur quel-qu’un des jours fuivans; de forte que la nouvelle lune précé-dente eft la nouvelle lune pafchale. Par exemple, fi le 14 dela lune eft le 21 de mars, la nouvelle lune pafchale eft le hui-tième jour de mars, & le mois que cette lune compofe, eft lemois pafchal. Suivant cette ordonnance, le Dimanche de Pâ-ques arrive inclufivement entre le 21 de mars& le 25. d’Avril ; carfi le 22 de mars eft le 14 de la lune, Pâques peut être le 22; maisfi le 21 mars eft le 15 de la lune , le mois pafchal ne com-mencera qu’au cinquième d’Avril, & ainfi le 14 de la lune fe-ra le 18 d’Avril, lequel arrivant quelquefois un Dimanche, laFête de Pâques alors fera remife au 25 d’Avril, qui eft le jourde faint Marc; d'où eft venu le proverbe, lorsque Pâques arri-ve le 25 Avril, Georgius mortuum , Marcus refurgentem , Joannespercompita vidit triumpbantem: George l’a vu mort; Marc, reflùf-cité; & Jean, triomphant par les rues: c’eft à dire, que leVendredi faint a été le jour de faint George, Pâques le jourde faint Marc, & la Fête-Dieu le jour de faint Jean-Batifte.Pour connoître la nouvelle lune dans chaque mois, on inven-ta le Nombre d’or que l’on marquoit dans les Calendriers, visà vis du premier jour de^thaque mois lunaire; mais au lieu duNombre d’or, on s’eft fervi depuis du nombre de l’Epaéte,que Lilio Giraldi Italien a inventé, & que P. Clavius a mis enpratique. *Eufébe, Hijl. Eccl. I. 5. Béda , de Ratiane Tempor.Tertullien, de PreeJ'cript. S. Epiphane, HtereJ. 50. S. Auguftin,Hœref. 17. Baronius , Annal. 173- .. ,

♦QUARTINEdela Sefte des Caïnites, vint en Afri-que du tems de Tertullien, & pervertit plufieurs perfonnes enparlant contre le Batême, comme Tertullien le remarque dansA 2 foi